PSG, un retour à confirmer

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PSG, un retour à confirmer
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Paris va mieux. La tendance semble de plus en plus tenace, malgré deux derniers matches un peu moins bien négociés en Ligue 1. Deuxième du championnat à la trêve, le PSG est encore en course dans toutes les compétitions et s'est surtout trouvé une identité de jeu, porté par un Nenê en état de grâce. Une mini-dépendance à laquelle les Parisiens doivent toutefois prendre garde, eux qui connaissent des problèmes d'efficacité.

Paris va mieux. La tendance semble de plus en plus tenace, malgré deux derniers matches un peu moins bien négociés en Ligue 1. Deuxième du championnat à la trêve, le PSG est encore en course dans toutes les compétitions et s'est surtout trouvé une identité de jeu, porté par un Nenê en état de grâce. Une mini-dépendance à laquelle les Parisiens doivent toutefois prendre garde, eux qui connaissent des problèmes d'efficacité. Cette fois, la mini-crise arrive au bon moment. Surtout, elle n'a pas du tout l'ampleur de celles qu'a pu connaître le Paris-SG lors des saisons précédentes, en général aux alentours du mois de novembre. Voire toute l'année, parfois. Même si les Parisiens restent sur deux contre-performances en Ligue 1 avec un nul face à Monaco (2-2) puis une défaite à Nancy (0-2), la première partie de saison du club de la capitale a redonné de l'espoir, une notion que les supporters parisiens avaient quasiment oublié au fil des années. Solides, parfois même séduisants, les hommes de Kombouaré pratiquent à l'heure actuelle l'un des jeux les plus attrayants du championnat. Pas un mince exploit, vu d'où le PSG revient. Même si tout reste bien sûr à confirmer, Paris est deuxième de Ligue 1, qualifié pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue et pour les seizièmes de la Ligue Europa, après s'être sorti d'un groupe particulièrement compliqué avec Séville et Dortmund. Archi-dominateur en Bundesliga, le Borussia est ainsi passé à la trappe. "Sur le plan sportif et comptable, c'est un bilan satisfaisant, mais on peut faire encore beaucoup mieux, résume Antoine Kombouaré sur le site officiel du club. Pour preuve, on a perdu des points à Lyon alors que l'on avait la victoire entre les mains et contre Monaco à domicile où l'on se fait rejoindre au score par manque de concentration. Sur ces deux exemples, on a perdu quatre points." Par rapport aux saisons précédentes, le PSG peut aussi compter sur le petit rythme des gros bras, à commencer bien sûr par l'OM et l'OL, sans parler de Bordeaux. A l'inverse, ceux-ci peuvent en effet remercier Paris de ne pas avoir su enfoncer le clou à certains moments. Kombouaré: "Aller au bout et finir le travail" Le réalisme devant le but, voilà le vrai point noir sur lequel doivent impérativement travailler les sociétaires du Parc des princes pour assumer leurs ambitions. Parfaits dans ce domaine face à l'Olympique de Marseille (2-1) ou Séville en Ligue Europa (4-2), les Parisiens ont été nettement moins performants face au but lors de leurs dernières sorties en Ligue 1, se reposant sur un Nenê phénoménal. Auteur de quatre réalisations en deux matches à Valenciennes (2-1) puis contre Monaco (2-2), le Brésilien est devenu l'arme fatale du PSG. A lui tout seul, il a très largement contribué à faire du club de la capitale un des épouvantails du championnat. Lorsque ses coéquipiers se mettent au diapason, comme cela a majoritairement été le cas jusqu'ici, Paris devient une machine parfaitement huilée. Le repositionnement d'Armand en défense centrale, l'explosion de Chantôme dans l'entrejeu, la renaissance de Giuly mais également le travail défensif permanent de Hoarau et Erding rendent le PSG difficile à jouer. Seul problème, Paris doit maintenant faire attention à ne pas devenir trop dépendant de Nenê. Le repositionnement de Bodmer en meneur de jeu axial a paru être une alternative intéressante, mais ce choix tactique induit le passage à un seul attaquant, en l'occurrence Hoarau. Pour le moment, Kombouaré tient toujours à maintenir sa confiance à Erding, pourtant sacrément maladroit depuis le début de la saison. Le PSG doit réapprendre à faire aboutir ses séquences collectives autrement que par son Brésilien, qui avait flanché la saison dernière avec Monaco à partir du mois de janvier, après des premiers mois déjà flamboyants. Pour le moment, le coach parisien ne s'inquiète pas, interrogé au micro de RMC après le match face à Monaco: "Nenê n'est pas tout seul sur le terrain. Il est efficace, tant mieux pour nous. Mais il reçoit de bons ballons, il a le soutien de ses partenaires. Il est peut-être amené aussi à moins défendre. C'est le résultat de l'investissement de tout le groupe." Quoi qu'il en soit, Antoine Kombouaré sait qu'il n'a probablement jamais été dans une position aussi confortable qu'en ce moment, depuis son arrivée sur le banc parisien. Paris doit simplement anticiper certaines carences pour viser haut au printemps. De nouveaux problèmes de riches pour une équipe qui est en train, petit à petit, de redevenir grande. "Il faudra être capable de repartir plus fort, de gommer ces petites lacunes et surtout d'avoir l'esprit tueurs en 2011, confirme Kombouaré sur le site du club. Quand on maîtrise le match, que les points sont acquis, il faut savoir ramener des victoires. Ce qui me fait vraiment plaisir, c'est qu'aujourd'hui on a regagné du respect (...) C'est bien de pouvoir couper pour reprendre des forces et retrouver de la fraîcheur. On a posé les fondations dans cette première partie. Lors de la deuxième, il s'agira d'aller au bout et finir le travail." Et du travail, Paris en a beaucoup, encore engagé sur tous les tableaux.