Petacchi profite des chutes

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Petacchi profite des chutes
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TOUR DE FRANCE - L'Italien a remporté le sprint de la 1ère étape marquée par plusieurs chutes.

TOUR DE FRANCE - L'Italien a remporté le sprint de la 1ère étape marquée par plusieurs chutes. Il n'y a pas d'âge pour briller sur le Tour de France. Hier, c'est Lance Armstrong, quatrième à Rotterdam à bientôt 39 printemps, qui faisait figure de deuxième vainqueur du prologue avec Fabian Cancellara. Dimanche, le grand gagnant est à peine plus jeune, Alessandro Petacchi ayant soufflé ses 36 bougies en tout début d'année. L'Italien a profité de trois chutes successives dans le final de la première étape qui menait le peloton des Pays-Bas à la Belgique pour s'adjuger à Bruxelles sa cinquième victoire sur la Grande Boucle. Une bénédiction pour l'ancien meilleur sprinteur de la planète qui n'avait plus levé les bras sur le Tour depuis 2003, année de ses quatre succès. Entre Rotterdam et Bruxelles, on attendait une première moitié de course difficile avec un fort vent de mer capable de provoquer des bordures. Alberto Contador, piégé l'an dernier en début d'épreuve lors du passage en Camargue, était sur ses gardes. Allait-on assister à une première grande offensive de l'équipe RadioShack, celle de son ennemi Lance Armstrong ? Non. Les seules à animer l'étape se nommaient Lars Boom, Alan Perez et Maarten Wynants, trois courageux partis au kilomètre zéro des rêves plein la tête. Malheureusement pour eux, malgré une avance excédant un temps les sept minutes, les trois fuyards se faisaient rattraper après près de deux cent kilomètres de fugue par un peloton trop bien réglé. Wynants tentait bien de résister un peu plus, rejoint par le champion de Moldavie Alexandr Pliuschin, mais sa tentative échouait elle aussi. Cavendish à terre Dans le peloton, la journée aurait pu être assez tranquille sans une multitude de chutes. L'une d'entres elles, provoquée par un chien en quête de liberté, jetait au sol David Millar et Ivan Basso. Les deux hommes repartaient sans séquelles, ce qui n'est pas le cas du pauvre Adam Hansen dont la clavicule n'a pas tenu le choc. Bien que parvenu jusqu'à la ligne d'arrivée, l'Australien de la formation Columbia ne repartira certainement pas demain matin. L'équipe américaine comptait bien sur cette première étape de pleine pour placer sa fusée Mark Cavendish sur orbite. Mais le Britannique, en quête du maillot vert cette année, a tout fichu par terre. Lui, son vélo, mais aussi certains adversaires dont Oscar Freire en ratant un virage dans les ultimes hectomètres. Ce n'était rien comparé à l'énorme chute collective qui suivait et dont la principale victime n'était autre que le maillot jaune. A terre, Cancellara faisait barrage avec d'autres malheureux et c'est au compte-gouttes que les coureurs essayaient de passer. Devant, les plus chanceux n'étaient plus qu'une trentaine, Petacchi faisait partie de ceux-là. L'Italien évitait un nouveau gadin au moment de l'emballage final, mettant cette fois-ci le Français Lloyd Mondory sur le bitume. Et en costaud, il réglait Mark Renshaw, Thor Hushovd et Robbie McEwen tandis que Mathieu Ladagnous profitait de ce grand ménage pour accrocher la cinquième place. Au soir de cette première étape, le peloton va compter ses bobos. La nervosité des coureurs est bien de mise en ce début de Tour. Et dire que mardi les pavés du Nord les attendent...