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Souvent animé et généreux en buts, le choc des Olympiques s'affiche dimanche dans un contexte un peu particulier. L'OL, deuxième de L1 et invaincu cette saison, reçoit, pour le compte de la 6e journée, des Marseillais en quête d'un premier succès en championnat. Deschamps espère que ses joueurs débuteront une série après le succès sur le terrain de l'Olympiakos.

Souvent animé et généreux en buts, le choc des Olympiques s'affiche dimanche dans un contexte un peu particulier. L'OL, deuxième de L1 et invaincu cette saison, reçoit, pour le compte de la 6e journée, des Marseillais en quête d'un premier succès en championnat. Deschamps espère que ses joueurs débuteront une série après le succès sur le terrain de l'Olympiakos. "La victoire à Athènes ne nous offre aucune garantie pour le déplacement à Lyon". Benoît Cheyrou n'allait évidemment pas s'emballer, dans les colonnes de La Provence, après la victoire de l'OM face à l'Olympiakos (0-1), mais elle revêt une importance de premier ordre. Avant de s'imposer mardi en Grèce pour l'ouverture de la Ligue des champions, le milieu de terrain et ses compères n'avait gagné aucun match officiel de la saison (3 nuls, 2 défaites), en ne tenant pas compte du Trophée des champions, argument de vente de la LFP pour les droits télévisés. Le but de Lucho en terre hellène a permis aux Marseillais de s'oxygéner quelques jours avant de replonger dans un contexte quasi comparable à celui de sa joute continentale. La formation de Deschamps évoluera hors de ses bases face à un adversaire également engagé en C1. Il y a toutefois fort à parier que l'OM devra contrôler une opposition bien plus coriace que celle offerte par les Athéniens, dont le championnat n'avait pas encore débuté. Les Provençaux sauront-ils justement enchaîner à Gerland ? Deschamps aimerait bien que la victoire de mercredi soit véritablement porteuse d'espoir, au vu du calendrier rythmé proposé à son équipe (5 matches en 15 jours). En attendant dimanche soir, aux alentours de 23 heures, pour juger d'un éventuel déclic, le coach marseillais a enregistré d'autres bonnes petites nouvelles, vraiment bienvenues dans un contexte sensible après cette entame non conforme à celle d'un club désireux de reconquérir le titre de 2009. "DD" peut compter sur le retour d'André Ayew, absent depuis le 28 août (Lille-OM) après une blessure aux adducteurs contractée en sélection ghanéenne, et sur Benoît Cheyrou, douteux en raison des mêmes maux que son coéquipier. Mathieu Valbuena, préservé en Grèce à cause d'une cheville douloureuse, sera également de la partie. Le doute subsistait pour André-Pierre Gignac (inflammations abdominales). 11 points dimanche soir ? Du côté des septuples champions de France, la semaine européenne ne s'est pas mal déroulée non plus, avec le nul ramené d'Amsterdam (0-0), bien que la victoire était à leur portée. Lisandro (rééducation) manque encore aux Gones, mais l'absence du meilleur joueur de l'OL ne change pas l'analyse de Deschamps: "L'absence de Lisandro modifie l'animation offensive, mais c'est une équipe solide, qui défend très bien et qui relance vite vers l'avant avec Briand, Bastos et Gomis. Et puis il y a un gardien en très grande forme... Hugo Lloris multiplie les performances de haut niveau et sa forme du moment pourrait s'avérer encore capitale contre les Marseillais car contrairement à ce que laissent paraître leurs résultats, les Phocéens sont dangereux. C'est du moins l'avis de Garde. "L'OM a redressé la barre en Ligue des champions et je ne m'arrête pas aux résultats et au classement (16e avec 3 points, ndlr). Je regarde le contenu des matches qui ne reflète pas le classement des Marseillais. Ce match sera athlétiquement du niveau d'un match de Champions League", assure l'entraîneur lyonnais, sur le site du club rhodanien. On est totalement certain, en revanche, que huit points séparent les deux équipes avant cette 6e journée et qu'un succès du club de Jean-Michel Aulas constituerait un nouveau coup dur pour son adversaire du soir dans sa course au podium. Une source de motivation supplémentaire ? "On ne s'occupe pas de ce genre de choses. On veut simplement gagner pour nous et nos supporters. Le nombre de points d'écart ne change pas notre approche par rapport à cette rencontre. On fera les comptes plus tard", coupe Kim Källström dans une version très voisine du "C'est à la fin du bal que l'on paie les musiciens". Si cet OL-OM n'a pas beaucoup de chances d'accoucher d'un 5-5 comme le 8 novembre 2009, l'enjeu y sera très fort. Surtout pour les Marseillais.