Qui pour l'échafaud ?

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Qui pour l'échafaud ?
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La Division 1 baisse son rideau samedi, avec la 26e et dernière journée. Et si le titre de champion est déjà entre les mains de Montpellier, et que Dijon est assuré de terminer à l'une des deux dernières places, quatre équipes sont en lice pour la deuxième place de relégable. Et si le dépôt de bilan de Saint-Cyr est encore dans l'air du temps, ce qui n'enverrait que les Bourguignons en Pro D2, ces quatre-là veulent avant tout se sauver sportivement.

La Division 1 baisse son rideau samedi, avec la 26e et dernière journée. Et si le titre de champion est déjà entre les mains de Montpellier, et que Dijon est assuré de terminer à l'une des deux dernières places, quatre équipes sont en lice pour la deuxième place de relégable. Et si le dépôt de bilan de Saint-Cyr est encore dans l'air du temps, ce qui n'enverrait que les Bourguignons en Pro D2, ces quatre-là veulent avant tout se sauver sportivement. Cesson, 16 points, en déplacement à Saint-Cyr "On a les cartes en mains." Au moment d'aborder cette dernière journée face à Saint-Cyr, Cesson est plutôt serein. "On n'a pas la pression. On a bien travaillé cette semaine. On est prêt, confie Rémy Gervelas. On sait que notre résultat ne dépend pas des autres, mais bien de nous. A nous de faire notre boulot." Une mission qui ne s'annonce pas forcément de tout repos car ces derniers temps, sans doute boosté par les incertitudes qui entourent le club, Saint-Cyr enchaîne les belles performances. "C'est une équipe de potes qui jouent bien ensemble, qui nous ressemble un peu. On ne la craint pas, mais on se méfie d'elle", conclut le portier breton. Nîmes, 16 points, réception d'Ivry "On est un peu tendu mais il y a beaucoup d'application et de concentration." Avant d'aborder son match face à Ivry, Laurent Puigségur veut rester confiant. "On est à la maison. On a réussi quelques performances intéressantes sur la fin de saison. A nous de finir le boulot et de faire un gros match." Au terme d'une saison "usante psychologiquement", le coach gardois préfère malgré tout se méfier d'une équipe d'Ivry qui reste sur neuf défaites de rang. "Nous, on n'a pas gagné pendant 14 journées, et puis on s'est mis à gagner, alors ça peut arriver. Sur un match tout est possible, prévient l'ancien Montpelliérain, qui fera dans tous les cas ses adieux à Nîmes après la rencontre. Ça va être particulier. On a vécu une aventure depuis deux ans avec certains gars, des liens se sont créées, alors forcément, émotionnellement, il y aura un peu plus que d'habitude." Ivry, 16 points, en déplacement à Nîmes "Trouver le juste milieu entre trop de pression et pas assez." A l'heure de se déplacer à Nîmes, après avoir enchaîné neuf défaites de rang, Ivry se retrouve au pied du mur. Mais pour Pascal Léandri, le but est de ne pas laisser son jeune effectif se faire manger par l'enjeu. "Il ne s'agit pas non plus d'être complètement sous pression parce que ce qui va être important c'est de jouer. Les joueurs se sont un peu rendus compte de la situation dans laquelle on était, et je les ai trouvés concentrés, explique le coach val-de-marnais. L'avantage c'est que Nîmes est dans la même situation que nous, et ils ont la même pression." Et si la dynamique n'est pas du côté ivryen, l'entraîneur reste confiant. "Je crois que Nîmes était sûr de s'être maintenu après Saint-Cyr, et puis finalement que Paris batte Saint-Raphaël ça a un peu relancé les choses. La dynamique n'est pas inversée mais tout va se jouer sur un match. Il faut presque tout effacer et chercher à avancer." Paris, 15 points, réception de Tremblay On les pensait condamnés, avec un pied et demi en en Pro D2. Mais les Parisiens se sont réveillés, et viennent d'enchaîner une belle performance face à Chambéry (30-33), et deux victoires face à Nantes (29-25) et Saint-Raphaël (28-21). "On a vécu une saison très difficile. On a perdu des matches qu'on devait gagner, on a pris les points là on ne pensait pas les prendre", confirme Bruno Martini, directeur sportif du club. A l'heure d'accueillir Tremblay, une victoire face au voisin serait donc synonyme de maintien. "L'état d'esprit est bon, la dynamique aussi, prévient l'ancien gardien international, avant d'affronter une équipe qui ne joue plus rien dans ce championnat. C'est une situation ambiguë qui n'augure rien. C'est vrai que c'est une équipe qui n'a plus grand-chose à jouer, hormis une sixième place honorifique. Mais un derby parisien entre deux équipes qui se connaissent, c'est toujours particulier."