Rami: "Une force collective"

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Rami: "Une force collective"
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Devant les journalistes, Adil Rami affiche un large sourire. Le défenseur lillois, une nouvelle fois appelé en équipe de France par Laurent Blanc, se sent bien. Au côté de Mexès, il devrait composer la charnière centrale tricolore contre la Roumanie au Stade de France samedi. Rami espère "bonifier le résultat ramené de Bosnie" et se "méfie" de cette équipe roumaine.

Devant les journalistes, Adil Rami affiche un large sourire. Le défenseur lillois, une nouvelle fois appelé en équipe de France par Laurent Blanc, se sent bien. Au côté de Mexès, il devrait composer la charnière centrale tricolore contre la Roumanie au Stade de France samedi. Rami espère "bonifier le résultat ramené de Bosnie" et se "méfie" de cette équipe roumaine. Comment vous sentez-vous physiquement avant le match de samedi ? Déjà, on se sent tous concernés, on travaille pour être à 100% samedi. De mon côté, j'ai eu la chance d'être remplaçant contre Genk en Ligue Europa la semaine dernière. J'ai pu décompresser, mais toujours dans l'optique de bien travailler avec Lille et avec l'équipe de France. Avec votre nouveau statut de titulaire en équipe de France, est-ce que le regard des autres joueurs a changé ? Est-ce que les attaquants veulent me passer ? Non, je ne fais pas trop attention à cela. Le gros match que vous avez fait en Bosnie vous a-t-il rassuré ? Oui, on s'est servi de ce match pour accumuler de la confiance. Aujourd'hui, on est là tous ensemble, avec un objectif en commun. Notre but, c'est de travailler, de montrer nos compétences, d'engranger de la confiance. Et c'est en obtenant des bons résultats que la confiance s'installe. Comment avez-vous retrouvé Mexès ? Comment va-t-il ? Franchement, ça va. On a un peu parlé ensemble en début de semaine. De toute façon, quand on vient ici, on met de côté nos soucis personnels. Philippe a l'air d'être bien. En plus, il a marqué avant de venir, donc ça va. Vous mettez l'ambiance dans le groupe parait-il ? J'ai toujours été comme cela. Que ce soit en équipe de France ou à Lille, j'ai ce caractère là, pour mettre de l'ambiance quand on est entre nous. C'est dans ma nature. Je ne me force pas de côté-là. Et si je peux apporter un petit plus à l'équipe, c'est bien. "Ne pas répéter les mêmes erreurs" Sagna n'est pas là. Avez-vous des repères avec Reveillère ? Je ne connais pas beaucoup Anthony. On n'a jamais joué ensemble. Du coup, cette semaine à l'entraînement, on a beaucoup discuté et travaillé ensemble. Ça a l'air de bien fonctionner et on verra ça sur le terrain samedi. On est tous dans le même état d'esprit, on tire tous dans le même sens. Aujourd'hui, je sens qu'une force collective se dégage. Comment la sentez-vous ? C'est par le travail fourni au quotidien. On a tous envie de bosser, d'être sérieux. On a ces deux matches en tête et on a envie de bonifier ce résultat ramené de Bosnie. Le match contre la Biélorussie, il va aussi falloir s'en servir. Parce qu'on a dominé pendant 90 minutes et on prend un but sur une demi-occasion. Il ne faudra pas répéter les mêmes erreurs. Selon vous, existe-t-il un syndrome Stade de France ? Le contexte est différent à chaque match. On reste humain quand même. C'est un beau stade, t'es chez toi, tu repenses à tes rêves d'enfant. Mais une fois sur le terrain, tu oublies tout. Tu te donnes à fond sur chaque duel et c'est comme ça que ça marche. Tout le monde nous donnait perdant en Bosnie. Pourtant, on a gagné. Et c'est toujours mieux de revenir au Stade de France avec une victoire. Une chose est sûre, c'est qu'on est tous conscient que cela va être difficile. Le gros travail abattu par les milieux défensifs vous aide derrière, non ? Quand on a un milieu défensif qui vient nous aider, c'est bien. Alou (Diarra), c'est un peu le libéro au milieu de terrain. Il nous rassure. Qu'on joue avec trois milieux défensifs ou avec des joueurs plus portés vers l'avant, cela ne change rien. Le coach ne fera pas de cadeau de toute façon. Tout le monde défendra. Vers qui vous tournez-vous dans le groupe pour emmagasiner de l'expérience ? Philippe (Mexès), forcément. Il joue à mon poste. Après le coach évidemment. Je lui pose beaucoup de questions parce que j'ai envie de grandir. Mais j'essaie d'écouter tout le monde. Je parle beaucoup avec Alou et Abou (Diaby). C'est un avantage aussi d'avoir un sélectionneur qui a été défenseur central. Il est proche de nous, il fait attention à nos choix tactiques et techniques, il nous parle. C'est une chance. "Se méfier de la Roumanie et s'arracher pendant 90 minutes" Trois matches, trois fois titulaire en Bleu. Etes-vous installé ? Non, je ne me sens pas installé. Je n'ai joué que trois matches, j'ai encore tout à prouver. J'ai encore beaucoup de travail devant moi. Je travaille pour me sentir installé, mais je ne le suis pas encore. Que pensez-vous de la Roumanie ? D'un joueur en particulier ? Je connais Niculae (rires). C'est un joueur qui décroche, qui aime bien frapper dans toutes les positions. C'est une équipe qui ne lâchera rien, c'est sûr. On n'attend rien de cette équipe, pas de cadeau. Il va falloir s'en méfier et s'arracher pendant plus de 90 minutes. Ce serait dommage de passer à côté parce qu'il y a une bonne ambiance dans le groupe. Il ne faudrait pas tout gâcher. A qui confieriez-vous le brassard de capitaine ? Je ne sais pas. Surtout pas à moi (rires). J'ai ce caractère libre, j'aime bien mettre de l'impact physique, j'aime bien motiver mes coéquipiers. Mais pas le brassard. Qu'avez-vous pensé de la venue d'un coach mental à Clairefontaine cette semaine ? J'ai vraiment apprécié ce moment. C'était court. Il nous a appris à mieux nous connaître. Il nous a posé des questions intéressantes, pour en savoir plus sur notre caractère, sur nos choix de vie. Individuellement, cela nous a fait du bien. C'est comme ça que je le ressens. On aura les réponses avant la fin de la semaine. Peut-être que j'en saurais plus sur moi. A Lille, on avait déjà vu un psy, mais ce n'était pas la même chose.