PSG-Envoyé Spécial: La polémique

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PSG-Envoyé Spécial: La polémique
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Mis en cause par un reportage d'Envoyé Spécial sur la sécurité privée, le club parisien a répondu dans un communiqué, évoquant "la partialité et les erreurs" de l'enquête, ce que dément l'auteure, Linda Bendali. La journaliste regrette elle que le PSG ait "totalement refusé de s'exprimer" sur ce sujet sensible, alors que la principale association d'anciens abonnés estime que ce reportage confirme que "le plan censé sécuriser le stade est une mascarade."

Mis en cause par un reportage d'Envoyé Spécial sur la sécurité privée, le club parisien a répondu dans un communiqué, évoquant "la partialité et les erreurs" de l'enquête, ce que dément l'auteure, Linda Bendali. La journaliste regrette elle que le PSG ait "totalement refusé de s'exprimer" sur ce sujet sensible, alors que la principale association d'anciens abonnés estime que ce reportage confirme que "le plan censé sécuriser le stade est une mascarade." Envoyé Spécial met les pieds dans le plat. En s'attardant sur le sujet, plus que jamais d'actualité, de la sécurité et plus particulièrement celui des entreprises de sécurité privée, la célèbre émission de France 2 n'a pas fait que démontrer qu'il était aujourd'hui relativement aisé de prendre l'avion avec une arme à feu. L'enquête diffusée jeudi soir et intitulée "Police privée : la sécurité au rabais" s'est en effet également attardée sur la sécurité au PSG, levant le voile sur certains aspects peu médiatisés, notamment le recrutement et la formation des stewards du Parc des Princes, mais pas seulement... Des agents de sécurité qui seraient parfois recrutés en quelques minutes et de manière presque spontanée à en croire le reportage et le témoignage d'un stadier, reportage où on voit notamment un cariste être embauché comme steward, alors qu'il n'a, de son propre aveu, aucune expérience du milieu... Des témoignages dont le club "conteste la véracité" dans un communiqué qui appuie sur "la partialité et les erreurs" de l'enquête, avant de déclarer que les "deux personnes se présentant comme deux stadiers ayant déjà travaillé au Parc des Princes (...) n'ont jamais collaboré directement ou indirectement avec le PSG.". Une information vivement démentie par la journaliste et auteure de cette enquête, Linda Bendali. "Sur les deux stadiers qu'on montre à l'image, le seul qui s'exprime a travaillé au Parc des Princes, alors que l'autre ne s'exprime pas, nous a expliqué celle qui travaille pour l'agence de presse Ligne de Mire Production. Après, il faut savoir que j'ai fait une demande circonstanciée auprès du PSG pour pouvoir filmer le travail des stadiers, montrer comment ils se répartissent les missions de sécurité. Je leur ai fait à plusieurs reprises cette demande, ils ont totalement refusé de s'exprimer alors que j'aurais aimé pouvoir les avoir là-dessus, qu'ils nous expliquent comment les stadiers interviennent et comment ils assurent la sécurité des foules et des supporters. C'est vraiment dommage qu'ils réagissent après-coup. Le service de communication m'a dit texto: on communique sur tout type de sujet, sauf sur la sécurité ! Je trouve donc ça étonnant, surtout quand on voit le mode de recrutement..." "Cette enquête a eu le mérite de montrer au grand public ce que nous dénonçons depuis des mois" Le reportage démontre également comment Sami Battikh, interdit de stade après avoir manifesté en marge du premier match de la saison au Parc des Princes face à Saint-Etienne, parvient à se procurer un billet nominatif, billet grâce auquel la journaliste va réussir à pénétrer dans l'enceinte de la Porte de Saint-Cloud. Ce que remet en cause le PSG, qui "s'étonne que dans le reportage, Mme Linda Bendali affirme accéder au stade avec des places acquises par un Interdit de stade à l'occasion de la rencontre PSG-Auxerre alors que cette dernière a souscrit au Programme d'Identification Tous PSG afin obtenir 4 billets dans la même tribune. Nous nous interrogeons donc sur les places réellement utilisées par la journaliste pour entrer dans l'enceinte." Pour Linda Bendali, "c'est complètement faux de dire que je ne suis pas rentrée avec la place d'un interdit de stade. On le montre d'ailleurs à l'image, le billet que je présente est bien à son nom. Il y a la preuve par l'image !" Une chose est sûre, le sujet de la sécurité autour du Paris Saint-Germain demeure particulièrement sensible, surtout depuis la mise en place du plan Tous PSG en début de saison, un plan qui, selon la Direction du club parisien, "comprend d'autres volets qui n'ont pas été évoqués dans le reportage et qu'il a permis depuis le début de la saison une pacification dans et aux abords au Parc des Princes. Le PSG rejette la stigmatisation de ses supporters et tient avant tout à assurer leur sécurité, le progrès est tangible." Pas de quoi convaincre la principale association représentant les anciens abonnés du Parc des Princes, "Liberté pour les abonnés", pour qui "cette enquête a eu le mérite de montrer au grand public ce que nous dénonçons depuis des mois : le plan censé sécuriser le stade est une mascarade." Si le PSG est donc, pour le moment, en train de réussir son pari sur le terrain, celui des tribunes n'est pas encore gagné. Loin de là.