Rami: "On n'est pas à l'abri"

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Rami: "On n'est pas à l'abri"
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Décontracté et volontiers plaisantin, Adil Rami s'est livré à la presse, dimanche soir, à l'issue du match nul entre Lille et Lyon (1-1). S'il estime que le Losc est "à sa place" et peut briguer une place "dans les trois", le défenseur international n'en respecte pas moins la concurrence. Une concurrence qu'il juge redoutable et méritante. A l'image d'un OM que les Dogues s'apprêtent désormais à affronter.

Décontracté et volontiers plaisantin, Adil Rami s'est livré à la presse, dimanche soir, à l'issue du match nul entre Lille et Lyon (1-1). S'il estime que le Losc est "à sa place" et peut briguer une place "dans les trois", le défenseur international n'en respecte pas moins la concurrence. Une concurrence qu'il juge redoutable et méritante. A l'image d'un OM que les Dogues s'apprêtent désormais à affronter. Adil, était-ce difficile de faire mieux sur cette pelouse? C'était valable pour les deux équipes, je pense. Maintenant, cela fait un petit moment qu'on a l'habitude de jouer là-dessus. C'est le destin. Trouvez-vous ce nul logique au vu de la physionomie du match? Je n'arrive pas à faire l'analyse pendant que je joue. Ce que je sais, c'est qu'il y a eu des occasions des deux côtés et je pense que les deux équipes auraient pu l'emporter. Peut-être que je me trompe mais c'était une belle équipe lyonnaise. Est-ce frustrant après cinq rencontres de ne toujours pas avoir battu une équipe du top 5? Oh, ça, c'est une statistique qu'on met dans le papier pour mieux le vendre mais, ce qui compte, c'est le classement. Aujourd'hui, on n'a peut-être pas battu les gros du top 5 mais le classement parle pour nous. On en a fait du papier sur notre incapacité à gagner contre une équipe du top 5, mais on a joué tous les gros à l'extérieur, mis à part l'OM. Maintenant, tous les gros vont devoir venir à la maison. Lyon a pris un bon point, maintenant, on attend le reste. Le classement est tout de même très serré avec les poursuivants ce soir... Nous, on n'a pas de doute, on n'a pas de pression vis-à-vis de ça. Il y a des équipes qui ont fait du recrutement, qui sont là tous les ans dans les trois premiers, ou qui ont déclaré qu'ils jouaient le titre. Nous, pour le moment, on est à notre place. On est bien pour nos ambitions. On est sur la bonne voie pour être, allez, dans les trois. "Marseille, un match très important" Qu'est-ce qui a manqué ce soir pour que vous vous imposiez ? Une pelouse! Non, je plaisante. Il manquait un petit peu de réussite, de folie, et tenter un peu plus. Il aurait fallu que je marque pour que je puisse enfin me couper les cheveux, parce que là, je peux plus. Je vais finir comme lui (il désigne un journaliste présent à la conférence de presse, ndlr). (rire) Toi, ça te va bien, moi non! Il y a quand même une petite panne de points en ce moment... On piétine. Maintenant, il nous reste Marseille. C'est quand même du gros avec Lyon, du lourd dans ce championnat. Ce match est très important pour nous parce que, pour la suite, on aura passé une période difficile avec ce mois de février. Après, en avant Guingamp! (rire) C'est le destin qui parle. Aujourd'hui, on est peut-être premier mais il y a beaucoup d'équipes dans le top 5 qui mériteraient de l'être. Quand on voit Rennes, Paris, Lyon, Marseille... On n'est pas à l'abri. Tout le monde propose du beau jeu, tout le monde a envie mentalement de ça. C'est donc un super championnat la Ligue 1? Ah, ah ! Je vous vois arriver. C'est quoi la question suivante ? C'est tout de même intéressant de vivre un championnat comme celui-ci... Intéressant pour vous, oui. Pour nous, c'est dur ! (rire) C'est plaisant. On voit qu'il y a des équipes qui ne veulent pas lâcher le morceau jusqu'à la fin de saison, c'est bien. Ce championnat va se jouer sur le mental... Et sur l'état de la pelouse.