Picamoles: "Concentrés à 300 %"

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Picamoles: "Concentrés à 300 %"
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Soulagés de la pression du Top 14, les Toulousains peuvent se consacrer pleinement au défi qui leur est proposé ce dimanche, à Anoeta, face au BO. Un quart de finale de H Cup à l'extérieur, qui promet de mettre à l'épreuve des Champions d'Europe, au sein desquels Louis Picamoles, à défaut de séduire les sélectionneurs du XV de France, s'inscrit aujourd'hui comme l'un des cadres du groupe de Guy Novès.

Soulagés de la pression du Top 14, les Toulousains peuvent se consacrer pleinement au défi qui leur est proposé ce dimanche, à Anoeta, face au BO. Un quart de finale de H Cup à l'extérieur, qui promet de mettre à l'épreuve des Champions d'Europe, au sein desquels Louis Picamoles, à défaut de séduire les sélectionneurs du XV de France, s'inscrit aujourd'hui comme l'un des cadres du groupe de Guy Novès. Louis, cette dernière victoire à Perpignan vous permet-elle d'aborder totalement libéré ce quart de finale de H Cup à Anoeta face au BO ? Elle nous fait du bien au niveau comptable dans le Top 14, mais aussi dans les têtes par rapport au visage qu'on avait pu montrer à Paris, il y a quinze jours, face au Racing. Ça nous permet de préparer ce quart de finale de la meilleure des manières, c'est-à-dire sans se poser de questions sur le Top 14 et d'être concentrés à 300 % sur ce choc. Maintenant, attention à ne pas se reposer sur nos lauriers. On a vu ce qu'on était capables de montrer ces dernières semaines, de manière positive ou négative, donc on sait ce qui nous reste à faire pour bien figurer sur les deux tableaux. Si Guy Novès dit : « Toulon, on s'en fout... », vous, en tant que joueur, vous savez ce que peut donner un match abordé sans pression comme ce fut le cas face au Racing... C'est une question de management, c'est le travail du staff, mais quelques soient les joueurs qui seront alignés ces prochaines semaines, on est sportifs et des compétiteurs avant tout, et on n'aime pas être ridicules sur un terrain. Le staff prendra ses décisions et retiendra les meilleures équipes qu'il pense les plus à mêmes de montrer un beau visage du Stade Toulousain. "De l'extérieur, on peut avoir l'impression d'une équipe starisée..." Les saisons passent et malgré la richesse de l'effectif toulousain, les blessures ne vous épargnent pas. Une fois encore, au regard des ambitions, le Stade aura besoin de tous... Beaucoup d'équipes nous envient notre effectif, mais comme chaque club du Top 14, on subit les aléas des blessures, des méformes et ce qui fait la vie d'un sportif et d'un groupe de haut niveau. Il faut y faire face et c'est une bonne chose que tout le monde ait pu s'exprimer cette saison parce qu'on aura besoin de tout le monde. On le voit encore plus aujourd'hui avec les nombreuses blessures que l'on connaît. Je commence à bien comprendre le fonctionnement ici. De l'extérieur, on peut avoir l'impression d'une équipe starisée, mais on l'a démontré cette année, même sans les internationaux, on a assuré lors des doublons. On a des jeunes avec nous qui nous font beaucoup de bien et répondent présent à chaque fois. J'ai vécu ça à Montpellier et il n'y a pas que les professionnels qui comptent dans une saison, les Espoirs, de temps en temps, viennent donner un coup de main. Ça montre la richesse du club et l'état d'esprit qui est véhiculé. C'est essentiel dans des saisons aussi longues. A cette période de la saison revient évidemment l'éternelle question du doublé. Votre avis sur la question ? Tous ces matches, on a tous envie de les jouer. On a tous à coeur de faire de bons matches de rugby, s'envoyer, d'être solidaires, d'avoir la hargne, ce qui fait qu'on a signé au Stade Toulousain. Pour le moment, on reste engagés sur les deux tableaux, personne n'a envie de galvauder une compétition plutôt qu'une autre. On donnera tout. Il est certain après qu'on a devant nous par rapport à l'année dernière un tableau européen moins favorable dans le sens où, quelques soient nos résultats, à chaque fois ce seront des matches à l'extérieur. Le chemin est plus compliqué, mais ce n'est pas pour autant qu'on mettra moins d'envie ou d'engagement. On a vu ce que ça pouvait donner quand on n'y mettait pas tout ce qu'on avait, donc on est prévenus. Ce qui est sûr, c'est qu'on jouera tout à fond. A commencer par cette revanche de la finale gagnée l'an passé face aux Biarrots... Ça s'annonce très compliqué ; déjà, par le simple fait d'évoluer à l'extérieur. Maintenant, Anoeta a beau ne pas nous réussir jusqu'à présent (deux matches, deux défaites), ça ne reste que des statistiques. Mais c'est du très lourd, ça démarre dès ce week-end face à cette équipe de Biarritz qu'on commence à bien connaître que ce soit en championnat ou sur la scène européenne. Ce BO reste une équipe très difficile à jouer, bourrée de qualités. On joue aussi ce rugby pour vivre ce genre d'évènements. "Etre bon tous les week-ends, peu importe l'enjeu" On imagine que vous n'êtes pas dupes de la lourde défaite des Biarrots à Clermont... Loin de là. On a pu voir nous aussi qu'après être passés à travers, on avait su réagir. Ils sont passés à côté à Clermont, ça arrive, face à des Clermontois, qui avaient besoin de se refaire. Je n'oublie pas qu'ils avaient su réaliser il y a quinze jours une première mi-temps assez bluffante face à Bayonne, déjà à Anoeta. On ne peut pas tenir compte du visage de cette équipe à Clermont, comme je suis persuadé qu'ils ne retiendront pas notre prestation face au Racing. Il faut regarder devant, pas derrière... Ce genre de choc, est-ce dans votre esprit l'occasion de vous montrer aux yeux des sélectionneurs en vue de la Coupe du monde ? Oui, après, ce n'est pas la raison première qui m'a fait signer à Toulouse. Je voulais avant tout avoir l'opportunité de prendre part à ce genre d'évènements. Mais il y a suffisamment de pression et d'excitation liées à la préparation de ces matches qu'on ne va pas en plus s'en rajouter. Il faut être bon tous les week-ends, peu importe l'enjeu, même si ça se rapproche sans doute le plus de ce qui se pratique au niveau international.