Racing, le Stade pour l'exemple

  • A
  • A
Racing, le Stade pour l'exemple
Partagez sur :

Le Stade Français de Max Guazzini n'est plus le seul à s'exporter au Stade de France. Désireux d'accueillir le grand Stade Toulousain devant un large public, le Racing-Métro 92 a pris possession des lieux ce samedi lors de la 22e journée. Une affiche entre le leader toulousain et son dauphin francilien avec le Trophée Coubertin en jeu, mais aussi et surtout la première place du Top 14 à l'issue de la saison régulière en vue.

Le Stade Français de Max Guazzini n'est plus le seul à s'exporter au Stade de France. Désireux d'accueillir le grand Stade Toulousain devant un large public, le Racing-Métro 92 a pris possession des lieux ce samedi lors de la 22e journée. Une affiche entre le leader toulousain et son dauphin francilien avec le Trophée Coubertin en jeu, mais aussi et surtout la première place du Top 14 à l'issue de la saison régulière en vue. Il aurait pu vouloir s'inspirer de l'AS Clermont Auvergne, le champion de France en titre, de l'Usap, titrée en 2009, du RC Toulon de Mourad Boudjellal, avec lequel il cultive tant de points communs, voire du Stade Français, le voisin et rival historique. Comme tant d'autres avant lui, Jacky Lorenzetti, le président du Racing-Métro 92, a pourtant fait du Stade Toulousain son modèle. "Le Stade Toulousain est un mythe, un exemple dans une multitude de domaines, comme le budget, les résultats, la formation... C'est aussi un exemple pour l'état d'esprit. Je peux donc voir le Stade Toulousain comme notre exemple à tous", avoue-t-il sans détour sur le site du club francilien. Comme on n'aurait pas idée de recevoir son idole dans le vestibule, Lorenzetti, qui s'est rendu compte dès la saison dernière que le stade Yves-du-Manoir de Colombes (14 000) était un peu juste pour recevoir les stars toulousaines, lesquelles auront eu droit cette saison aux honneurs d'Anoeta, du Stade de France et du Vélodrome (le 16 avril contre Toulon), a donc déroulé le tapis rouge aux Champions d'Europe en titre jusqu'à Saint-Denis. Comme Max Guazzini, son homologue du Stade Français, avant lui... Le parallèle s'arrête là. Pas question pour le fondateur de Foncia, mécène du Racing depuis 2006, de convoquer gladiateurs, pom-pom girls, tambours, trompettes ou autres catcheurs mexicains au centre de l'enceinte dionysienne. Derrière le Trophée, la pole en vue Pour "vendre" son match, le président du Racing a eu la "noble" idée de mettre un trophée en jeu entre les deux équipes. "Le trophée de Coubertin se veut la symbolique d'une confrontation entre le club le plus titré du championnat de France, le Stade Toulousain, qui est mythique, et le premier champion de France de l'histoire du rugby en 1892, contre le Stade Français d'ailleurs", défend-il. "Donc ce sont deux légendes du rugby qui essayent de dire que le rugby doit rester l'essentiel de notre sport, il doit se trouver au centre de tout événement et non pas faire partie d'un spectacle dont il ne serait qu'un élément. Le rugby est central à la préoccupation du Racing et du Stade Toulousain." Derrière ce tacle à peine voilé à Max Guazzini, ce discours cache il est vrai une véritable affiche entre le leader toulousain, qui s'est efforcé d'engranger au maximum de points avant un mois de tous les dangers (voir: Toulouse, tournée d'enfer !), et son dauphin du Racing. Une rencontre au sommet entre la référence européenne et l'un des nouveaux visages du Top 14, qui veut retrouver son lustre d'antan. Entre le maître et l'un de ses élèves, qui grandit le plus vite. "Il gravit les échelons années après années avec un travail extrêmement sérieux fait en interne, une gestion de club fantastique et une réelle volonté d'aller de l'avant", confirme Guy Novès, le manager des Rouge et Noir, avant de prédire: "Cette équipe finira par atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés: être régulièrement dans le haut du classement, mais aussi gagner un trophée très rapidement." "C'est un club qui a mis beaucoup de moyens, humain et matériel, pour atteindre des objectifs", appuie Yannick Bru, l'entraîneur des avants toulousains, sur le site du Stade. "En plus de cela, il y a une qualité de management dans les différents secteurs du Racing. Avec Toulon, ce sont deux clubs qui ont à leur tête des industriels, qui ont importé leur logique d'entreprise dans leur structure. Ils savent parfaitement évoluer en milieu concurrentiel et on voit qu'ils prennent des décisions rationnelles, rapides et efficaces. Les résultats sont présents, donc on ne peut que les féliciter." Du respect des deux côtés avant le match qui, on n'en doute pas, débouchera sur une grosse bataille sur le terrain entre deux équipes qui récupéreront pour l'occasion tout ou partie de leur contingent d'internationaux. De quoi donner un peu plus d'éclat encore à une affiche qui n'en manquait pas, ce match pouvant se montrer décisif dans la course à la première place à l'issue de la saison régulière.