Pénible Arsenal

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Pénible Arsenal
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Tombeur de l'Olympiakos, 2-1, mercredi soir en Ligue des champions, Arsenal ne convainc toujours pas. Privés de Robin Van Persie au coup d'envoi, les hommes d'Arsène Wenger ne se sont donc pas vraiment rassurés avant le derby face à Tottenham, alors que leur prochain rendez-vous européen les enverra au Vélodrome, face à des Marseillais leaders de ce Groupe F.

Tombeur de l'Olympiakos, 2-1, mercredi soir en Ligue des champions, Arsenal ne convainc toujours pas. Privés de Robin Van Persie au coup d'envoi, les hommes d'Arsène Wenger ne se sont donc pas vraiment rassurés avant le derby face à Tottenham, alors que leur prochain rendez-vous européen les enverra au Vélodrome, face à des Marseillais leaders de ce Groupe F. Ce n'est pas encore le retour au "boring, boring Arsenal" d'antan, mais le football "champagne" d'Arsenal ne semble déjà plus qu'un lointain souvenir. Et ce n'est pas la poussive victoire acquise mercredi soir en vingt minutes face à l'Olympiakos (2-1), quatre jours après un succès un peu plus rassurant face à Bolton (3-0), qui viendra bouleverser cet état de fait. Alors, certes, Robin van Persie, capitaine et meilleur joueur de cette équipe, était sur le banc au coup d'envoi en prévision du derby de dimanche face à Tottenham. Aaron Ramsey et Gervinho étaient eux aussi préservés, alors qu'Abou Diaby ou encore Tomas Rosicky sont toujours blessés. Des absences qui n'expliquent pas toutes les difficultés rencontrées par les Londoniens pour venir à bout d'une équipe grecque finalement assez limitée. Autre absent, Arsène Wenger, qui purgeait en tribunes son deuxième et dernier match de suspension, a tout de même pu relever un motif de satisfaction dans cette rencontre. Celui de voir sa jeune recrue Alex Oxlade-Chamberlain (18 ans), ouvrir son compteur européen de fort belle manière, là où ses aînés Marouane Chamakh et Andreï Arshavin manquaient cruellement de réalisme. Déjà buteur la semaine dernière en Carling Cup face à Shrewsbury (3-1), la nouvelle pépite annoncée des Gunners trouve donc l'ouverture dès la 8ème minute de jeu. "AOC" se joue de la défense grecque et réalise même un une-deux bien involontaire avec Torodisis avant de croiser intelligemment sa frappe (1-0). C'est ensuite André Santos qui parvient à doubler la mise et ouvrir son compteur sous ses nouvelles couleurs. L'arrière gauche brésilien tente de servir Chamakh, le ballon lui revient dessus et il réussit, dans un angle fermé, à tromper Franco Costanzo pour la deuxième fois de la soirée (2-0, 20e). La barre de Torodisis Un avantage en trompe l'oeil, puisque ce sont bien les joueurs du Pirée qui avaient pris le meilleur départ dans cette rencontre. La plus grosse opportunité de cette entame est ainsi à mettre à l'actif de Rafik Djebbour, qui voit sa frappe repoussée par Mikel Arteta sur sa ligne (13e). Et c'est un autre Espagnol qui va alors redonner espoir aux visiteurs. David Fuster, premier en action sur un centre en retrait de Ljubomir Fejsa (3e), réduit le score en toute logique, après un corner joué rapidement par Ariel Ibagaza et à la réception duquel il se retrouve absolument seul pour placer sa tête piquée (2-1, 27e). Les Gunners encaissent le coup et vont continuer à subir les assauts de leurs adversaires, se contentant principalement de contres qui auraient pu faire mouche avec un peu plus d'application et de précision. Chamakh et Arshavin rivalisent de maladresse ou de malchance, comme lorsque le Russe trouve la transversale sur un centre à destination du Marocain (55e). Et si Mikel Arteta manque d'aggraver le score en fin de match (81e), on retiendra surtout cette frappe du gauche enroulée par Vasilis Torodisis (63e), une tentative qui vient s'écraser sur la barre transversale d'un Wojciech Szczesny visiblement battu. Un score heureux pour des Gunners qui iront défier au Vélodrome des Marseillais leaders de ce Groupe F le 19 octobre. Et comme les Marseillais n'ont pas non plus été malheureux...