Racing, et maintenant l'Europe !

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Racing, et maintenant l'Europe !
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Leader du Top 14 dès sa deuxième saison après son retour dans l'élite, le Racing-Métro 92 aborde avec la même ambition et toujours sans le moindre complexe ses grands débuts en Coupe d'Europe. Avant un choc franco-français face à Clermont dans une semaine, l'équipe de Berbizier s'offre une entrée en H-Cup par la grande porte à Dublin face au Leinster d'O'Driscoll et consort. Au Racing, un seul mot d'ordre: même pas peur !

Leader du Top 14 dès sa deuxième saison après son retour dans l'élite, le Racing-Métro 92 aborde avec la même ambition et toujours sans le moindre complexe ses grands débuts en Coupe d'Europe. Avant un choc franco-français face à Clermont dans une semaine, l'équipe de Berbizier s'offre une entrée en H-Cup par la grande porte à Dublin face au Leinster d'O'Driscoll et consort. Au Racing, un seul mot d'ordre: même pas peur ! "No limit" proclame le volubile entraîneur Simon Mannix à l'approche du bizutage européen du Racing-Métro 92 contre le Leinster, samedi, à Dublin. Comme Toulon, qui accueille à la même heure les Ospreys, à Mayol, les "Ciel et blanc" s'apprêtent à éprouver pour la première fois de leur histoire le grand frisson européen. Et comme il y a un an, à l'heure de redécouvrir l'élite du rugby français, le club du président Lorenzetti ne fait aucun complexe. "Si on fixe des ambitions, on limite les joueurs et la capacité du groupe. On parle toujours en termes de progression et d'amélioration. L'ambition est de bien jouer", commente plus ambitieux que jamais l'adjoint kiwi de Pierre Berbizier. Outre-Manche, où la réputation des Franciliens ne fait que commencer à transpirer, une telle posture pourrait valoir aux Racingmen d'être taxés de suffisance. Mais même à l'heure d'affronter l'une des meilleures équipes européennes et sa pléiade d'internationaux dans son antre du RDS Stadium, pas question de baisser les yeux... "C'est le même challenge auquel nous sommes confrontés dans le Top 14", renchérit Mannix. "Pour nous, il n'y a rien qui change. Cela reste le haut niveau." Dans la chronique qu'il accorde au site du club, Berbizier, rompu à ces grands rendez-vous, abonde dans ce sens et démontre par l'exemple la suite logique que représente ce premier pas continental. Berbizier: "Encore une occasion de progresser" "On vient d'affronter le finaliste de la HCup de la saison dernière, Biarritz, le champion d'Europe en titre, Toulouse, et on enchaîne pour nos débuts en HCup avec le vainqueur 2009, le Leinster. Pour nous, c'est encore une occasion de progresser. C'est dans cette optique que l'on prépare ce match." Naturellement. Pour sa première participation à la grande Coupe d'Europe, le Racing a pourtant tout d'une Marie-Louise dans cette poule 2 dantesque. Où le Leinster pèse la bagatelle de 97 rencontres de H Cup en 15 participations et un titre de champion d'Europe, décroché en 2009, assortis encore d'une demi-finale l'an dernier. Même s'ils n'ont pas l'expérience européenne des Irlandais, les Champions de France clermontois ont accumulé 45 matches européens en sept campagnes. Dernier larron, le club anglais des Saracens a déjà compilé 26 matches et quatre participations en H-Cup. "Le club n'a pas beaucoup d'expérience du niveau de la H Cup", reconnaît le première ligne italien Andréa Lo Cicero. "Je ne dis pas que nous ne sommes pas au niveau, mais on n'a pas l'expérience de jouer ensemble à ce niveau. On arrive comme on est arrivé dans le Top 14 l'an dernier. On veut montrer que nous sommes capables de relever le challenge de cette poule. A nous d'être intelligents." S'il n'a pas le vécu collectif sur le front de l'Europe que possèdent ses rivaux, le Racing peut, à l'image de l'expérimenté pilier transalpin, compter sur des individualités capables de faire face aux exigences que sont intensité, vitesse et discipline européenne comme Nicolas Durand (37 matches de H-Cup avec l'Usap et Béziers), Lionel Nallet (28 matches avec Bourgoin et Castres), Sébastien Chabal (29 matches avec Bourgoin et Sale), Benjamin Noirot (20 matches avec le BO) ou Sireli Bobo (15 matches avec le BO), pour ne citer que ceux-là. Le leader du Top 14 sera toutefois privé à Dublin de pièces maîtresse avec les absences de Benjamin Fall (apophyses), Juan Martin Hernandez, en phase de reprise, Jonathan Wisniewski (béquille) ; bien présents, François Steyn et son jeu au pied sont d'envergure non seulement européenne, mais même mondiale. "Ce n'est pas un apprentissage. Nous avons des joueurs internationaux, champion du monde et vainqueurs de Grand Chelem. On va jouer notre jeu. Celui de Racing-Métro. On ne va pas les regarder, mais imposer notre règle", promet Lo Cicero. Le Racing a des certitudes dans le jeu et sur les hommes, qui le composent pour espérer voir sa recette conquête-défense-jeu au pied s'adapter à l'échelle du continent. La bonne prestation samedi dernier à Toulouse, champion d'Europe en titre, récompensée par un point de bonus défensif (28-23), a rassuré les Ciel et Blanc sur leur capacité à élever leur niveau et à respecter un plan de jeu. "Je le répète, ce qui nous intéresse est de faire progresser cette équipe match après match, quelque soit la compétition, avance encore Berbizier. C'est pour cela que nous ne fixons jamais d'objectifs de résultats à nos joueurs, mais des objectifs de jeu. Le seul but que nous avons, le staff et moi-même, est de tout faire pour qu'ils donnent leur maximum et fassent progresser leur jeu et l'équipe. Les résultats, eux, viennent ensuite tout seuls." Tout semble si simple pour le Racing...