Paturel s'est fait sa place

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Paturel s'est fait sa place
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Alors que Chambéry s'apprête à disputer la finale de la Coupe de France, samedi, face à Dunkerque, Philippe Gardent pourra une nouvelle fois compter sur la révélation chambérienne de la saison, Pierre Paturel. Issu du centre de formation, le pivot savoyard a en effet su profiter des blessures pour se faire sa place au sein de la défense. En attendant mieux.

Alors que Chambéry s'apprête à disputer la finale de la Coupe de France, samedi, face à Dunkerque, Philippe Gardent pourra une nouvelle fois compter sur la révélation chambérienne de la saison, Pierre Paturel. Issu du centre de formation, le pivot savoyard a en effet su profiter des blessures pour se faire sa place au sein de la défense. En attendant mieux. Un mal pour un bien. Si Bertrand Roiné a manqué toute la deuxième partie de saison après sa blessure au tendon d'Achille, sa blessure a permis à un autre joueur de se mettre en valeur au sein de l'effectif dirigé par Philippe Gardent. A 22 ans, Pierre Paturel, membre du centre de formation, s'est ainsi fait sa petite place. "J'avais fait toute la préparation avec les pros, et quelques matches en première partie de saison. Mais depuis janvier, j'ai joué quasiment tous les matches en défense", confie le jeune pivot, pur produit de la formation savoyarde. "J'ai débuté le hand tout petit parce que mes parents faisaient du hand. Ils ne m'ont pas spécialement poussé, j'y suis allé tout seul à force d'être sur les terrains", explique-t-il. Après des débuts à Bonneville, en Haute-Savoie, le bonhomme a suivi le chemin traditionnel, qui l'a mené au Pôle Espoir de Chambéry, puis au centre de formation du club, jusqu'à la Ligue des champions disputée cette année. "C'est vraiment un niveau au-dessus. Physiquement c'est vraiment très dur. Pour moi qui ne faisait que la défense, je sortais crevé. Je n'imagine même pas pour ceux qui font attaque et défense", raconte le néophyte. "Bercy, ça va être génial !" Une compétition qui lui a toutefois permis de jouer face à sa référence, Marcus Ahlm, le pivot suédois de Kiel. "J'ai toujours été fan de lui. C'est assez bizarre de se frotter à des mecs comme ça. Ce sont vraiment des pivots de classe internationale", sourit-il. Un niveau qu'il n'a pas encore atteint, lui qui continuer de progresser, notamment aux côtés de Xavier Barachet, déjà chez les Bleus. "Je parle beaucoup avec lui, notamment sur ce que Didier Dinart a pu lui apprendre. Mais il y a aussi Laurent Busselier, qui aide beaucoup les jeunes". En attendant, Pierre Paturel marque peu à peu les esprits, puisqu'il a même été élu meilleur joueur du mois de mars par les supporters. "C'était une très grosse surprise. Normalement, quand on joue en défense, les gens ne nous voient pas trop. En plus je suis jeune et je viens d'arriver. Ça fait vraiment plaisir", raconte le défenseur, qui ne se voit toutefois pas comme un joueur uniforme à l'avenir, lui qui devrait prochainement signer son premier contrat pro: "J'aimerais bien faire attaque et défense, mais pour le moment, je ne pense pas pouvoir rivaliser avec Grégoire (Detrez), qui est l'un des meilleurs pivots en France". Pour cela, le jeune homme compte d'ailleurs bien se lester de quelques kilos de muscles, pour prendre un peu d'épaisseur. "C'est au programme de l'été". Avant cela, il y a cette finale de Coupe de France face à Dunkerque. "On avait pour objectif de gagner quelque chose cette saison. On a perdu le championnat, maintenant on n'a pas le droit de se louper. Comme le président nous l'a dit, «Une finale ça ne se joue pas, ça se gagne», explique le pivot, tout heureux de jouer à Bercy. Ce sont des souvenirs de gosse quand j'allais voir l'équipe de France y jouer. Ça va être génial !".