Pierre qui roule...

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Pierre qui roule...
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Notre site poursuit sa série de portraits des joueurs de l'équipe de France, sélectionnés pour la Coupe du monde (9 sept.-23 oct.). Aujourd'hui, place à Julien Pierre, le binôme de Lionel Nallet sur la deuxième ligne. Pas forcément très présent sur la scène médiatique, le Clermontois est devenu une pièce maîtresse de Marc Lièvremont depuis seulement un an et demi et le Tournoi 2010.

Notre site poursuit sa série de portraits des joueurs de l'équipe de France, sélectionnés pour la Coupe du monde (9 sept.-23 oct.). Aujourd'hui, place à Julien Pierre, le binôme de Lionel Nallet sur la deuxième ligne. Pas forcément très présent sur la scène médiatique, le Clermontois est devenu une pièce maîtresse de Marc Lièvremont depuis seulement un an et demi et le Tournoi 2010. "Le chameau" a encore soif. Surnommé ainsi en raison d'une blessure qui donne un aspect bosselé à son épaule droite, Julien Pierre va disputer la première Coupe du monde de sa carrière, à 30 ans. Une belle occasion de briller pour cet homme de l'ombre, plus habitué à l'obscurité des combats en mêlée, qu'aux spotlights des médias. Méconnu du grand public, le deuxième-ligne clermontois ne s'est en effet installé chez les Bleus qu'à la faveur du Tournoi 2010, après deux petites sélections en 2007, lorsque le XV de France était allé se faire écrabouiller en Nouvelle-Zélande, sans ses demi-finalistes de la Coupe du monde. Une trajectoire surprenante, qui a d'ailleurs failli ne jamais commencée, puisque en août 2009, le bonhomme est atteint du paludisme, après un voyage en Indonésie. "Il y a eu des complications, et j'ai perdu entre 12 et 15 kilos, explique-t-il à 20minutes. J'ai mis les bouchées doubles une fois que ça allait mieux. J'ai bossé, bossé, bossé, je me suis accroché et finalement ça a payé". Trois mois plus tard, Pierre est en effet sur pieds, et convainc Marc Lièvremont de l'emmener avec lui pour participer au Tournoi 2010. Une enfance passée au zoo des Sables d'Olonne Une arrivée chez les Bleus qui en surprend plus d'un, car le natif de Rodez n'a pas forcément le profil du jeune surdoué à qui tout réussi. Besogneux, joueur de conquête, le joueur formé à La Rochelle fait désormais la paire avec Lionel Nallet, qui joue plus sur son impact. "Au départ, on avait quelques doutes par rapport à son potentiel athlétique au niveau international, a un jour reconnu Marc Lièvremont. Mais d'un joueur de qui on pouvait dire qu'il n'avait pas de grosses qualités, on peut dire aussi qu'il n'a pas de gros défauts". Un profil de l'ombre donc. Un visage aux antipodes de celui qu'arbore l'Aveyronnais dans la vie, volontiers chambreur dans le vestiaire. Amoureux de la nature - c'est d'ailleurs pour aller soutenir la cause des tigres de Sumatra qu'il a attrapé le paludisme en Indonésie -, Julien Pierre a vécu une bonne partie de son enfance dans le zoo des Sables d'Olonne, géré par ses parents. "Tous les ans, je passe au moins une semaine aux Sables. Beaucoup de souvenirs de mon enfance sont liés au zoo, comme quand j'entrais dans la cage des fauves avec mon père. Je suis parti d'ici à l'âge de 12 ans", explique-t-il sur le site de Sud-Ouest. C'est désormais dans la cage de la mêlée que le Clermontois va devoir briller, face aux meilleures équipes du monde. "Plus le niveau s'élève, plus il est à son aise", croit savoir Didier Retière, l'entraîneur des avants de ce XV de France. Une chose est sûre, alors que l'incertitude plane au-dessus d'une première ligne convalescente, les deuxièmes lattes auront un rôle stabilisateur forcément important à apporter. Une mission à la hauteur de Julien Pierre, qui ne compte pas stopper sa trajectoire ascendante aussi facilement... A suivre (Dimanche): Nicolas MAS