Quel président à la FFF ?

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Quel président à la FFF ?
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Président par intérim de la Fédération française de football, Fernand Duchaussoy a tiré le premier en officialisant sa candidature à la présidence de la FFF via un communiqué publié à 11 heures. Une demi-heure plus tard, Noël Le Graët, l'actuel vice-président de la FFF, en faisait de même depuis son district des Côtes-d'Armor. Une campagne qui s'achèvera le 18 juin prochain, date de l'assemblée fédérale.

Président par intérim de la Fédération française de football, Fernand Duchaussoy a tiré le premier en officialisant sa candidature à la présidence de la FFF via un communiqué publié à 11 heures. Une demi-heure plus tard, Noël Le Graët, l'actuel vice-président de la FFF, en faisait de même depuis son district des Côtes-d'Armor. Une campagne qui s'achèvera le 18 juin prochain, date de l'assemblée fédérale. Le 18 juin prochain, date de la prochaine assemblée fédérale, la Fédération française de football (FFF) se dotera d'un nouveau président. Le vrai successeur de Jean-Pierre Escalettes (12 février 2005-23 juillet 2010), victime collatérale du fiasco de l'équipe de France en Afrique du Sud, une pantalonnade que ce dirigeant issu du monde amateur n'a pas su anticiper et circonscrire. Un peu moins d'un an jour pour jour après la grève du bus de Knysna, le football français espère ainsi clore de manière définitive ce sombre et pathétique épisode de son histoire. Une nouvelle ère, du moins certains l'espèrent, qu'entendent porter deux grands anciens de la maison bleue, Fernand Duchaussoy, actuel président intérimaire de la FFF et ancien président de la Ligue de football amateur (2005-2010), et Noël Le Graët, vice-président en charge des affaires économiques de la Fédération depuis 2002. Quoiqu'en pensent Eric Thomas, président de l'association française de football amateur (AFFFA), et Vikash Dhorasoo, qui depuis quelques semaines tentent, chacun de leur côté, de faire entendre une troisième voix. La première étape de cette campagne, qui ne démarrera officiellement que vendredi ou samedi, une fois que la commission élective aura approuvé les différentes listes, a été donnée ce mercredi, date limite pour faire acte de candidature et présenter une liste de 10 noms (*). Fernand Duchaussoy a tiré le premier en officialisant ce qu'il cachait encore la veille via un communiqué envoyé par mail à 11 heures. L'occasion pour le président intérimaire, qui sera appuyé par Robin Leproux (président du PSG) ou encore Bernard Lama, de défendre son bilan, en prenant évidemment soin de ne pas revenir sur sa gestion poussive des primes et sur la dernière affaire des quotas au cours de laquelle son approximation en terme de communication, l'un de ses points faibles, est apparue préjudiciable. "Depuis dix mois, malgré un contexte agité et peu favorable, j'en ai initié les premières étapes, avec notamment l'adoption de nouveaux statuts", a écrit celui qui pourrait en outre bénéficier des soutiens amicaux de Frédéric Thiriez, le président de la LFP, et de Christophe Bouchet (ancien président de l'OM et de Sportfive). "Je mesure le chemin parcouru mais suis aussi conscient de ce qui reste à faire dans les 18 prochains mois: il faut à la fois rassurer, rassembler et réformer. Je me dois d'aller au bout de cette mission. Pour la mener à bien, j'ai choisi de m'entourer d'une équipe de personnes compétentes, reconnues dans leur domaine, et prêtes à s'engager avec moi pour qu'ensemble nous bâtissions le renouveau et l'avenir du football." Le Graët sort de sa réserve Très discret depuis plusieurs semaines, soucieux de ne pas être éclaboussé par l'affaire des quotas et d'apparaître en qualité de sauveur du football français, le président de l'En Avant Guingamp a officialisé sa candidature en fin de matinée à Ploufragan, fief du district de football des Côtes-d'Armor, comme un symbole de sa volonté de rassembler l'ensemble des forces du football, de la base au sommet. Un grand écart qu'il assume, lui qui a négocié un contrat record avec Nike comme équipementier de l'équipe de France mais reste profondément lié à l'image familiale de l'en Avant Guingamp. "Si je devais résumer mon slogan, ce serait: l'économie au service du football amateur", ne s'est-il d'ailleurs pas trompé à l'heure de sortir de sa réserve, un programme qu'il dévoilera plus en détail mardi prochain à Paris. Fort de son bilan sur les questions économiques touchant à la Fédération, l'ancien président de la Ligue de football professionnel (entre 1991 et 2000), qui n'a pas son pareil pour négocier en coulisses, a réuni autour de lui Bernard Désumer, l'actuel trésorier de la FFF, Jacques Rousselot, le président de Nancy, lui aussi déjà membre du conseil fédéral, ou encore d'Alexandre Lacombe, le président de Sochaux. Et se permet surtout de donner des leçons à son principal adversaire. "Humainement, c'est un homme qui a de grandes qualités. Par contre, il a fait un autre métier que le mien toute sa vie. Il connaît bien le football amateur, les règlements. Mais je ne lui donnerais pas mon entreprise, ça c'est clair. La fédération fait 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, 240 salariés. Je crois que chacun doit être à sa place un moment", a-t-il lancé, rapporte Challenges.fr. La campagne est lancée ! Fin de la récréation le 18 juin prochain en espérant que cette période électorale ne devienne pas une nouvelle contre-publicité pour la Fédération... (*) Les listes doivent comprendre dix noms, de personnes licenciées depuis six mois minimum, dont au moins une femme. Dix parrainages de présidents de ligues, districts, clubs professionnels ou membres du Conseil fédéral sont obligatoires. La liste élue siègera au conseil fédéral de la FFF.