Prandelli en impose

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Prandelli en impose
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A la tête de la sélection italienne depuis août, Cesare Prandelli est en passe de réussir son pari: reconstruire une équipe arrivant en bout de cycle. S'appuyant sur une nouvelle génération, l'ancien entraîneur de la Fiorentina défie l'Estonie vendredi à Modène, une victoire scellerait quasiment la qualification des champions du monde 2006.

A la tête de la sélection italienne depuis aout, Cesare Prandelli est en passe de réussir son pari : reconstruire une équipe arrivant en bout de cycle. S'appuyant sur une nouvelle génération, l'ancien entraîneur de la Fiorentina défie l'Estonie vendredi à Modène, une victoire scellerait quasiment la qualification des champions du monde 2006. Le printemps touche à sa fin et avec lui le traditionnel grand ménage se termine également en Italie. En moins d'un an, Prandelli a fait place nette. Exit les briscards de 2006 (à l'exception des derniers mohicans Buffon et Pirlo), la Squadra Azzurra s'est offerte un bain de jouvence à la fontaine de Trevi romaine. Avec Prandelli, c'est aussi toute l'Italie qui peut prendre sa chance et non exclusivement les joueurs des quatre historiques (Juve, AC Milan, Inter, Roma). Au sein des 25 joueurs sélectionnés pour ce dernier effort de juin (couplé à un amical contre l'Eire le 7 juin à Liège), on retrouve ainsi des éléments de Bologne (le gardien Viviano), Cagliari (le défenseur Davide Astori), du Genoa (le défenseur Domenico Criscito), de la Sampdoria (le milieu Angelo Palombo) ou encore de Palerme (quatre dont les défenseurs Balzaretti et Cassani). Finis les privilèges, seules les performances sur le terrain comptent, le sélectionneur préférant s'appuyer sur un titulaire régulier, même dans un club relégué en Serie B (Palombo à la Samp' en deuxième division l'an prochain ?), que sur un habitué de la banquette, aussi prestigieuse soit-elle. Pour ce match face à l'Estonie, Prandelli n'a ainsi pas hésité à se priver de De Rossi pour des questions de comportement. Le Barça comme modèle L'ancien boss de la Fiorentina construit et souhaite s'appuyer sur un groupe irréprochable. Cette semaine, les tests physiques se sont ainsi succédés afin d'étudier les conditions des joueurs avant ce dernier match important de la saison, jugé décisif par Prandelli. C'est le match le plus difficile de mon mandat. "La rencontre est cruciale. Et historiquement on souffre toujours quand on joue en juin et septembre", avoue le sélectionneur à la Gazzetta dello Sport. Privé de Balotelli blessé mercredi au camp d'entraînement de Coverciano, Prandelli alignera sans doute le duo Cassano-Rossi en pointe face à une équipe qui lui avait donné du fil à retordre en septembre dernier (victoire 2-1). Sergei Zenjov avait profité d'une erreur de Sirigu pour ouvrir le score pour ce qui demeure le seul but concédé par l'Italie dans ces éliminatoires. L'Estonie a tout du piège avant les vacances, le petit pays balte ayant d'ailleurs surpris la Serbie à Belgrade (3-1). Le chemin est encore long pour construire un véritable collectif et un projet de jeu mais Prandelli a en tête un modèle : le Barça. "Cette équipe fait quelque chose d'extraordinaire. J'espère que cela peut être un exemple pour nos jeunes, c'est un modèle à imiter. En Italie, la philosophie de jeu n'est pas là. Giuseppe Rossi? Qui ne voudrait pas faire partie de cette équipe? J'aimerais pour lui que Giusseppe y aille..." L'actuel attaquant de Villarreal, courtisé par le Barça, est l'un des symboles de cette renaissance. Une marche en avant que Prandelli espère confirmer vendredi avant de s'offrir quelques semaines de vacances.