Rami: "Toute la France attend qu'on tombe"

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Rami: "Toute la France attend qu'on tombe"
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Avant de retrouver les Bleus la semaine prochaine, Adil Rami se prépare à un match important ce samedi à Brest, lors 28e journée de Ligue 1. Auréolé de deux victoires consécutives dans les arrêts de jeu contre Marseille et Valenciennes, le LOSC apparaît désormais comme le favori pour le titre, l'occasion pour le stoppeur lillois de faire le point sur sa situation, en bleu et en rouge...

Avant de retrouver les Bleus la semaine prochaine, Adil Rami se prépare à un match important ce samedi à Brest, lors 28e journée de Ligue 1. Auréolé de deux victoires consécutives dans les arrêts de jeu contre Marseille et Valenciennes, le LOSC apparaît désormais comme le favori pour le titre, l'occasion pour le stoppeur lillois de faire le point sur sa situation, en bleu et en rouge... Adil, vous avez une nouvelle fois été appelé par Laurent Blanc. Votre arrivée chez les Bleus a-t-elle changé quelque chose, à titre personnel ? Je suis content et je continue d'être heureux. Cela donne l'envie de redoubler d'efforts et de motivation pour renvoyer l'ascenseur. Franck Ribéry et Patrice Evra font leur retour en Bleus, quelle est votre réaction ? Pour moi, c'est bien. C'est le choix du coach. Ils sont internationaux depuis longtemps et ce sont de très bons joueurs. Après, sur ce qui s'est passé, je n'ai rien à dire. Ces retours vont-ils changer l'état d'esprit du groupe ? Nous sommes arrivés avec notre jeunesse, notre envie. La plupart d'entre nous avaient peu de sélections. On n'a pas cherché à savoir avec qui on était. L'ambiance est bonne et c'est toujours un plaisir de se retrouver. Ressentez-vous un manque depuis le match face au Brésil ? Oui, toujours. Mes coéquipiers en bleu me manquent quand je suis à Lille et au bout de dix jours là-bas, mes coéquipiers lillois me manquent. Même avant un match contre le Luxembourg ? Oui. Cela va être compliqué. Même pour nous derrière... Et ce n'est pas ironique (Rires). Le premier match contre Luxembourg en octobre dernier n'avait pas été simple. Faut-il s'attendre à la même difficulté chez eux ? On avait eu du mal, c'est clair. Contre le Brésil, tu peux prendre des buts, mais tu as des espaces pour en mettre. Là, on sait qu'ils nous attendront. C'est comme pour Lille: on joue contre des équipes regroupées et il faudra trouver l'ouverture. "Je veux quitter Lille avec le titre" Justement, tout à l'air de rouler pour le LOSC en ce moment... Oui, mais avant Brest, on n'oublie pas que l'on a perdu à Montpellier. Toute la France attend qu'on tombe. Avant Montpellier, tout le monde nous voyait champion. Après, beaucoup ont retourné leur veste. Mais c'est clair, on joue la première place. J'aimerais quitter Lille en le laissant en Ligue des champions. Cela vous paraît-il compliqué de qualifier Lille pour cette compétition ? Une défaite peut relancer le Championnat. Il y a beaucoup de matches difficiles à jouer jusqu'à la fin. Et il ne faut pas oublier les deux dernières journées (Paris et Rennes au programme, ndlr)... Sincèrement Adil, le LOSC vise le titre, non ? Le groupe continue de bien vivre. On a pris de la maturité à Marseille. Je le dis, je le répète, le club vise la Ligue des champions. Mais c'est vrai que j'aimerais quitter Lille en remportent le titre de champion de France. Le nul contre Lyon et surtout la victoire à Marseille changent-ils la donne ? On était déjà bien dans nos peaux et dans nos têtes quand on avait perdu à l'aller contre eux. C'était pour faire taire les gens, mais c'était vrai. Maintenant il faudra trouver autre chose... (Rires) Le match à Brest peut-il être un piège ? En face, ce ne sont pas des plots ! On y va pour chercher les trois points. Mais il nous faut rester prudents, comme Rudi Garcia nous l'a redit. Et il y a eu Montpellier... L'élimination de la Ligue Europa a-t-elle permis au groupe de se refaire physiquement ? On a retrouvé un peu de jus contre Valenciennes, mais on est conscients qu'il nous faudra deux à trois semaines pour être bien. Les deux buts dans le temps additionnel contre Marseille et Valenciennes sont-ils dûs à la chance ou la marque d'un état d'esprit particulier ? Contre Valenciennes, on s'est souvenus de Marseille pour continuer à jouer. On n'a pas balancé, on a pris notre temps. On a gagné en maturité.