Premier test pour les Lakers

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Premier test pour les Lakers
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Les Spurs rattrapés par la date de péremption dès le premier tour de ces plyoffs, la confrontation au sommet entre Lakers et Mavs a pris depuis des allures de Finales de Conférence avant l'heure. Et pas seulement parce qu'il s'agira de la première opposition en playoffs entre Kobe Bryant et Dirk Nowitzki.

Les Spurs rattrapés par la date de péremption dès le premier tour de ces plyoffs, la confrontation au sommet entre Lakers et Mavs a pris depuis des allures de Finales de Conférence avant l'heure. Et pas seulement parce qu'il s'agira de la première opposition en playoffs entre Kobe Bryant et Dirk Nowitzki. Arrières: avantage Lakers Fait suffisamment rare pour être signalé, Dereck Fisher n'aura pas à défendre sur un meneur plus rapide ! Pour autant, la tâche ne s'annonce pas simple pour le vétéran californien puisque son vis-à-vis, Jason Kidd, affiche la grande forme depuis plusieurs semaines, l'ancien Net s'étant notamment montré particulièrement à son avantage face aux Blazers. Pas de quoi néanmoins remettre en cause la domination des Lakers sur les lignes arrières, Kobe Bryant oblige. Et ce d'autant plus que la star de L.A. n'aura cette fois pas à s'épuiser à courir après Jason Terry ou Jason Kidd comme il a dû le faire face à Chris Paul au tour précédent. Sans même évoquer Rodrigue Beaubois, qui devrait jouer les utilités pour son retour, Terry pourrait à l'inverser laisser Shawn Marion et DeShawn Stevenson s'occuper du dossier KB24 en défense. Ailiers: avantage Mavericks C'est sans doute l'un des duels clé de la série. Quand bien même Ron Artest et Lamar Odom délaisseront le plus souvent Shawn Marion ou DeShawn Stevenson pour venir épauler l'Espagnol et notamment chasser l'Allemand loin du cercle, l'opposition made in Europe entre Pau Gasol et Dirk Nowitzki tiendra évidemment le haut de l'affiche dans cette série. Opposition de styles avant tout : tandis que l'ancien Barcelonais sert de point de fixation, à l'intérieur, dans l'attaque en triangle des Lakers, Nowitzki, premier atout offensif des Mavs, fuit généralement les combats sous les panneaux pour profiter de son incroyable adresse à longue-distance. Et la forme du moment plaide pour le MVP 2007, près de 52% de réussite aux tirs en saison régulière et, surtout, encore à son avantage face aux Blazers au premier tour alors que Pau Gasol n'a que rarement pu se mettre en évidence face aux Hornets. Intérieur: avantage Lakers C'est sans doute la bonne pioche du dernier été. A peine arrivé à Dallas en provenance de Charlotte, Tyson Chandler a en effet changé la mentalité texane et rempli un vide abyssal au poste 5. Les Mavs savent désormais défendre et l'ancien Bobcat, troisième à l'élection du meilleur défenseur de la Ligue derrière Dwight Howard et Kevin Garnett, n'y est évidemment pas pour rien. Et bonne nouvelle pour Dallas, Chandler pèse désormais également en attaque, notamment à l'extérieur (11,5 points à 67,5% de moyenne) comme en attestent ses 13 rebonds offensifs lors du match 5 du premier tour. Pour autant, l'avantage d'envergure et de poids plaidera en faveur d'Andrew Bynum, qui plus est rassuré sur la bonne santé de son genou droit après une série particulièrement convaincante face aux Hornets. Dans un style similaire, Chandler avait d'ailleurs vécu l'enfer, l'an passé, face à Dwight Howard... Banc: avantage Mavericks Avec Jason Terry, Peja Stojakovic, voire DeShawn Stevenson si Rodrigue Beaubois récupère sa place dans le cinq de départ pour son retour, le banc texan a fière allure. Jet est d'ailleurs bien plus qu'un sixième homme comme en témoignent ses 35 minutes de moyenne par match. Derrière Tyson Chandler, Brendon Haywood peut évidemment donner quelques minutes, mais le manque de profondeur sur le poste 5 demeure la principale faiblesse du collectif des Mavs. Meilleure sixième homme de la Ligue, Lamar Odom est, lui, un peu plus isolé côté californien. Malgré leur pedigree, Matt Barnes et Shannon Brown ont pour l'heure un rôle limité en playoffs et Steve Blake fait souvent le nombre derrière Fisher.. Entraîneur: avantage Lakers Si la perspective d'une sortie triomphale avec un douzième titre NBA ne suffisait pas, les propos tenus il y a quelques semaines par Marc Cuban à l'endroit de Phil Jackson devraient ajouter un surplus de motivation côté californien. Le sulfureux propriétaire des Mavs avait en effet expliqué que l'entraîneur des Lakers n'était que le jouet de Jeannie Buss, la fille du proprio californien. Un jouet qui est devenu depuis deux ans l'entraîneur le plus titré de l'histoire de la Ligue et qui n'a perdu qu'une seule des 56 séries au cours desquelles son équipe a mené. C'est peu dire que les Mavs en général et Rick Carlisle en particulier devront prendre cette demi-finale de Conférence du bon pied. Pour l'heure, l'expérience récente des Mavs en playoffs ne parle pas pour l'ancien coach des Pacers... Verdict : les Lakers en 6 Dirk Nowitzki a prévenu: "les Lakers sont l'équipe à battre". Et la mission risque d'être trop compliquée pour la franchise texane. Plus encore que l'avantage du terrain dont bénéficient les champions en titre, c'est bien l'expérience et la tenue du Big Three Bryant-Gasol-Bynum qui devraient faire la différence, Nowitzki risquant de ne pas suffire...