Pour Thuram, c'est "malsain"

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Pour Thuram, c'est "malsain"
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Invité dimanche par Telefoot à s'exprimer sur l'affaire des quotas ethniques révélée par Mediapart, Lilian Thuram a expliqué que la bi-nationalité de certains joueurs, soulevée notamment par Laurent Blanc, était selon lui "un faux problème". "Benzema, Nasri, M'Vila jouent avec qui ? Avec l'équipe de France !", a-t-il déclaré.

Invité dimanche par Telefoot à s'exprimer sur l'affaire des quotas ethniques révélée par Mediapart, Lilian Thuram a expliqué que la bi-nationalité de certains joueurs, soulevée notamment par Laurent Blanc, était selon lui "un faux problème". "Benzema, Nasri, M'Vila jouent avec qui ? Avec l'équipe de France !", a-t-il déclaré. "Nous n'avons pas encore de preuves, mais il est clair que nous sommes au coeur d'un scandale." Interrogé dimanche matin dans l'émission Telefoot, Lilian Thuram n'y est pas allé par quatre chemins pour évoquer l'affaire des quotas ethniques révélée par le site Mediapart et qui secoue la FFF depuis quatre jours. Pour l'ancien défenseur des Bleus, champion du monde en 1998 avec l'actuel sélectionneur tricolore Laurent Blanc, le problème de la bi-nationalité de certains joueurs n'en est pas un. "La bi-nationalité, c'est un faux problème puisque les meilleurs joueurs seront toujours retenus par la France, a-t-il déclaré. C'est l'équipe de France qui est prioritaire. Benzema, Nasri, M'Vila jouent avec qui ? Avec l'équipe de France ! C'est un faux problème dès le départ. Et quand vous avez une mauvaise réflexion au départ, vous finissez par donner une mauvaise réponse. Il y a quelque chose de malsain. On parle quand même d'enfants de 12 ou 13 ans qui seraient jugés sur leur double nationalité." S'il refuse pour l'instant de condamner qui que ce soit, malgré la suspension du directeur technique national François Blaquart prononcée samedi, Lilian Thuram a du mal à croire que Mediapart - qui a publié le compte-rendu de la réunion du 8 novembre dernier à laquelle Laurent Blanc, Erick Mombaerts, Francis Smerecki et le DTN ont notamment participé - se trompe dans cette affaire. "J'ai bien peur que ce soit vrai et que l'on soit au coeur de quelque chose de très grave, a-t-il admis. J'ai été déstabilisé. Je me suis dit que c'était faux. J'ai passé des coups de fil, à Noël Le Graët, aux membres de la DTN." Les réponses qu'il a eues ne l'ont visiblement pas rassuré: "Quand est-ce qu'on va sortir de ces préjugés sur les couleurs de peau, comprendre que ce n'est pas parce que vous êtes noir que vous courez plus vite, ou que vous êtes moins intelligent ?"