Perdus par l'arbitre...

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Perdus par l'arbitre...
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Sans jamais en faire la raison principale de leur défaite samedi, à Twickenham (17-9), les joueurs du XV de France, dans leur grande majorité, avouaient toute leur perplexité, pour ne pas dire plus, face à l'arbitrage de l'Irlandais M. Clancy sur les phases de mêlée fermée et de jeu au sol.

Sans jamais en faire la raison principale de leur défaite samedi, à Twickenham (17-9), les joueurs du XV de France, dans leur grande majorité, avouaient toute leur perplexité, pour ne pas dire plus, face à l'arbitrage de l'Irlandais M. Clancy sur les phases de mêlée fermée et de jeu au sol. "Il y a pas mal de secteurs dans lesquels on a été sanctionnés. Les explications, je les ai surtout demandées en mêlée." Thierry Dusautoir, en bon capitaine, a bien tenté samedi, au plus fort de la bataille d'Angleterre menée par ses troupes, de solliciter l'éclairage d'un George Clancy, l'arbitre de ce "crunch", sur les zones d'ombre d'un arbitrage qui a laissé bon nombre d'observateurs interdits. Difficile de trouver en effet une cohérence dans les décisions prises par l'Irlandais, remplaçant au pied levé du Néo-Zélandais Steve Walsh, premier nommé pour ce choc, notamment dans le domaine de la mêlée fermée. L'arme n°1 de l'équipe de France a ainsi eu toutes les peines à donner sa pleine mesure, enregistrant sans vraiment parvenir à en saisir les raisons cette soudaine inflation de pénalités à son intention. "Comment imaginer qu'après avoir été si peu pénalisés dans ce secteur en deux ans, on se mette soudain à tricher...", questionne Lionel Nallet. Pour Marc Lièvremont, lui aussi sondé sur le sujet, mais nettement moins sur la réserve que son capitaine, la ligne de conduite de M. Clancy ne suit aucune logique: "Ça, il faudra le demander à George Clancy parce que j'avoue que moi, je n'ai rien compris, ni sur la mêlée, ni sur le jeu au sol. Je ne vais surtout pas dire que c'est la faute à l'arbitre, mais je n'ai absolument rien compris." Yachvili: "Pas un arbitrage maison, mais presque..." Un à un, les acteurs tricolores de ce revers frustrant, mais logique à la fois, vont confirmer ce sentiment d'incompréhension. A l'égard de ce fonctionnaire de 34 ans qui, s'il arbitrait le "crunch" pour la première fois en douze ans de carrière, a dirigé les équipes françaises à de nombreuses reprises en Coupe d'Europe, officié même dans le Top 14 dans le cadre d'échanges entre Fédérations - Bayonne-Biarritz (19-22) cette saison - et avait laissé un bon souvenir aux Bleus, vainqueurs (22-13) de l'Ecosse en 2009 sous ses ordres. Sébastien Chabal, lui, à l'image de son coach, préfère mettre l'intéressé devant ses responsabilités: "Ça, il faut le demander à l'arbitre parce que dans notre camp, je crois que personne ne comprend trop les décisions. Avant de lâcher, plus compréhensif: Mais on sait que la mêlée est toujours compliquée à arbitrer et aujourd'hui, ça a été dans le sens des Anglais." Le Racingman, comme pour mieux illustrer la roublardise anglaise en mêlée fermée, va même jusqu'à regretter la sortie sur blessure de l'expérimenté Andrew Sheridan: "Je pense qu'on aurait préféré que Sheridan reste sur le terrain parce que lui au moins pousse dans l'axe, droit, et les décisions de l'arbitre en auraient été facilitées..." Au lieu de quoi ce ne fut que confusion... Dimitri Yachvili, aux premières loges pour en juger, va plus loin et lâche: "Je ne dirais pas que ça été un arbitrage maison, mais presque. On ne dépend jamais de l'arbitrage, mais il y a eu quelques pénalités litigieuses." Si l'Angleterre n'a pas volé son succès, les Bleus auraient apprécié pouvoir disposer de leurs meilleures armes. A les entendre, ils n'en avaient pas la possibilité...