Quand l'OM éteint le Parc

  • A
  • A
Quand l'OM éteint le Parc
@ Reuters
Partagez sur :

LIGUE 1 - Retour sur les cinq derniers succès de l'OM au Parc, entre 1992 et 2009.

LIGUE 1 - Retour sur les cinq derniers succès de l'OM au Parc, entre 1992 et 2009. La tendance de notre question du week-end ne laisse guère de place au doute. Vous pensez en très large majorité que l'OM version 2009-10 va s'imposer au Parc, dimanche (21h00), et rejoindre ainsi quelques glorieuses équipes du passé, proche ou plus lointain, qui sont venues imposer leur loi Porte de Saint-Cloud. 20 décembre 1992 PSG 0-1 OM "On va leur marcher dessus." C'est l'une des phrases cultes de l'histoire du clasico. Elle est prononcée par Artur Jorge, l'entraîneur parisien, quelques jours avant le choc entre les deux clubs, alors au sommet de leur antagonisme "historique", Canal+ contre Tapie. Motivés, voire excités par les paroles du camp d'en-face, les Marseillais sortent la boîte à gifles et récoltent cinq cartons jaunes au cours d'une partie où près de cinquante fautes sont sifflées. Mais les Phocéens récoltent également les deux points de la victoire grâce à un coup de tête d'Allen Boksic. Cinq mois plus tard, cet OM-là sera champion d'Europe. La compo de l'OM : Barthez - Angloma, Desailly, Casoni, Boli, Di Meco - Eydelie, Sauzée, Deschamps, Pelé - Boksic 9 novembre 1997 PSG 1-2 OM Après ce clasico, la "Ravanelli" rejoint la "Panenka" ou la "Madjer" dans la grande lignée des antonomases du ballon rond, ces termes devenus des noms communs grâce à leur auteur. Qu'est-ce donc qu'une Ravanelli ? Il s'agit de se faire un auto croche-pied dans la surface de réparation pour obtenir un penalty. L'histoire a parfois oublié que le "Renard argenté" avait été - très légèrement - touché au niveau du talon par Eric Rabesandratana avant de "finir le travail" comme un grand, avec ses propres pieds. Penalty ou pas penalty ? Douze ans et demi après, le débat reste ouvert. Toujours est-il qu'à l'époque, Laurent Blanc ne se posa pas la question et transforma la sentence et offrit la victoire à l'OM (2-1). La compo de l'OM : Köpke - Domoraud, S. Blanc, L. Blanc, Colleter - Makelele, Bertin, Echouafni, Gravelaine - Camara, Ravanelli 12 octobre 1999 PSG 0-2 OM L'année précédente, l'OM s'est incliné face au PSG pour la première fois sous l'ère Canal+, une défaite (2-1) qui pesa très lourd dans la perte du titre face à Bordeaux. Cinq mois plus tard, l'OM prend sa revanche en dominant le PSG en toute fin de match grâce à Florian Maurice (74e) et... Fabrizio Ravanelli (81e). En fin de saison, l'OM se sauva à la différence de buts et Paris finit deuxième. Quatre mois plus tard, le club phocéen, en lutte pour le maintien, remit ça lors du match retour (4-1). Vous avez dit sauver sa saison grâce au clasico ? La compo de l'OM : Porato - Gallas, Issa, Perez, Fischer - Dalmat, De la Pena, Luccin, Pires - Bakayoko, Ravanelli 10 septembre 2006 PSG 1-3 OM Ou quand Monsieur Bré fait son show. Une semaine après le lancement "nettoyage des surfaces" dont avait été victime le PSG à Sochaux, le club parisien concède rapidement un penalty, transformé par Mamadou Niang, pour une poussette de Mario Yepes sur Ronald Zubar. Bis repetita un quart d'heure plus tard mais cette fois en faveur du PSG. Le penalty de Pauleta est arrêté par Cédric Carrasso mais.. M. Bré le fait retirer, comme il l'avait fait quelques minutes plus tôt pour les Marseillais. Sauf que cette fois, Pauleta ne se manque pas. Le match tourne au n'importe quoi jusqu'à ce que les flèches de l'OM ne le remettent à l'endroit. Supérieur en deuxième période, l'OM finit par s'imposer 3-1 grâce à Samir Nasri (67e), qui marque après un... penalty repoussé par Landreau, et Mickaël Pagis (88e). La compo de l'OM : Carrasso - Beye, Civelli, Zubar, Taïwo - M'Bami, Cana, Nasri, Ribéry - Maoulida, Pagis, Niang Le résumé de le rencontre 15 mars 2009 PSG 1-3 OM La publicité en forme de cube d'un opérateur de téléphonie ne lui a pas résisté. Et le PSG non plus. En cette soirée du 15 mars, Boudewijn Zenden est inarrêtable. Le Batave ouvre le score dès la 24e minute et provoque l'expulsion de Zoumana Camara en seconde période. Sur le coup franc qui suit, sa frappe est repoussée dans les pieds de Bakary Koné, qui redonne l'avantage à l'OM (2-1). Peu avant l'heure de jeu, Lorik Cana, l'ancien de la maison bleue et rouge, inscrit le troisième but. Pour le PSG, qui avait l'occasion de s'emparer de la tête du Championnat, la coupe est pleine. La compo de l'OM : Mandanda - Mears, Hilton, Civelli, Taïwo - Cana, Cheyrou, Valbuena, Zenden - Koné, Brandao Le résumé de la rencontre