Piquionne, comme chez lui

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Piquionne, comme chez lui
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Ce mardi, West Ham reçoit Brimingham en demi-finale aller de la Carling Cup. L'occasion pour les Hammers de s'aérer la tête et de penser à autre chose qu'à leur classement en Premier League. Mais cette dernière place en championnat, si elle pourrait coûter sa place à Avram Grant, n'empêche pas Frédéric Piquionne de briller. Meilleur buteur de son équipe, l'ancien lyonnais s'éclate en Angleterre.

Ce mardi, West Ham reçoit Brimingham en demi-finale aller de la Carling Cup. L'occasion pour les Hammers de s'aérer la tête et de penser à autre chose qu'à leur classement en Premier League. Mais cette dernière place en championnat, si elle pourrait coûter sa place à Avram Grant, n'empêche pas Frédéric Piquionne de briller. Meilleur buteur de son équipe, l'ancien lyonnais s'éclate en Angleterre. Ne lui parlez plus de revenir en France. Frédéric Piquionne a trouvé en l'Angleterre la patrie d'adoption footballistique qui lui convenait. Prédécesseur de Bafetimbi Gomis dans le rôle de cible préférée des quolibets de Gerland, le Guyanais s'est refait une santé outre-Manche. D'abord avec Portsmouth, pour une saison galère sur le plan collectif. Mais l'ancien lyonnais a su rebondir à West Ham où il est devenu, en l'espace de quelques mois, l'un des chouchous du bouillant public d'Upton Park, qui apprécie la débauche d'énergie de l'international Français (une sélection en 2007) sur le terrain. "Je me plais en Angleterre. C'est un jeu qui me convient bien. Aujourd'hui, je prends tellement de plaisir que je n'ai pas envie de quitter l'Angleterre et j'ai envie de finir ma carrière ici", assurait Piquionne il y a peu sur les ondes de RMC. Il faut dire que l'attaquant des Hammers a tout pour se plaire en Premier League. Déjà, il joue. Et en plus, il marque. Avec cinq unités au compteur, Piquionne est le meilleur buteur de son équipe, lanterne rouge de Premier League. "Je suis venu dans cette équipe pour ça. Le coach me connaît très bien et m'a fait venir pour jouer. J'espère qu'on va se sauver." Tout le problème est là. Le club londonien, malgré un sursaut à l'automne, paie son début de saison catastrophique et se traîne à la dernière place du classement. Et même si son équipe ne pointe qu'à deux longueurs du 14e, Avram Grant, à l'origine de la venue de Piquionne, qu'il avait eu sous ses ordres à Portsmouth, est évidemment sous la menace. Un intérêt d'Aston Villa? Combien de temps le technicien israélien restera-t-il sur le banc des Claret and Blue ? La presse anglaise prête l'intention aux propriétaires du club, qui rêvaient tout haut de Henry, Beckham et de Stade Olympique en début de saison, de remplacer au plus vite Grant, surtout depuis la correction reçue à Newcastle début janvier (5-0). Le nom de son successeur est déjà trouvé : "Big Sam" Allardyce, mis à la porte de Blackburn il y a un mois. Il y a meilleure manière de préparer une demi-finale de Carling Cup, même si Grant met en avant les bons résultats de son équipe dans la compétition (victoire 4-0 contre Manchester United en quarts). Buteur ce week-end contre Barnsley en Cup (2-0), Piquionne, lui, ne pense pas à tout ça. Alors que son club espère trois recrues, l'attaquant français, ressuscité et certainement tout proche de son meilleur niveau, serait convoité par Aston Villa. Ce qui ne serait pas pour lui déplaire. "Rejoindre Houllier à Aston Villa, pourquoi pas? C'est un entraîneur très reconnu en France et en Angleterre. J'ai lu qu'il y avait des sollicitations, mais il n'y a rien de très concret. Je ne me prends pas la tête. Je pense avoir les jambes pour continuer à jouer au haut niveau. Je ne ferme la porte à rien. Il n'y a pas eu de contact du tout avec Gérard Houllier. On verra bien. Je suis bien à West Ham, ça se passe relativement bien pour l'instant. Je suis là pour aider l'équipe à remonter au classement. Je laisse mes agents s'occuper du mercato." Piquionne ne s'occupe que du terrain. Et ça lui réussit plutôt bien.