Quel Woods en 2011 ?

  • A
  • A
Quel Woods en 2011 ?
Partagez sur :

Après une année 2010 au rabais, la faute à ses déboires extraconjugaux, Tiger Woods attaque cette semaine en Californie une nouvelle saison, celle qu'il espère de la reconquête. Mais face à une concurrence de plus en plus décomplexée, l'Américain peut-il espérer retrouver les sommets ? Premiers éléments de réponse à Torrey Pines, théâtre de son dernier exploit.

Après une année 2010 au rabais, la faute à ses déboires extraconjugaux, Tiger Woods attaque cette semaine en Californie une nouvelle saison, celle qu'il espère de la reconquête. Mais face à une concurrence de plus en plus décomplexée, l'Américain peut-il espérer retrouver les sommets ? Premiers éléments de réponse à Torrey Pines, théâtre de son dernier exploit. Pour tous ceux qui veulent savoir, Tiger Woods ne pouvait pas mieux choisir son endroit. Après un ultime camouflet pour sortie en 2010, rattrapé et doublé dans le dernier tour du Chevron World Challenge par Graeme McDowell, Tiger Woods fait son retour cette semaine, après sept semaines d'un repos bien mérité, sur les fairways de Torrey Pines, à San Diego. Chez Phil Mickelson certes. Mais un parcours qu'il s'est approprié depuis ses débuts professionnels, il y a 15 ans déjà, en s'y imposant à sept reprises, n'y perdant plus depuis 2004, et en n'y finissant jamais au-delà de la dixième place. Un parcours étalon en quelque sorte pour l'Américain qui veut faire de 2011 une saison de reconquête. Pour tous ceux qui s'interrogent sur le niveau de jeu de l'Américain au sortir d'une année noire, plombée par les révélations de ses infidélités conjugales, son retour tardif à la compétition, son changement d'entraîneur ou encore son divorce d'avec Elin Nordegren, les quatre tours du Farmers Insurance Open offriront donc les premiers éléments de réponse. Sean Foley, qui a remplacé Hank Haney au poste de coach, ne s'inquiète pas, persuadé que les dix années au plus haut niveau de son poulain sont un terreau fertile de futures victoires. Mediate, le détonateur ? Mais le Tigre a vieilli. Trois opérations aux genoux, une en 2002, deux en 2008, ont grippé sa belle mécanique. Et la concurrence se montre de plus en plus jeune et de plus en plus décomplexée. Là où Adam Scott et Sergio Garcia, que l'on présentait comme les grands rivaux de l'ancien n°1 mondial au début du siècle, ont échoué, Martin Kaymer, Rory McIlroy ou encore Matteo Manassero, la perle italienne, sont prêt à détruire définitivement le mythe Woods. En se hissant à la deuxième place du classement mondial aux dépends de l'Américain, qui retombe au troisième rang pour la première fois depuis 1997, l'Allemand, lauréat de l'USPGA 2010, a continué en ce début d'année l'entreprise de démolition entamée, un peu malgré lui, par Lee Westwood, un n°1 mondial toujours à la recherche d'une première victoire en Grand Chelem. Alors 2011, confirmation du déclin de l'empire de l'Américain ou résurrection du phénomène Woods ? A chacun son avis. Du côté de la PGA Tour, on penche sérieusement pour la seconde option, plus rentable, le Tigre restant une marque très cotée auprès du public américain malgré les déboires de l'intéressé. Et pour l'y aider, les organisateurs du Farmers Insurance Open n'ont rien trouvé de mieux que d'installer l'Américain dans la partie de Rocco Mediate, une vieille connaissance qu'il avait battue en play-offs lors de l'US Open 2008, date de son dernier exploit, réussi qui plus est à Torrey Pines. Et si tout recommençait en Californie ?