Pertes et profits...

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On imaginait, à l'instar de ce que l'on voit depuis le début de l'année, une nouvelle razzia du quatuor Djokovic-Nadal-Federer-Murray à Montréal, lieu cette semaine du sixième Masters 1000 de la saison. Tout faux. Hormis le Serbe, le seul vraiment intouchable (à moins que...), les trois autres ont dévissé totalement, permettant à d'autres joueurs moins cotés d'être à la fête. Tsonga et Monfils, qui joueront leurs quarts de finale dans la nuit de vendredi, en profitent.

On imaginait, à l'instar de ce que l'on voit depuis le début de l'année, une nouvelle razzia du quatuor Djokovic-Nadal-Federer-Murray à Montréal, lieu cette semaine du sixième Masters 1000 de la saison. Tout faux. Hormis le Serbe, le seul vraiment intouchable (à moins que...), les trois autres ont dévissé totalement, permettant à d'autres joueurs moins cotés d'être à la fête. Tsonga et Monfils, qui joueront leurs quarts de finale dans la nuit de vendredi, en profitent. En publiant "Le gang des quatre" sur le site en début de semaine, nous pensions être dans le vrai. Que la rentrée des quatre boss de l'ATP après un mois de coupure allait remettre les choses à leurs places. Inutile de dire que nous avons eu tout faux. Le sixième Masters 1000 de la saison, le premier des deux estivaux de la tournée américaine, déjoue tous les pronostics. Pour la première fois de l'année, il n'y aura dans le dernier carré d'un tournoi de cette valeur qu'un seul des quatre premiers mondiaux. Bien loin d'Indian Wells (Djokovic, Nadal, Federer), Miami (Djokovic, Nadal, Federer), Madrid (Djokovic, Nadal, Federer) et Rome (Djokovic, Nadal, Murray) où trois des quatre meilleurs joueurs étaient au rendez-vous du dernier carré. Et à Monte-Carlo, épreuve zappée par Novak Djokovic, Rafael Nadal et Andy Murray avaient aussi atteint ce cap. A Montréal, seul Djokovic a répondu présent. Ses trois poursuivants au classement ATP n'ont pas réussi à gagner deux matches de suite. Quand ce n'est pas aucun pour Rafael Nadal et Andy Murray, boutés hors du tournoi par Ivan Dodig et Kevin Anderson ! L'élimination de Roger Federer, un tour plus loin, est moins rocambolesque puisque survenue contre le 16e joueur mondial, ancien top ten, Jo-Wilfried Tsonga. L'excuse, pour les cadors, du manque de compétition, un mois après leurs dernières apparitions sur le gazon de Wimbledon, est acceptée. Mais on doute qu'ils pensaient devoir la sortir avant même que les choses sérieuses ne débutent dans la ville québécoise. Djokovic sur la route des Français A ce petit jeu-là, Djokovic se frotte les mains. Parce que lui, la coupure ne lui a pas coupé les pattes. S'il n'a pas été un modèle de régularité lors de ses deux premières sorties, Nikolay Davydenko et Marin Cilic n'ont pas réussi à lui prendre un set. Voilà sa route dégagée pour aller conquérir un cinquième titre en Masters 1000 cette année, une performance jusque-là jamais réalisée. Et il est déjà certain de conforter son nouveau fauteuil de leader puisque ses principaux adversaires auront perdu de gros points dans l'histoire. Désormais plus favori que jamais à la succession d'Andy Murray au palmarès, le Serbe voit se dresser face à lui sept outsiders qui, tous, se mettent à croire en l'exploit étant donné les circonstances. Parmi eux, deux Français. Tsonga donc, tombeur de Federer pour la deuxième fois en moins d'un mois et demi, et Gaël Monfils, passé par un trou de souris jeudi contre Viktor Troicki. Ils peuvent regretter de se trouver dans la partie de tableau de Djokovic, Monfils défiant d'ailleurs le n°1 mondial dans la nuit juste après que Tsonga n'affronte Nicolas Almagro, tombeur hier de Richard Gasquet. Mais qui sait, Montréal n'a peut-être pas fini de sourire aux sans grade.