Pellegrini, merci Lucas !

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Pellegrini, merci Lucas !
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De Laure Manaudou à Federica Pellegrini, Philippe Lucas reste le sorcier du 400m nage libre, dont l'Italienne, tenante du titre, est devenue à nouveau championne du monde dimanche, à Shanghai. Une distance sur laquelle Camille Muffat en bronze s'offre sa première médaille mondiale. Plus de déception pour Yannick Agnel, 6e du 400m nage libre, et Hugues Duboscq, privé de finale sur 100m brasse.

De Laure Manaudou à Federica Pellegrini, Philippe Lucas reste le sorcier du 400m nage libre, dont l'Italienne, tenante du titre, est devenue à nouveau championne du monde dimanche, à Shanghai. Une distance sur laquelle Camille Muffat en bronze s'offre sa première médaille mondiale. Plus de déception pour Yannick Agnel, 6e du 400m nage libre, et Hugues Duboscq, privé de finale sur 100m brasse. 400m nage libre (D): Pellegrini reste la meilleure Les résultats à la loupe Bien qu'orpheline de son mentor de toujours, Alberto Castagnetti, décédé en 2009, Federica Pellegrini reste la reine incontestée du 400m nage libre. Capable de conserver dimanche, à Shanghai, son titre de Championne du monde, la Transalpine, désormais entraînée par Philippe Lucas, a tenu dès la fin de sa course, écrasée en 4'01"97, reléguant ses rivales à plus de deux secondes, à saluer son entraîneur bodybuildée: "C'est un grand succès, dont je suis particulièrement heureuse, a commenté "La" Pellegrini au micro de France 2. "Depuis un an et demi, c'était très difficile. C'est grâce à Philippe que j'ai réussi à remporter cette finale." Présent à ses côtés, Lucas, lui, rendait hommage à son prédécesseur italien: "Il faut penser à tous les gens qui travaillent avec elle, parce que c'est tout un staff, il y a son précédent entraîneur, M. Morini, et puis le regretté Alberto Castagnetti pour qui il faut avoir une pensée. Aujourd'hui, si elle ici, c'est grâce à lui." Six mois après l'officialisation de la collaboration avec la star italienne, Lucas, s'il savoure ce retour au premier plan, ne peut s'empêcher de décortiquer la finale: "Je connaissais certaines filles, je savais comment elles nageaient tactiquement. On a mis des choses en place et puis elle (Pellegrini) a respecté les choses. Après, c'est la vérité du bassin. Ça s'est passé comme il fallait, elle a bien géré, elle a fait un dernier 150 où elle ne se désunie pas, elle est relâchée, elle a de l'amplitude." Avec Pellegrini, Lucas a trouvé une championne à sa dimension: "Quand tu es championne du monde et que tu remets ton titre en jeu, ce n'est pas simple. Remettre le couvert deux fois de suite, ce n'est pas facile. C'est une belle victoire. Elle le mérite amplement." Pour la première fois médaillée au niveau mondial, Camille Muffat en bronze (4'04"06) appréciait ce résultat, même si la Niçoise à 5 centièmes de l'argent de la championne olympique, Rebecca Addlington (4'04"01), semblait espérer mieux encore. "Même si j'aurais pu faire mieux, ça reste un premier podium mondial et ce n'est pas rien, commentait-elle au micro de France 2. C'est vrai qu'on a des schémas de course un peu différent, je pensais pouvoir nager plus vite, mais nager une finale de championnats du monde, c'est autre chose." L'élève de Fabrice Pellerin de mesurer au passage le chemin parcouru depuis un an: "Pendant des années, je réalisais de très bonnes choses dans l'année, mais je n'arrivais pas à concrétiser au niveau international. Depuis l'été dernier, aux championnats d'Europe, c'est différent"." La conclusion pour Philippe Lucas: "Une fille comme Muffat était vraiment dangereuse et sera pour moi la favorite du 200." Et si Lucas le dit ! 