Phinney a bien grandi

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Phinney a bien grandi
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Considéré comme l'un des plus grands espoirs du cyclisme mondial, Taylor Phinney a dû patienter jusqu'à ce mois d'août pour remporter un premier succès depuis son passage chez les professionnels en janvier dernier. Le rouleur de la BMC a remporté le prologue de l'Eneco Tour devant Boasson Hagen et Millar. "Maintenant, je suis devenu un vrai pro", dit-il.

Considéré comme l'un des plus grands espoirs du cyclisme mondial, Taylor Phinney a dû patienter jusqu'à ce mois d'août pour remporter un premier succès depuis son passage chez les professionnels en janvier dernier. Le rouleur de la BMC a remporté le prologue de l'Eneco Tour devant Boasson Hagen et Millar. "Maintenant, je suis devenu un vrai pro", dit-il. Taylor Phinney est du genre honnête. Quand il lui est demandé de revenir sur ses premiers mois en tant que professionnel, le prodige américain, 21 ans, n'y était pas allé par quatre chemins. "Je pense que j'ai commis pas mal d'erreurs, et pour être honnête, j'étais vraiment fainéant lors de la première partie de saison. C'est de là que viennent toutes mes blessures. J'ai été stupide. Je ne m'entraînais pas proprement, je ne mangeais pas proprement", avait confié le garçon, originaire du Colorado, à Cyclingnews. On attendait beaucoup de Phinney, qui avait impressionné en 2010 en remportant notamment le titre de champion des Etats-Unis du contre-la-montre. Présenté, à son grand dam, comme le futur Armstrong par certains médias, l'ancien pistard devait franchir un palier en quittant sa formation Livestrong ("filiale" de RadioShack) pour faire le grand saut chez BMC. Gros rouleur, Phinney aura dû attendre le mois d'aout, et le prologue de l'Eneco Tour, pour décrocher enfin son premier succès. La conséquence, selon lui, d'un changement de comportement. "Il y a eu des contretemps comme des soucis aux genoux ou une commotion cérébrale, mais les rendre seuls responsables de mes erreurs ne serait pas honnête, explique-t-il aujourd'hui, dans des propos rapportés par la Dernière Heure. Il a fallu attendre jusqu'en avril que je me rende compte que je devais changer ma manière de vivre et de m'entraîner. Avec l'aide de Max Sciandri, j'ai vraiment travaillé comme il le fallait. Et maintenant, j'en ai eu la première récompense. Maintenant, je suis devenu un vrai pro." Un vrai client même, capable de coller plus d'une seconde au kilomètre à des costauds comme Edvald Boasson Hagen, David Millar ou encore Lars Boom. "Déjà lors de l'échauffement, je sentais que j'allais faire un bon prologue. Mais que je serais le seul sous les 7 minutes, et que la concurrence serait à 7 secondes, je ne l'espérais pas. Il est clair que je vais défendre mon maillot", promet-il. Le deuxième chrono de la semaine, de 14 kilomètres, programmé vendredi, devrait l'y aider. En attendant, Phinney a très faim, et se montre ambitieux pour la fin de saison. "J'ai aussi hâte de disputer la Vuelta, mon premier grand Tour. Là, je veux préparer au mieux le Mondial contre-la-montre. C'est mon objectif principal de la saison."