Question de suprématie

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Question de suprématie
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Alors que le championnat de France s'offre une parenthèse de deux mois, Mondial en janvier oblige, la finale de la Coupe de la Ligue, samedi à Pau, entre Chambéry et Montpellier, revêt un intérêt plus important encore que l'événement en lui-même. Leaders invaincus en D1, avec deux points d'avance sur les Montpelliérains, les Chambériens pourraient, en cas de succès, prendre un petit avantage psychologique.

Alors que le championnat de France s'offre une parenthèse de deux mois, Mondial en janvier oblige, la finale de la Coupe de la Ligue, samedi à Pau, entre Chambéry et Montpellier, revêt un intérêt plus important encore que l'événement en lui-même. Leaders invaincus en D1, avec deux points d'avance sur les Montpelliérains, les Chambériens pourraient, en cas de succès, prendre un petit avantage psychologique. Sans surprise, Montpellier et Chambéry ont dominé le premier volet du championnat de France, achevé mercredi soir avec le match en retard des Savoyards disputé à Cesson-Sévigné. Grâce à leur onzième succès en autant de journées, les Chambériens se sont assurés de passer l'hiver au chaud en tête du classement puisque la première division ne reprendra ses droits que le 5 février, quelques jours après le Championnat du monde en Suède où l'équipe de France remettra son titre en jeu. Invaincue, l'équipe de Philippe Gardent n'est plus la même cette saison, plus celle qui se contentait presque d'évoluer dans l'ombre de l'ogre montpelliérain par le passé. Vainqueur des champions de France, certes diminués à l'époque, au Phare le 3 novembre (34-31), Chambéry s'est offert la possibilité, qu'il n'a pas gâchée par la suite, de faire la course en tête et de maintenir sous pression son grand rival. Si bien qu'aujourd'hui, la hiérarchie entre les deux aspirants au titre n'est pas figée comme elle pouvait l'être les années précédentes, l'intérêt du championnat de France n'en étant que plus grand. Et la finale de la Coupe de la Ligue, organisée à Pau ce samedi, est une belle occasion de grappiller quelques indices supplémentaires sur cette savoureuse concurrence. 1-1, balle au centre Au Palais des Sports, les deux équipes vont déjà se retrouver pour la troisième fois cette saison. Outre la victoire de Chambéry en championnat, Montpellier avait remporté le Trophée des Champions à Nantes l'été dernier (32-30, a.p.). Une belle donc, laquelle pourrait octroyer, outre le trophée que Montpellier a remporté à six reprises lors des sept dernières éditions, un avantage psychologique pour le reste de la saison, avec notamment à l'horizon le match retour en championnat, peut-être décisif pour l'obtention du titre, prévu dans l'Hérault le 14 mai. D'autant plus si les partenaires de Laurent Busselier, qui restent les outsiders, venaient à conclure l'année sur une nouvelle victoire. Dans le Béarn, les deux équipes pourront en découdre avec des effectifs presque au complet. A Montpellier, ne manqueront à l'appel que Michaël Guigou (opéré du genou) et Wissem Hmam (épaule) tandis que l'infirmerie de Chambéry est vide. Si les leaders du championnat connaissent actuellement quelques difficultés à donner la pleine mesure de leur jeu, les champions de France ont, depuis le retour de tous leurs blessés, passé la vitesse supérieure. Arriveront-ils à affirmer qu'ils sont toujours les patrons ?