Pendant ce temps, Beauxis...

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Pendant ce temps, Beauxis...
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Boudé par Marc Lièvemont dans la liste des sélectionnés pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, Lionel Beauxis a débuté lundi sa nouvelle carrière toulousaine. Après cinq saisons au Stade Français, le Tarbais aspire plus que jamais à se relancer sous les ordres d'un Guy Novès convaincu de son potentiel. Avec en point de mire un retour au sein du XV de France.

Boudé par Marc Lièvemont dans la liste des sélectionnés pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, Lionel Beauxis a débuté lundi sa nouvelle carrière toulousaine. Après cinq saisons au Stade Français, le Tarbais aspire plus que jamais à se relancer sous les ordres d'un Guy Novès convaincu de son potentiel. Avec en point de mire un retour au sein du XV de France. Lionel Beauxis a troqué le rose et les maillots improbables de Max Guazzini pour se parer du rouge et du noir des Champions de France toulousains. A 25 ans, l'ouvreur international effectue depuis lundi ses premiers pas sous ses nouvelles couleurs. "C'est comme une rentrée des classes, avoue-t-il avec son éternel sourire timide. On est excités, mais on a aussi un peu peur." D'un Stade à l'autre, Beauxis a tourné le dos à un Stade Français en plein marasme, au bord du gouffre, pour intégrer les rangs du club référence à l'échelle de l'Hexagone, voire même de l'Europe. Un défi repoussé l'an passé alors que le joueur restait lié au club de la capitale pour une saison, mais auquel il ne pouvait cette fois décemment pas renoncé. "J'avais envie de revenir dans le sud, souligne le Tarbais, cité par 20minutes.fr, cinq ans après avoir quitté son cocon palois pour Paris. Quand une équipe comme Toulouse vous appelle, on ne crache pas dessus." De ses cinq saisons parisiennes, Beauxis ramène dans ses valises un Brennus, conquis en 2007, mais aussi l'étiquette d'un joueur au talent immense que son séjour dans la capitale n'aura pourtant pas permis, comme beaucoup l'espérait, de faire exploser... Et c'est dans la Ville Rose, où Guy Novès croit plus que jamais en son potentiel, que le champion du monde des moins de 21 ans en 2006 entend se relancer. Novès: "Je suis accro à ce genre de joueurs" Novès, s'il n'a pas hésité à se séparer de David Skrela (31 ans) ou de Frédéric Michalak (28 ans), est persuadé que Beauxis, placé en concurrence frontale avec le Néo-Zélandais Luke McAlister après l'avoir été à Paris avec... Skrela et Juan Martin Hernandez, a les épaules pour devenir le nouveau maître à jouer du Stade. "Il a une grosse marge de progression, apprécie le manager toulousain. Comme Jean-Marc Doussain, il sera ici dans les meilleures conditions pour passer à la vitesse supérieure. On verra si le pari est gagnant et si on le retrouve en équipe de France." S'il aspire forcément à compléter un palmarès qui manque pour l'heure d'ampleur, la nouvelle recrue toulousaine vise forcément ce retour chez les Bleus qu'il n'a plus fréquenté depuis deux ans et la dernière de ses quinze sélections face à l'Australie en juin 2009. "Cela fait partie de mes objectifs", confirme-t-il. En attendant, Beauxis entend "faire (son) petit nid" au pied du Capitole, faire sien le système de jeu du Stade qu'il juge "plus instinctif" qu'à Paris, lui, que l'on a eu tendance, parfois à raison, à réduire à son seul jeu au pied, fut-il exceptionnel. "Il a aussi des qualités physiques extraordinaires, renchérit un Novès dithyrambique: Je suis accro à ce genre de joueurs. Maintenant, il faut notamment améliorer sa technique." Avec un tel supporter, Beauxis pourrait bien finir par forcer sa nature...