Razzano endeuillée

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Razzano endeuillée
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A une semaine de Roland-Garros, Virginie Razzano a eu la douleur de perdre son compagnon et ancien entraîneur, Stéphane Vidal, décédé lundi suite à une tumeur au cerveau. La Française a exprimé le souhait de se livrer dans les colonnes de L'Equipe, où elle livre un témoignage touchant, et annonce qu'elle participera bel et bien à Roland-Garros.

A une semaine de Roland-Garros, Virginie Razzano a eu la douleur de perdre son compagnon et ancien entraîneur, Stéphane Vidal, décédé lundi suite à une tumeur au cerveau. La Française a exprimé le souhait de se livrer dans les colonnes de L'Equipe, où elle livre un témoignage touchant, et annonce qu'elle participera bel et bien à Roland-Garros. "Stéphane est à la maison, dans la maison de ses parents ; il est parti à midi aujourd'hui (lundi). J'étais près de lui. Jusqu'au bout. Je l'ai accompagné dans ses derniers instants. Il aurait fait pareil pour moi." C'est par ces mots que Virginie Razzano démarre sa tribune, ouverte dans le quotidien L'Equipe de mardi. Quelques minutes auparavant, la Nîmoise a perdu son compagnon et ancien entraîneur, Stéphane Vidal, parti des suites d'une tumeur au cerveau, qui le rongeait depuis neuf ans déjà. Alors que sa maladie avait récemment dégénéré, l'homme avait toutefois décidé de cacher son état à sa compagne, pour la laisser participer à la tournée américaine, en avril. "On ne m'a pas dit la vérité sur la gravité de son cas à ce moment-là. Parce que Stéphane voulait me le cacher, il voulait que je joue bien à Miami", souffle Razzano. Il savait que sa tumeur avait pris trop d'ampleur. Il savait qu'il allait mourir d'ici peu. Savoir que je jouais, c'était une énergie. Le fait que je gagne, ça lui redonnait des forces. J'ai failli ne pas pouvoir lui dire au revoir." Elle sera à Roland-Garros Après Miami, la Française revient finalement en France à temps. "J'arrive de Miami, à l'aéroport de Montpellier, c'est sa mère et sa soeur qui sont venues m'accueillir. On va boire un café et elles me disent la vérité ; j'ai pris une gifle énorme", raconte la tenniswoman, que son compagnon a tout de même forcé à aller à Lerida, pour la Fed Cup, avec les Bleues. "J'ai fait la semaine avec les moyens du bord. Je me suis débrouillée comme une chef", lâche la native de Dijon. Ensuite, le temps des adieux est venu. "Il m'entendait, mais ne pouvait plus répondre. Moi je lui parlais. Jusqu'au bout, je lui racontais qu'il a été merveilleux pour moi. Qu'il m'a appris beaucoup de choses, qu'il m'a rendue plus forte." Un peu avant cela, Stéphane Vidal a eu le temps de lui dire qu'il voulait la voir jouer Roland-Garros. La semaine prochaine, Virginie Razzano sera donc Porte d'Auteuil, pour "que je continue ma vie, que je joue aussi pour lui, et que je continue à être forte et à me battre, comme je l'ai toujours fait, et comme il l'a toujours fait. Sa force j'en ai hérité."