400m nage libre (M): Agnel rate son pari Les résultats à la loupe Alors qu'il avait délaissé le relais 4x100m pour se consacrer pleinement à ses objectifs individuel et notamment au 400m, distance sur laquelle le Niçois est Champion d'Europe, Yannick Agnel a dû se contenter dimanche, à Shanghai, d'une 6e place en 3'45"24, à bonne distance de son record de France (3'43"85). "J'ai donné tout ce que j'avais, commentait le protégé de Fabrice Pellerin au micro de France 2. J'ai fait ma course dans mon coin, au côté de nageurs pas forcément prétendants. Et ça s'est joué de l'autre côté..." Alors qu'il s'était promis de ne pas partir trop vite afin de garder de l'énergie pour l'emballage final, Agnel a, malgré lui, pris la poudre d'escampette pour suivre le Tunisien Oussama Mellouli, parti très vite dans le couloir voisin. Le Niçois est ainsi passé en tête à mi-course et était encore troisième à 100 mètres de l'arrivée. "Il faudrait inventer le 300m comme course", plaisantait-il à l'arrivée. "Je gère mal et je peux m'en vouloir de ce côté là." Placé à la ligne d'eau 7, loin des deux Asiatiques Park (1) et Sun (4), Agnel n'a pas pu calquer sa course sur la leur. A ses côtés, Sébastien Rouault, spécialiste des grandes distances, bon dernier (8e en 3'47"66), admettait son manque d'aptitudes sur ce 400m: "Je suis sur un rythme un peu en-dessous. Sur la fin, je manque de vitesse et de puissance." Et le Mulhousien de rendre hommage au vainqueur du jour: "Park a fait une grande course." 50m papillon (M): Manaudou chatouille Cielo Les résultats à la loupe La "famille Manaudou" sera bien représentée lundi en finale du 50m papillon avec les présences conjuguées non seulement de Frédérick Bousquet, mais aussi de Florent Manaudou, le frère cadet de Laure, impressionnant dans sa demi-finale au contact du Brésilien Cesar Cielo. "C'est super, j'étais venu pour une finale, je suis qualifié et en plus je réalise un bon temps, ce n'est que du bonheur et il n'y a maintenant plus rien qui peut m'arriver, s'enthousiasmait au micro de France 2 le jeune nageur de 24 ans, candidat déclaré à un podium. Le temps peut peut-être me faire viser un podim, mais il faut être réaliste..." Mais d'avouer tout de même: "Si je fais une bonne course, ça peut faire quelque chose." Bousquet, lui, pouvait savourer: "C'était mon objectif d'accéder à la finale, sur une course dense que je n'ai pas vraiment préparée, et je suis vraiment très heureux de disputer cette finale et en plus en famille" 100m brasse (M): Faux départ pour Duboscq Les résultats à la loupe A bientôt 30 ans, Hugues Duboscq n'a pas entamé au mieux ses Mondiaux de Shanghai, où dimanche le Havrais, pourtant vice-champion du monde en titre sur la distance, a échoué dans sa tentative d'atteindre la finale du 100m brasse. Crédité seulement du 12e chrono en 1'00"56, loin, très loin du Norvégien Alexander Dale Oen (59"37), auteur d'une performance pleine d'émotion au lendemain du drame d'Oslo, le triple médaillé olympique accusait le coup. "J'ai complètement coincé sur la fin, plus de jus, plus rien, reconnaissait-il au micro de France 2. Je suis peut-être parti un peu vite par rapport à mes capacités, mais je sens vraiment que les appuis me manquent sur la fin." Il lui faudra retrouver toutes ses sensations pour tenter de briller sur 200m brasse. Relais 4x100m (D): Les Pays-Bas gardent leur bien Les résultats à la loupe On attendait avec impatience le duel au sommet entre les Etats-Unis et les Pays-Bas en finale du 4x100m nage libre féminin. Il aura tenu toutes ses promesses, avec une victoire dans les derniers mètres de Dekker, Kromowidjojo, Veldhuis et Hemskeerk, les Hollandaises (et ses deux représentantes du Cercle des nageurs de Marseille) en 3'33"96. Le dernier 100m de Femke Heemskerk aura eu raison des Américaines, 2e en 3'34"47. Le podium est complété par l'Allemagne (3'36"05).