Réactions-Casar: "Il fallait y aller"

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Réactions-Casar: "Il fallait y aller"
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Comme son coéquipier Jérémy Roy la veille, Sandy Casar n'était pas loin de la victoire d'étape ce samedi. Le leader de la FDJ, seul en tête dans l'ultime ascension du Plateau de Beille, a été repris à 5 kilomètres de l'arrivée par le groupe des favoris du Tour de France. Le Français avouait après coup y avoir cru un instant. Son compatriote Sylvain Chavanel, lui aussi de la grande échappée du jour, voit lui Thomas Voeckler capable de monter sur le podium à Paris.

Comme son coéquipier Jérémy Roy la veille, Sandy Casar n'était pas loin de la victoire d'étape ce samedi. Le leader de la FDJ, seul en tête dans l'ultime ascension du Plateau de Beille, a été repris à 5 kilomètres de l'arrivée par le groupe des favoris du Tour de France. Le Français avouait après coup y avoir cru un instant. Son compatriote Sylvain Chavanel, lui aussi de la grande échappée du jour, voit lui Thomas Voeckler capable de monter sur le podium à Paris. Sandy Casar (FDJ, membre de l'échappée du jour et élu super combatif) "J'y ai cru quand même un petit peu parce que j'avais de bonnes jambes. Au pied du Plateau de Beille, quand j'ai vu que tout le monde se regardait dans le groupe d'échappés, je me suis dit qu'il fallait y aller. J'ai essayé de prendre un peu d'avance mais je n'en avais pas assez. A 5 kilomètres de la fin, quand j'ai vu toutes les motos me passer, j'ai compris que c'était cuit. Je suis déçu car on n'a toujours pas cette victoire d'étape. Ça fait plusieurs jours que l'équipe tourne autour. On nous voit beaucoup à l'avant, c'est vrai qu'il y a une certaine euphorie dans l'équipe. Mais pour le moment on n'a pas encore réussi à aller au bout." Jelle Vanendert (Omega Pharma-Lotto, vainqueur de l'étape et nouveau porteur du maillot à pois) "Pour moi c'est un rêve qui devient réalité. Dans le dernier kilomètre je ne pensais à rien, si ce n'est que j'allais gagner une étape dans le Tour de France. Je suis libre de mes mouvements dans la montagne du fait de l'abandon de notre leader Van den Broeck. Et comme je ne suis pas une menace pour les favoris au classement général j'ai pu bénéficier d'un bon de sortie. Je n'ai pas fait une attaque extraordinaire mais eux se sont regardés. Maintenant on verra dans les Alpes si je suis capable de conserver ce maillot à pois. Il faudra lutter tours les jours avec Samuel Sanchez. Mais ça va être très difficile." Frank Schleck (Leopard-Trek, 8e de l'étape) "C'est dommage. J'étais un peu juste dans les deux derniers kilomètres. Je pouvais seulement garder la roue mais pas attaquer. Ça me rappelle 2009, où seuls Andy et moi faisions la course alors que les autres se regardaient. Seul Basso a tenté d'attaquer. Nous ne sommes pas encore au bout du Tour, et il y aura d'autres occasions de creuser l'écart avec Contador." Chavanel: "Thomas a des chances de monter sur le podium à Paris" Sylvain Chavanel (Quick Step, membre de l'échappée du jour) "Je suis de mieux en mieux. Ça fait plaisir de passer une journée devant sur l'une des étapes les plus difficiles. Il n'y a pas de résultat mais le but c'est de retrouver le moral sur ce Tour de France. Il m'a manqué de la force aujourd'hui. Dans l'échappée j'ai géré les montées comme j'ai pu. Je n'étais pas l'un des meilleurs grimpeurs du groupe. Quand je décide d'attaquer au pied du Plateau de Beille c'est parce que c'était un peu le bordel. Ça me cassait un peu les pieds de voir qu'il n'y avait pas d'entente. C'est comme ça. (Au sujet de Thomas Voeckler). Je pensais au départ qu'il avait de grandes chances de conserver ce maillot ici. Je crois même qu'il a des chances de monter sur le podium à Paris. Il est très fort. J'espère qu'il ira très loin." Christophe Riblon (AG2R-La Mondiale, membre de l'échappée du jour) "C'était sans doute l'étape la plus difficile de ce Tour de France. J'ai réussi à me hisser dans ce groupe à l'avant. C'était important pour l'équipe. C'est dommage que l'on ne soit pas arrivé avec un peu plus d'avance au pied. De toute façon je pense que Sandy (Casar) était plus fort que moi mais il y avait une petite place à aller chercher. La semaine dernière je me suis fait rattraper à 400 mètres de la ligne. Là c'était un peu plus loin mais bon. On va recommencer. Je retiens que la condition elle est bonne. Je sais qu'il y a encore de belles choses à faire. Les Pyrénées sont finies mais je vais tout faire pour aller chercher une victoire d'étape dans les Alpes." Rigoberto Uran (Sky, 5e de l'étape et nouveau porteur du maillot blanc) "La première semaine a été très difficile pour notre équipe, avec beaucoup d'abandons (dont celui de Bradley Wiggins, ndlr) et de coéquipiers qui n'étaient plus présents, donc l'essentiel pour moi, c'est de conserver ce maillot blanc jusqu'à Paris. Il y avait pas mal de rythme sur les premiers cols, du coup la cadence ne m'a pas semblé très rapide sur le Plateau de Beille. Beaucoup de coureurs paraissaient fatigués."