Plus forts après Bercy

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Plus forts après Bercy
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Le tennis français a brillé à Paris-Bercy. Pour la troisième année de rang, l'un de ses représentants, Gaël Monfils, s'est hissé jusqu'en finale après avoir battu coup sur coup Murray et Federer. Michaël Llodra, tombeur lui de Djokovic et Davydenko, a obtenu trois balles de match en demi-finales contre le futur vainqueur Söderling. Forcément de bon augure à moins de trois semaines de la finale de la Coupe Davis.

Le tennis français a brillé à Paris-Bercy. Pour la troisième année de rang, l'un de ses représentants, Gaël Monfils, s'est hissé jusqu'en finale après avoir battu coup sur coup Murray et Federer. Michaël Llodra, tombeur lui de Djokovic et Davydenko, a obtenu trois balles de match en demi-finales contre le futur vainqueur Söderling. Forcément de bon augure à moins de trois semaines de la finale de la Coupe Davis. La 25e édition du Masters 1000 de Paris-Bercy est à classer parmi les plus exaltantes, et l'une des plus riches pour le tennis français. Si le sacre est revenu à un Suédois, Robin Söderling, jamais plus à l'aise que lorsqu'il foule les courts de la capitale, les Français ont pour la première fois de l'histoire du tournoi placé deux représentants dans le dernier carré. Et ces demi-finales, disputées samedi dans un Palais-Omnisports plein à craquer, ont symbolisé le plus grand moment de la semaine. Les deux beaux perdants, Michaël Llodra et Roger Federer, sont passés à plusieurs reprises à un point de la finale pour le grand bonheur des miraculés Gaël Monfils et Söderling. A un point près - on repense évidemment à ce passing de coup droit manqué par Llodra sur sa deuxième balle de match alors que le court était grand ouvert -, la finale aurait donc pu être 100% française. Ce qui aurait constitué une première dans un Masters 1000 pour lequel, à l'exception du n°1 mondial Rafael Nadal, tous les membres du Top 10 avaient répondu présent. A moins de trois semaines de la finale de la Coupe Davis, difficile de trouver un meilleur timing. "On peut dire que le tennis français se porte bien, juge Llodra, tombeur successif au POPB de John Isner, Novak Djokovic et Nikolay Davydenko, et qui atteint cette semaine le meilleur classement de sa carrière (23e). J'ai acquis de la confiance. C'est l'objectif que je m'étais fixé en arrivant ici. Gagner quatre matches à Bercy c'est fabuleux." Forget y voit plus clair Monfils aussi, pourtant arrivé à Paris un petit peu sur les rotules, a rejoint la Guadeloupe pour quelques jours de vacances avec le moral au beau fixe, malgré sa deuxième défaite consécutive en finale. "Je vais retenir mon mental. Et cette capacité à bien jouer quand je suis bien préparé. Je vais essayer de garder ça pour Belgrade", confiait-il dimanche soir. Tombeur pour la première fois de Federer, et beau vainqueur d'Andy Murray la veille, le nouveau n°1 français, 12e depuis ce lundi à l'ATP, a prouvé qu'il était désormais capable d'enchaîner deux très grandes performances. Sa défaite assez sèche en finale ne doit pas occulter sa formidable semaine au cours de laquelle il a battu un autre membre du Top ten, l'Espagnol Fernando Verdasco, là aussi après avoir écarté des balles de match. Avec ces deux garçons en grande forme, l'équipe de France de Coupe Davis va pouvoir préparer sereinement, à partir de dimanche prochain à Saint-Cyprien, la finale en Serbie. Orphelin de Jo-Wilfried Tsonga, Guy Forget a sans doute trouvé en la personne de Llodra le joueur qui épaulera Monfils en simple. "Mika a marqué des points", admet-il, même si, à l'issue du tournoi, le capitaine tricolore expliquait qu'il faudra attendre de voir le revêtement du court à Belgrade, lequel sera moins rapide que celui de Bercy, pour trancher définitivement. Il est néanmoins difficilement imaginable que Llodra, certain de jouer le double avec Arnaud Clément ou Julien Benneteau, puisse ne pas être aligné le premier jour face à Djokovic qu'il a réussi à écoeurer à Bercy. L'ascendant psychologique a peut-être changé de camp en l'espace d'une semaine.