Quemeneur: "Je ne regrette pas du tout"

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Quemeneur: "Je ne regrette pas du tout"
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Pour son premier Tour de France, Perrig Quemeneur a su tirer son épingle du jeu en lançant l'échappée du jour, accompagné de Jérémy Roy (FDJ) et Lieuwe Westra (Vacansoleil). Repris à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée, le Breton ne regrette pas ce baroud d'honneur qui a permis de montrer le maillot d'Europcar sur ses terres de Vendée.

Pour son premier Tour de France, Perrig Quemeneur a su tirer son épingle du jeu en lançant l'échappée du jour, accompagné de Jérémy Roy (FDJ) et Lieuwe Westra (Vacansoleil). Repris à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée, le Breton ne regrette pas ce baroud d'honneur qui a permis de montrer le maillot d'Europcar sur ses terres de Vendée. Perrig Quemeneur (Europcar), l'un des trois échappés, élu combatif du jour: "Ce fut difficile, mais je ne regrette pas du tout. Tous ces applaudissements, pour moi qui découvre le Tour, c'était magnifique. Lors du briefing, on a dit que ça serait bien de représenter Europcar à l'avant, car nous sommes l'équipe locale. De plus, nous avons un tempérament d'attaquant et j'aime bien ce genre d'échappées. J'habite La Roche-sur-Yon juste à côté, je connais donc bien les routes. Je savais qu'avec du vent de face, c'était quasi-mission impossible. Jérémy avait de bonnes jambes, mais Westra ne collaborait pas vraiment, donc on avait vraiment très peu de chances. En plus, en étant à l'avant, je préservais aussi un peu l'équipe, qui avait moins de travail à faire pour emmener Thomas dans le final. Ce fut une bonne journée, si Thomas avait gagné, ça aurait été génial." Jérémy Roy (FDJ), l'un des trois échappés du jour: "C'était une belle journée à l'avant. C'était un peu voué à l'échec car le peloton ne nous a pas laissé beaucoup d'avance. En plus, il y avait le vent de face. C'était forcément compliqué d'autant plus que c'était une première étape qui distribue le maillot jaune. Il y avait des candidats. Après, on ne sait jamais, le peloton peut être désorganisé. Le plus compliqué, c'était que mes deux collègues (Perrig Quemeneur d'Europcar et Lieuwe Westra de Vancsoleil) n'ont pas collaboré à 100% car ils avaient des consignes d'équipe par rapport au sprint. Tant pis, ce n'est que partie remise. Je m'étais dit que si j'avais une opportunité je la saisirais, ça a été le cas. J'ai pu faire un petit baroud devant pour bien lancer mon Tour. C'est toujours bon pour le moral de faire un bain de foule, de se sentir encouragé. En plus, il y avait beaucoup de Tourangeaux au bord de la route (il est né à Tours), c'était plaisant. Tant que j'aurai de l'essence dans le moteur j'essaierai." Thomas Voeckler, leader de l'équipe Europcar: "Ça a été plutôt une bonne étape pour Europcar aujourd'hui. On avait un peu la pression car on courait à domicile, mais on a réussi à placer un homme devant. C'était important. J'étais bien placé en bas de la bosse et j'ai tenté de suivre Vinokourov quand il a attaqué, mais j'ai craqué quand Gilbert a accéléré." Christophe Kern (Europcar), champion de France du contre-la-montre: "La journée est plutôt réussie. C'était un plaisir de rouler sur les routes de Vendée avec autant de monde pour nous applaudir. On a réussi à placer un homme devant et Thomas (Voeckler) était présent à l'arrivée, même s'il a un peu coincé sur la fin. Demain (dimanche), c'est le contre-la-montre par équipes. L'occasion pour moi d'étrenner mon maillot de champion de France du contre-la-montre. J'espère lui faire honneur."