Payet, symbole du renouveau

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Payet, symbole du renouveau
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La spontanéité et l'efficacité. L'arrivée de Dimitri Payet en équipe de France résume bien le renouveau qui entoure les Bleus version Laurent Blanc. Au-delà du rajeunissement, l'ambiance est plus légère, l'envie est revenue et le fond de jeu commence doucement à se mettre en place. L'attaquant stéphanois loue l'accueil qui lui a été réservé par ses coéquipiers et envisage de s'installer durablement en Bleu.

La spontanéité et l'efficacité. L'arrivée de Dimitri Payet en équipe de France résume bien le renouveau qui entoure les Bleus version Laurent Blanc. Au-delà du rajeunissement, l'ambiance est plus légère, l'envie est revenue et le fond de jeu commence doucement à se mettre en place. L'attaquant stéphanois loue l'accueil qui lui a été réservé par ses coéquipiers et envisage de s'installer durablement en Bleu. Tout va très vite pour Dimitri Payet. Transformé depuis le début de la saison, l'attaquant stéphanois, meilleur buteur de Ligue 1, a explosé au point de toquer à la porte de l'équipe de France. Il a fait mieux que cela en remplaçant Karim Benzema samedi face à la Roumanie. Une entrée gagnante pour Payet qui s'est distingué par sa spontanéité habituelle et une confiance hors norme. Hoarau et Blanc ont à peine eu besoin de lui glisser de "ne pas me mettre de pression et de faire ce qu'il sait faire", le résultat n'a pas traîné. En à peine 7 minutes de jeu, il s'est créé une véritable opportunité de but avant de mystifier la défense adverse pour offrir une passe décisive à Yoann Gourcuff dans les arrêts de jeu. De quoi lui faire tourner la tête ? Absolument pas ! A l'évocation de cette première au Stade de France, il répond: "C'était impressionnant, même si on s'y était entraîné la veille ce n'était pas pareil". Une première qu'il aura finalement trouvé agréable. Et pour cause, si les Bleus ont longtemps rongé leur frein devant le but de Pantelimon, ils ont fini par frapper à deux reprises. Sur le deuxième but, Payet a fait la différence. Une passe décisive qui suffit amplement à son bonheur. "Je ne me fixe pas l'objectif de marquer. C'est plus valorisant que de marquer, je ne me focalise pas sur le but car sinon cela peut faire déjouer. Le plus important, c'est d'être décisif", glisse-t-il à l'évocation d'un premier but en Bleu. Chaque chose en son temps donc. De toute manière au rythme effréné qui l'accompagne cette saison, cela ne devrait pas tarder... Acclamé par le public, félicité par Blanc L'avenir proche, il l'espère forcément sous la forme d'une titularisation à Metz mardi face au Luxembourg. S'il botte évidemment en touche lorsque la question lui est posée, avouant du bout des lèvres "bien sûr j'ai envie de jouer", il a tout de même une idée assez précise de ce qui attend son équipe. "Il faudra être patient, ne pas s'énerver pour ne pas s'exposer aux contres, les bouger et essayer de marquer vite", avance-t-il avant d'évoquer comme solution supplémentaire "des tirs de loin et passer par les côtés car dans l'axe il y aura beaucoup de monde". Du monde, il y en a également à ses côtés. Car Payet admet avoir "reçu beaucoup de textos à l'issue de ce succès devant la Roumanie. Il a également été chaleureusement félicité par ses coéquipiers, à commencer par Yoann Gourcuff. Un Stéphanois dans les bras d'un Lyonnais c'est une belle image", rigole-t-il. Une intégration rapide qui constitue "une surprise" à ses yeux "comme si cela faisait des années que je suis là alors que ce n'était que ma première sélection." Payet, acclamé à son entrée par le public, possède également l'appui de son sélectionneur qui confie: "Depuis le début de la saison il est en grande forme et il le doit à son club. Il est très adroit devant le but et peut marquer du droit ou du gauche, ce qui fait sa force." De là à lui offrir encore plus de temps de jeu mardi face au Luxembourg, il n'y a qu'un pas qu'on franchirait volontiers.