Que de regrets pour Montpellier !

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Que de regrets pour Montpellier !
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Le dur apprentissage de Montpellier en Coupe d'Europe s'est poursuivi dimanche, en Ecosse, où les Héraultais, comme face au Leinster et face à Bath, ont su faire jeu égal, malgré une équipe largement remaniée, avec les Glasgow Warriors, avant de s'incliner sur le fil (20-15). La qualification n'est plus d'actualité, mais les regrets n'ont pas fini de hanter les joueurs de Fabien Galthié.

Le dur apprentissage de Montpellier en Coupe d'Europe s'est poursuivi dimanche, en Ecosse, où les Héraultais, comme face au Leinster et face à Bath, ont su faire jeu égal, malgré une équipe largement remaniée, avec les Glasgow Warriors, avant de s'incliner sur le fil (20-15). La qualification n'est plus d'actualité, mais les regrets n'ont pas fini de hanter les joueurs de Fabien Galthié. Pour les optimistes, on retiendra que Montpellier, néophyte dans cette Coupe d'Europe que les Héraultais découvrent pour la plupart, malgré l'absence de victoires après trois journées, fait largement honneur à ses couleurs dans la compétition de clubs la plus relevée du vieux continent. En trois matches, le MHR est non seulement toujours apparu à sa place, mais l'équipe de Fabien Galthié a fait mieux encore en passant à chaque fois tout près de la victoire. Le déplacement ce dimanche à Glasgow d'une équipe pourtant totalement recomposée et privée de la plupart de ses cadres, qu'ils soient blessés de longue date (Privat, Fakate, Thiery, Tomas...) ou absents de circonstance (Ouedraogo, Trinh-Duc), n'a fait que confirmer cette belle tenue. Les plus pointilleux retiendront que les Montpelliérains n'ont une fois encore pas su surmonter l'absence de leurs leaders et ont encore pêché par leur indiscipline pour craquer sur le tard. Ce fut déjà le cas en ouverture de la compétition face au Leinster, puis encore en déplacement chez les Anglais de Bath, et donc aussi dimanche, en Ecosse, où le collectif héraultais n'a pas tenu la distance. Un mal récurrent qui vaut à mi-parcours dans cette phase de poules à Rémy Martin et ses partenaires d'abdiquer leurs derniers espoirs malgré le méritoire bonus défensif arraché en toute fin de rencontre. Un jaune de trop Comme de coutume face aux hommes des Highlands, le MHR est confrontés dès ce début de match à la furia écossaise. Un rythme un peu fou, pas toujours maîtrisé, à l'image de ces trois en-avants en cinq minutes, qui permet aux Warriors d'ouvrir le score par leur buteur Dunan Weir (3-0, 12e). C'est sous l'impulsion de Santiago Fernandez, qui fait valoir toute sa classe à l'ouverture en l'absence de Trinh-Duc, que le MHR répond du tac au tac et égalise par Martin Bustos Moyano (3-3, 19e). Bien qu'aussi largement remaniée, l'équipe héraultaise fait bonne figure. Elle offre une opposition de qualité d'autant qu'elle est réduite à quatorze depuis l'entame et le carton jaune reçu par l'ailier Pierre Bérard, auteur d'un placage illicite (7e). Face aux doublures héraultaises, Glasgow ne parvient pas à faire la différence, sinon par Weir (6-3, 22e). Montpellier fait même mieux que se défendre et, fort de sa domination en mêlée fermée -comme un bel hommage à Eric Béchu, l'autre grand absent de la rencontre- obtient l'exclusion temporaire du pilier John Welsh sur cette succession de mêlées sur la ligne écossaise (28e). Une supériorité numérique dont les joueurs de Galthié profitent dans la foulée sur ce départ au ras et cet essai du jeune Eric Escande (19 ans) sous les poteaux (6-10, 30e). Si Weir réduit la marque des 50 mètres (9-10, 34e), les visiteurs méritaient sans doute de croiser devant à la pause. Peine perdue... La décision de l'arbitre anglais M. Garner d'infliger un nouveau carton jaune pour un placage en l'air peu évident de Vassili Bost apparaît bien sévère (36e). Et c'est Glasgow qui, du même coup, fait la course en tête (12-10, 37e). Si Weir égare trois points dès la reprise (43e), la pression est clairement sur les Montpelliérains, qui subissent lors de cette reprise. Vingt-cinq minutes à plier sans rompre jusqu'à cette entrée dans le dernier quart d'heure quand la fatigue et un certain manque de lucidité rattrapent le MHR. Une pénalité offerte au rentrant Ruaridh Jackson (15-10, 68e), avant l'irréparable, une attaque en première main derrière une des rares mêlées maîtrisées par les Ecossais, qui balaye toute la largeur du terrain et met sur orbite une vielle connaissance du Top 14, l'ailier argentin Federico Martin Aramburu pour l'essai de la gagne (20-10, 74e). Tout le mérite de Montpellier sera d'arracher par l'essai sur le fil de Sakiusa Matadigo (20-15, 80e) ; un bonus défensif peut-être inutile, mais qui laisse le MHR tête haute.