Pour laisser une trace

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Trois jours après être passés à côté de leur demie face au Portugal (0-2), les Bleuets ont l'occasion de se rattraper samedi face au Mexique pour la petite finale du Mondial U20. Un rendez-vous toujours particulier, où l'emporte souvent l'équipe qui a le mieux digéré la déception. Reste à savoir dans quel état d'esprit seront les Français, dont cette rencontre sera la dernière d'une aventure commune débutée il y a trois ans.

Trois jours après être passés à côté de leur demie face au Portugal (0-2), les Bleuets ont l'occasion de se rattraper samedi face au Mexique pour la petite finale du Mondial U20. Un rendez-vous toujours particulier, où l'emporte souvent l'équipe qui a le mieux digéré la déception. Reste à savoir dans quel état d'esprit seront les Français, dont cette rencontre sera la dernière d'une aventure commune débutée il y a trois ans. S'offrir un beau final. A l'heure de défier le Mexique, tel sera l'objectif, aussi simple à définir que difficile à atteindre, pour l'équipe de France des moins de 20 ans. Avec, au bout, une médaille de bronze en Coupe du monde, une récompense qu'aucune des générations précédentes n'est parvenue à décrocher. Il faut dire que cette cuvée 1991 a pris la bonne habitude de ne jamais repartir bredouille des compétitions auxquelles elle a pris part, depuis le début de son aventure commune en 2008. Ainsi, elle devient cette année-là vice-championne d'Europe des U17, avant d'être sacrée championne d'Europe des U19 l'an passé à Caen. La troisième place serait donc inédite, mais refermerait surtout de la plus belle des façons l'aventure commune de jeunes garçons devenus hommes, ensemble. Confirmer les promesses C'est justement sur cette envie de bien terminer que Francis Smerecki compte s'appuyer pour motiver ses troupes. Surtout, le sélectionneur des Bleuets estime que repartir de Colombie sans distinction serait injuste pour sa troupe, qui a proposé l'un des jeux les plus distrayants du plateau mondial, à défaut d'être toujours maîtrisé. C'est en effet par manque de rigueur que les Français se sont mis seuls en difficulté face au Portugal, concédant deux buts sur coup franc puis sur penalty, avant de buter tant et plus sur le bloc lusitanien, imperméable depuis le début du Mondial. "Si on avait fait un match pourri, à l'envers, on se serait dit qu'arriver dans le dernier carré c'était déjà bien, mais ce n'est pas le cas", déclarait le coach tricolore à l'issue de la rencontre, sur le site de la Fédération française. Une façon de tacler, au passage, le jeu plus que restrictif développé par le Portugal, "à neuf derrière". Le profil mexicain, plus joueur mais aussi plus talentueux, semble a priori convenir davantage à Gueida Fofana et ses partenaires, portés sur le jeu rapide et vers l'avant. Il sera bien temps de regagner ensuite leurs clubs respectifs, et de confirmer toutes les belles promesses entrevues outre-Atlantique. Pour entamer une autre histoire.