Poitiers tombe le champion

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Poitiers tombe le champion
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Le TVB ne réussira pas le doublé. Champions en titre, les Tourangeaux, vainqueurs cette saison de la Coupe du France, ont chuté en finale face à une très belle équipe de Poitiers, au terme d'un match très accroché finalement conclu au tie-break (26-28, 25-20, 25-20, 22-25, 15-13). Battu à trois reprises en finale depuis son premier titre obtenu en 1999, le Stade Poitevin a enfin brisé la malédiction.

Le TVB ne réussira pas le doublé. Champions en titre, les Tourangeaux, vainqueurs cette saison de la Coupe du France, ont chuté en finale face à une très belle équipe de Poitiers, au terme d'un match très accroché finalement conclu au tie-break (26-28, 25-20, 25-20, 22-25, 15-13). Battu à trois reprises en finale depuis son premier titre obtenu en 1999, le Stade Poitevin a enfin brisé la malédiction. La première finale de l'histoire entre les deux nouvelles places fortes du volley tricolore, disputée pour la première fois sous la forme d'un match sec, sans retour ni droit à l'erreur, samedi à Coubertin, a tenu toutes ses promesses. Entre Tours, premier de la saison régulière, et Poitiers, son dauphin au classement, deux équipes qualifiées pour la Ligue des champions, le titre ne s'est joué à rien. Et si Oliver Kieffer, le capitaine poitevin, faisait logiquement du TVB, le champion en titre, déjà vainqueur de la Coupe de France cette saison, le favori de ce match au sommet, les Pictaves ont fait mieux que défendre chèrement leurs chances, dominant les hommes d'Eric Ngapeth au tie-break (26-28, 25-20, 25-20, 22-25, 15-13) pour décrocher le deuxième titre de l'histoire du club, le premier depuis 1999 et trois autres finales perdues (2000, 2007, 2008). Battus à six reprises lors de leurs sept derniers affrontements, les hommes d'Olivier Lecat attaquaient cette finale avec un fort sentiment de revanche, bien décidés, comme toute la saison, de faire fi des difficultés (suspension de Maréchal, blessures de Lopes, Rivera ou encore Kieffer, suppression de deux points au classement et interdiction de recruter, etc.). Une farouche envie d'en découdre qui transpire dès les premiers points, le contre poitevin, guidé par Kieffer en ce début de match, mettant en échec Olteanu et les Tourangeaux pour prendre le large dans la première manche (6-3, puis 15-10 et enfin 18-15). Sur le départ, comme son père, pour l'Italie, Earvin Ngapeth, qui avait promis de ramener le titre à ses supporteurs, initie cependant la révolte tourangelle, symbolisée par ce contre sur Antonin Rouzier dans ce match dans le match, laquelle permet au TVB de remporter ce premier set sur le fil (26-28). Le scénario s'inverse dans la deuxième manche, le bon départ des Tourangeaux (6-3, puis 9-7) étant réprimé par le contre poitevin (11-15) qui met au jour de petites crispations au sein des champions de France en titre malgré l'entrée en jeu de Loïc de Kergret, lequel signe là son dernier match. L'ace de Konecny, le réveil de Ngapeth seront vains, Rouzier bouclant l'affaire sur une énième attaque (25-20). Incroyablement disputée (17-17), le troisième acte bascule définitivement en faveur de Poitiers (25-20) par la grâce de Jean-Philippe Sol, auteur d'une finale pleine (17 points, dont 8 contres et un service gagnant). Mais le TVB n'est pas disposé à abandonner son titre si facilement et recolle au score à l'issue d'un quatrième set finalement perdu par des Poitevins pas assez concentrés, un reproche souvent formulé par Olivier Lecat (22-25). Tout se joue au tie-break, marqué par un aller-retour (3-1 pour Poitiers, puis 5-4 pour le TVB) avant que les Pictaves ne prennent l'avantage, toujours grâce à Sol, mais aussi Rouzier, meilleur marqueur du match (28 points à 24/45, trois contres, un ace) devant Ngapeth (23 points à 18/34, quatre contres, un ace). Le duel entre les deux meilleurs de Ligue A aura tourné en faveur du premier. Comme la finale. Mais que le match aura été beau.