Pietrus change d'air...

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Pietrus change d'air...
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...Orlando change de visage. Ce sont deux trades d'envergure qui ont en effet impliqué le Magic, samedi soir. Pas moins de huit joueurs, et non des moindres (Carter, Arenas, Lewis mais aussi Pietrus), qui ont changé d'uniforme. Les Floridiens ont voulu refaçonner une équipe pour concurrencer Miami et Boston à l'Est. Cela se fera donc sans Pietrus, qui file aux Suns.

...Orlando change de visage. Ce sont deux trades d'envergure qui ont en effet impliqué le Magic, samedi soir. Pas moins de huit joueurs, et non des moindres (Carter, Arenas, Lewis mais aussi Pietrus), qui ont changé d'uniforme. Les Floridiens ont voulu refaçonner une équipe pour concurrencer Miami et Boston à l'Est. Cela se fera donc sans Pietrus, qui file aux Suns. Orlando n'a pas fait semblant. Deux gros trades, les plus gros depuis le coup d'envoi de la saison régulière, impliquant plusieurs joueurs plus ou moins proches du cinq majeur floridien, ont été conclus samedi soir. Pendant que Gilbert Arenas arrivait de Washington en échange de Rashard Lewis, le Magic envoyait Vince Carter, Marcin Gortat mais aussi Mike Pietrus (plus trois millions de dollars et un tour de draft) à Phoenix, contre Jason Richardson, Earl Clark, et un ancien de la maison, Hedo Turkoglu. Arrivé à Orlando en 2008, en provenance de Golden State, Pietrus va donc connaître un troisième club en NBA, les Phoenix Suns, qui avaient porté bonheur à un autre ancien palois, Boris Diaw, entre 2005 et 2009. Très ambitieux avant l'ouverture, Pietrus a perdu les faveurs de Stan Van Gundy dès l'entame de la saison, alors que le départ de Matt Barnes vers les Lakers lui laissait entrevoir une place dans le cinq. Raté, le Guadeloupéen n'a pas débuté un seul match de la saison et il se dirigeait vers une impasse. Un transfert vers Phoenix lui offre donc de nouvelles perspectives, plus réjouissantes, même s'il n'est du coup plus garanti que le Français disputera les play-offs. Sur son Twitter, "MP" s'est en tout cas déclaré "très heureux de jouer avec le fameux Steve Nash et de rejoindre les Suns. J'ai hâte d'y être et de faire la connaissance de Charles Barkley... Merci à ma famille d'Orlando, vous allez me manquer". En plus des caviars de Nash, Pietrus devrait se régaler avec le jeu rapide, et souvent en première intention, pratiqué dans l'Arizona depuis l'ère Mike D'Antoni (2003-2008), et prôné également par l'actuel coach, Alvin Gentry. Un rôle de sixième homme, derrière Grant Hill et Vince Carter, lui semble promis. Orlando, le grand chambardement Carter, justement, est la principale "victime" du samedi soir. L'ancienne star des Raptors, huit fois All-star, tournait depuis le début de la saison à 15,1 points par match, son plus petit total depuis son arrivée en NBA en 1998. Le constat est le même pour Rashard Lewis, qui a vu sa moyenne de points chuter cette saison (12,2). Carter, Lewis et Pietrus ont donc été sacrifiés par les dirigeants du Magic, battus par Miami et Boston dans la course à l'armement à l'Est, et déjà distancés au classement. Pour remonter une équipe capable de retourner en finale NBA, comme en 2009, Orlando a donc opté pour le grand chambardement. Aux côtés de Jameer Nelson et Dwight Howard, les patrons de l'équipe, et du musculeux Brandon Bass, préféré à Lewis pour gonfler la raquette floridienne, débarquent donc Jason Richardson, Hedo Turkoglu, et Gilbert Arenas. Au moins l'un de ces trois joueurs devra débuter sur le banc, et, vues les stats de Richardson et l'apport de Turkoglu dans la campagne 2009 du Magic, Arenas semble être tout désigné. L'ancien Wizard se dit prêt. "C'est vraiment un nouveau départ pour moi, a déclaré l'ex Agent Zero, suspendu 50 matches la saison passée pour avoir apporté des armes dans le vestiaire de son équipe. Changer de numéro (du 0 au 1) était déjà un début, là je change de ville et d'équipe. Je me sens frais". Avec Arenas, Orlando dispose d'un vrai facteur X. Et vient surtout de faire un sacré pari, risqué. Gagnant ou pas, il faudra attendre la fin de la saison pour savoir.