Pellegrini, comme un malaise...

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Pellegrini, comme un malaise...
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La troisième journée des championnats d'Europe en petit bassin a été marquée ce samedi par la crise d'angoisse de Federica Pellegrini, en pleine série du 400 m nage libre. L'Italienne, contrainte à l'abandon, laisse finalement le titre à la Hongroise Mutina. Un malaise - le troisième dans sa carrière - qui interpelle, alors que la championne olympique du 200 m nage libre avait annoncé vouloir s'aligner sur quatre distances aux Jeux olympiques de Londres.

La troisième journée des championnats d'Europe en petit bassin a été marquée ce samedi par la crise d'angoisse de Federica Pellegrini, en pleine série du 400 m nage libre. L'Italienne, contrainte à l'abandon, laisse finalement le titre à la Hongroise Mutina. Un malaise - le troisième dans sa carrière - qui interpelle, alors que la championne olympique du 200 m nage libre avait annoncé vouloir s'aligner sur quatre distances aux Jeux olympiques de Londres. Soudain, Federica Pellegrini s'est arrêtée. Au terme des six premières longueurs de ce 400 m nage libre, l'Italienne de 22 ans est sortie du bassin avant de s'effondrer dans les bras de son entraîneur. Une scène étonnante qui n'est pourtant pas une première dans la carrière de la double championne du monde (200 m et 400 m l'an passé à Rome). Par deux fois, Federica Pellegrini a en effet déjà été contrainte à l'abandon. A Gênes tout d'abord, en novembre 2008 lors des championnats d'Italie en petit bassin, où la tout juste championne olympique du 200 m s'écroule en plein 800 m, devant être secourue. Un mois plus tard, le même phénomène se produit lors d'une compétition à Viterbe. La batterie d'examens médicaux ne concluant qu'à un problème d'hyperventilation, lié à de l'asthme. La nageuse, elle, avait évoqué des crises d'anxiété. Le phénomène ne s'était pas reproduit depuis, notamment durant une saison 2009 qui l'avait vu remporter le titre mondial sur 200 m et 400 m chez elle, à Rome. Mais l'Italienne avait toutefois renoncé au 800 m, jugé trop traumatisant. Pas le cas ce week-end à Eindhoven, où son retour sur la distance lors d'une grande compétition s'est soldé par un nouveau titre vendredi. L'enchaînement 400-800 aurait t-il réveillé stress, angoisse et fatigue respiratoire ? Difficile d'y répondre, mais le programme de Pellegrini devra peut-être évoluer durant les prochaines semaines. Un programme jugé démentiel L'automne dernier, la mort de son entraîneur Alberto Castagnetti l'avait en effet poussé à un défi jugé insensé: se présenter sur 100, 200, 400 et 800 m nage libre aux Jeux olympiques de Londres, les derniers de sa carrière. "Oui, c'est fou", avait jugé l'ancienne rivale de Laure Manaudou lors d'une conférence de presse. "Mais Alberto y croyait. C'est assez pour moi. C'était notre secret. Je n'ai pas dit que je vais gagner quatre médailles d'or. Mais j'irai pour essayer". La santé de l'actuelle recordwoman du monde du 200 m et 400 m nage libre pourrait désormais l'inciter à plus de prudence... Même si sa participation au relais 4x50 m 4 nages cet après-midi a pu rassurer les observateurs, Federica prenant sa part dans le gain de la médaille de bronze. Son abandon a en tout cas ouvert la voie à la Hongroise Mutina, sacrée sur 400 m nage libre. La journée a également été marquée par le doublé russe sur 100 m nage libre messieurs, Danili Izotov devançant Evgeny Lagunov. Les Bleus ont eux souffert, avec une seule qualification pour une finale, celle de Sophie De Ronchi. La Marseillaise a réalisé le 3e temps des demi-finales du 100 m brasse avant de caler en finale du 100 m 4 nages, terminant 5e. Christophe Lebon n'a lui pas pu suivre le rythme en finale du 200 m papillon, terminant 8e et dernier à plus de 2 secondes de l'Autrichien Dinko Jukic.