Pourquoi le PSG peut perdre

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Pourquoi le PSG peut perdre
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LIGUE 1 - Le PSG à la sauce qatari est le favori pour le titre. Mais il y a des écueils à éviter.

Avec son recrutement quatre étoiles et sa nouvelle puissance financière, le PSG va clairement évoluer sur une autre planète en 2011-12. A tel point qu'on peut se demander ce qui pourrait l'empêcher d'être sacré champion de France en fin de saison... Europe1.fr y a réfléchi et a isolé dix raisons, plus ou moins avérées, de trembler pour le PSG.

Parce que les recrues sont arrivées tard. Une somme d'individualités ne fait pas une équipe. Cette tarte à la crème du sport moderne pourrait très bien finir dans le visage du PSG. Avec Mohamed Sissoko et Javier Pastore, le club parisien a attiré deux titulaires potentiels très tardivement. Oubliées les mises en place tactiques d'avant-saison, les deux joueurs vont devoir se faire une place sur le tas.

Parce que Pastore peut se blesser. Si Javier Pastore venait à se blesser, ça ferait mal. Et pas seulement à la jeune pépite argentine. Parce qu'à 42 millions le transfert, le PSG a fait le vœu qu'en plus de l'argent, il y ait la santé. Joueur le plus cher de l'histoire de France, Pastore devra se méfier du traitement tout particulier que devraient lui réserver certains défenseurs de Ligue 1 spécialistes ès tacles appuyés (On ne citera pas de nom). Protège-tibias et assurances recommandés.

Parce qu'il y a deux bons gardiens. La saison dernière, le PSG disposait dans ses rangs de Grégory Coupet et d'Apoula Edel, deux gardiens n°1 bis. Plus bis que 1 d'ailleurs. Cette année, la donne a changé mais pas la problématique. Nicolas Douchez n'est pas arrivé de Rennes pour faire le banc. L'Italien Salvatore Sirigu n'a pas été engagé 3,5 millions d'euros pour jouer les faire-valoir. Bref, la guerre des goals menace encore la capitale.

Un carton pour Paris

Parce qu'il y a des croqueurs dans l'effectif. Ah, l'épisode Nenê de mars dernier... Pointé du doigt pour son individualisme, le Brésilien avait été tancé en direct à la télévision par son propre coéquipier, Guillaume Hoarau, à la mi-temps d'un PSG-Montpellier de triste mémoire (2-0 à la pause, 2-2 à la fin du match). "Je suis le problème" avait ensuite dit Nenê, amoureux du ballon. Alors imaginez avec son alter-ego côté droit Jérémy Ménez et l'artiste Pastore au milieu. On a envie de dire : bon courage aux autres.

Parce que le pouvoir est partagé. Ce sera la semaine prochaine. C'est demain. Ça devait être hier... Visiblement, l'arrivée de Leonardo au poste de directeur général du PSG, sans cesse annoncée, maintes fois repoussée, ne s'est pas faite dans le velours. Et dès les premières négociations de transferts, des dissensions sont apparues entre le Brésilien et Nasser al-Khelaifi, le président du conseil de surveillance, au sujet du recrutement du jeune Marocain Abel Taarabt (Queens Park Rangers). Aujourd'hui, on ignore tout de la marge de manœuvre dont dispose "Leo" par rapport à l'actionnaire qatarien.

Parce qu'Antoine Kombouaré est resté. Exit Colony Capital. Exit Sébastien Bazin. Exit Robin Leproux. Exi...ste Antoine Kombouaré. De l'organigramme de la saison dernière, le technicien kanak est le seul à être resté en poste. Pour combien de temps ? Vu son pedigree et le salaire qui lui est accordé, Leonardo pourrait rapidement décider de mettre un de ses hommes en place. Ou on pourrait lui demander...Allez, dès le premier match nul à domicile, contre Valenciennes ou Brest (au choix), on parie qu'on évoquera un successeur à AK, qui se plaindra ensuite de ne pas être arrivé assez tôt…

Supporters du PSG (930x620)

© Reuters

Parce que les supporters vont vouloir revenir. "Nous, supporters, on sera toujours là". Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que les supporters "historiques" du PSG ne donnent de la voix et ne mettent une gentille pression sur le nouvel actionnaire. C'était à l'Emirates Stadium lors de New York Red Bulls-PSG (1-0), samedi dernier. Même si le plan Leproux a été assoupli, avec la possibilité de s'abonner par groupe de 7 dans les tribunes Auteuil ou Boulogne, le placement aléatoire qui a toujours cours lors des achats à l'unité devrait rester une source d'irritation pour les anciens membres d'associations. Feutrée mais festive ? Chaude mais chantante ? On ignore tout ou presque de l'ambiance au Parc. Et on ne parle pas des déplacements à l'extérieur...

Parce que le mois de novembre existe. En novembre, à Paris, les feuilles tombent et les crises pleuvent. Si le club de la capitale s'est évité la saison dernière un psychodrame automnal, combien de fois par le passé a-t-il laissé échapper des points, voire le titre, lors des premières fraîcheurs. Et, on ne veut pas dire, mais le PSG a recruté très italien cette année...

Parce que le prix du baril peut baisser. Les mauvaises langues le disent, ce sont des pétrodollars qui financent aujourd'hui le PSG. Et si le cours venait à baisser (le Qatar est producteur de pétrole mais aussi de gaz naturel ndlr), les représentants qataris pourraient être tentés de faire des choix, entre le sponsoring du Barça (Qatar Fondation) et la préparation de la Coupe du monde 2022. Le Qatar n'est quand même pas un puits sans fond. Un avenir incertain, voilà ce qui pourrait ruiner les efforts parisiens.

Parce qu'ici, c'est Paris. Et que les tentations de se disperser pour les joueurs sont grandes. Demandez donc à Patrice Loko ou, plus encore, à Ronaldinho. Car oui, un jour, le PSG a compté dans ses rangs le meilleur joueur du monde, et qu'il a fini 11e du championnat (2002-03). La faute aux fêtes. Et la preuve qu'à Paris plus qu'ailleurs, tout est possible. Y compris de ne pas gagner le titre avec un budget transferts de 100 millions d'euros.