Programmée pour gagner

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Programmée pour gagner
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Sans surprise, Serena Williams sera bien au rendez-vous de la finale de l'US Open. Grande favorite du tournoi, l'Américaine a effacé une à une toutes ses adversaires, dont la n°1 mondiale, Caroline Wozniacki. La voilà opposée à Samantha Stosur avec un double défi : triompher pour la quatrième fois à Flushing Meadows, et surtout porter la bannière étoilée en ce 11 septembre 2011.

Sans surprise, Serena Williams sera bien au rendez-vous de la finale de l'US Open. Grande favorite du tournoi, l'Américaine a effacé une à une toutes ses adversaires, dont la n°1 mondiale, Caroline Wozniacki. La voilà opposée à Samantha Stosur avec un double défi : triompher pour la quatrième fois à Flushing Meadows, et surtout porter la bannière étoilée en ce 11 septembre 2011. C'est comme un signe du destin. Comme si les tous les éléments (la météo, en l'occurrence) s'étaient réunis pour qu'un Américain puisse défendre les couleurs de la bannière étoilée en ce 11 septembre 2011, triste anniversaire. Puisqu'il était pratiquement écrit que la finale messieurs allait se dérouler sans représentant US, la pluie s'est chargée de bouleverser le calendrier pour que ce soit les dames qui aient les honneurs du Stadium Arthur-Ashe. Et forcément, Serena Williams n'a pas manqué pareille occasion. Elle défiera Samantha Stosur pour une quatrième couronne à Flushing Meadows. La plus étincelante étoile américaine de la dernière décennie ne pouvait pas ne pas être au rendez-vous. Comme si toute sa saison avait été programmée pour cet US Open. Blessée au pied, puis victime d'une embolie pulmonaire en mars, Serena Williams n'a débuté sa saison qu'en juin. C'était trop juste, forcément, pour briller à Wimbledon, mais cette courte étape sur herbe a servi de tremplin à la cadette des soeurs Williams, devenu irrésistible à son retour sur son continent. C'est bien simple, sur le ciment nord-américain, la 28e joueuse mondiale a enchaîné 18 victoires, de Stanford à New York, en passant par Toronto et Cincinnati, où un forfait avant de jouer... Stosur, lui a enlevé ses chances de victoires. Depuis le début de l'été, elles y sont toutes passées, ou presque. Sharapova, Lisicki, Bartoli, Goerges, Azarenka (deux fois), Ivanovic, Wozniacki... Toutes sont reparties avec une leçon de deux petits sets à méditer. Stosur, elle aussi, a croisé la tornade Serena en finale à Toronto (6-2, 6-4). Clairement, intrinsèquement, Williams semble imbattable. Que peut-il lui arriver ? Le plus dur, face à une joueuse déjà heureuse de disputer une deuxième finale en Grand Chelem -"C'est formidable", a dit l'Australienne -, sera sans doute la gestion des émotions pour une Serena Williams déjà très touchée de se qualifier pour la finale, vu le contexte. "Oui, c'est vraiment spécial pour moi, a-t-elle bredouillé en conférence de presse. Je voulais vraiment y être, je voulais arriver ici et arriver aux finales et, vous voyez, toutes les choses par lesquelles New York et les Américains sont passés." On imagine son bonheur si, 10 ans après sa finale perdue contre Venus à New York, elle parvenait à l'emporter.