Pour Batista, la Copa était pleine

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Pour Batista, la Copa était pleine
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Un an après avoir été nommé à la tête de l'Argentine, Sergio Batista a décidé lundi de démissionner. Le sélectionneur de l'Albiceleste, qui avait succédé à Diego Maradona à l'issue de la Coupe du monde 2010, quitte ses fonctions dix jours après l'élimination de son équipe en quarts de finale de "sa" Copa America par l'Urguay, vainqueur final de la compétition.

Un an après avoir été nommé à la tête de l'Argentine, Sergio Batista a décidé lundi de démissionner. Le sélectionneur de l'Albiceleste, qui avait succédé à Diego Maradona à l'issue de la Coupe du monde 2010, quitte ses fonctions dix jours après l'élimination de son équipe en quarts de finale de "sa" Copa America par l'Urguay, vainqueur final de la compétition. "Sergio Batista n'a pas été limogé." Le porte-parole de la fédération argentine de football Ernesto Cherquis Bialo a vite calmé tout le monde, lundi, au moment d'annoncer le départ de celui qui avait succédé à Diego Maradona. Oui, l'Argentine n'a plus de sélectionneur. Mais non, l'AFA n'a pas pris la décision de s'en séparer. Elle avait pourtant de bonnes raisons de le remercier puisque l'Albiceleste a fait long feu lors de la Copa America 2011, conclue dimanche par la victoire de l'Uruguay en finale contre le Paraguay. Eliminée piteusement dès les quarts de finale, qu'elle n'a failli jamais voir après une phase de poules très poussive ponctuée par une seule victoire contre le Costa Rica (3-0), l'Argentine était favorite de cette compétition, d'autant plus qu'elle l'organisait. Mais jamais Sergio Batista n'est parvenu à faire de toutes les stars qui composaient son groupe une équipe, une vraie. Le rendement limité de Lionel Messi a d'ailleurs parfaitement illustré les difficultés de l'Albiceleste à imposer son football. Censé redonner des couleurs à l'Argentine, également éliminée en quarts de finale de la Coupe du monde 2010, Sergio Batista n'a donc pas fait mieux que son illustre prédécesseur. Signe que le problème est peut-être bien plus profond pour une sélection qui vient d'épuiser là son quatrième entraîneur en cinq ans. Pour succéder à l'ancien milieu de terrain international, champion du monde en 1986, plusieurs noms circulent déjà: Alejandro Sabella, l'ancien coach du club d'Estudiantes, Gerardo Martino, le sélectionneur paraguayen, et Carlos Bianchi, que l'on ne présente plus. Mais quel que soit le nouveau sélectionneur, le chantier qui l'attend est énorme.