Patriots-Eagles, les paris de l'été

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Patriots-Eagles, les paris de l'été
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On savait les New England Patriots et les Philadelphia Eagles amateurs de jolis coups, cette année ne fait pas exception à la règle, une semaine après l'ouverture d'un marché des transferts NFL totalement fou. Avec l'arrivée de stars comme Chad Ochocinco, Nnmandi Asomugha ou encore Albert Haynesworth, les deux franchises se placent déjà comme de sérieux favoris au Super Bowl, à cinq semaines du lancement de la saison régulière.

On savait les New England Patriots et les Philadelphia Eagles amateurs de jolis coups, cette année ne fait pas exception à la règle, une semaine après l'ouverture d'un marché des transferts NFL totalement fou. Avec l'arrivée de stars comme Chad Ochocinco, Nnmandi Asomugha ou encore Albert Haynesworth, les deux franchises se placent déjà comme de sérieux favoris au Super Bowl, à cinq semaines du lancement de la saison régulière. Devenus cet été les deux coaches les plus indéboulonnables de NFL (après le départ de Jeff Fisher des Tennessee Titans), avec plus de dix ans passés à la tête de leur franchise respective, Andy Reid (Philadelphia Eagles) et Bill Belichick (New England Patriots) continuent de démontrer que leur réputation n'est plus à faire. Les deux hommes ont en effet pour habitude de frapper des grands coups pendant l'intersaison, en signant les joueurs libres les plus réclamés sur le marché ou en relançant des stars clairement sur le déclin. C'est ainsi Andy Reid qui n'avait pas hésité à signer le très critiqué Michael Vick en 2009, au lendemain de ses deux ans de prison, pour organisation de combats de chiens. Arrivé en simple doublure de Donovan McNabb et Kevin Kolb, l'ancien quarterback des Falcons est depuis devenu le titulaire indiscutable de la franchise, éjectant ses deux concurrents hors de Pennsylvanie. Autre joueur de grand calibre, Randy Moss avait lui trouvé une nouvelle jeunesse chez les Patriots de Belichick. Perdu du côté d'Oakland, après un début de carrière tonitruant, le receveur avait constitué en 2007 une des paires les plus complémentaires avec Tom Brady, écrasant toutes les statistiques et échouant seulement au Super Bowl, après un bilan de 18 victoires en autant de matches. Une rentabilité qu'il n'aura jamais retrouvée sitôt parti de Foxborough. Cet été, le principal coup du marché s'appelle sans doute Nnamdi Asomugha. Joueur des Raiders d'Oakland depuis 2003, le cornerback représentait la principale attraction de cette intersaison. Une attraction à côté de laquelle les Philadelphia Eagles ne pouvaient pas passer. Un contrat de cinq ans et 60 millions de dollars pour arracher l'un des meilleurs défenseurs de la NFL aux Dallas Cowboys et aux New York Jets. Déficitaire l'année dernière, le poste de CB a d'ailleurs été très considéré par les Aigles cette dernière semaine avec l'arrivée du jeune mais déjà Pro-Bowler Dominique Rodgers-Cromartie, en provenance des Arizona Cardinals. Deux renforts qui pourraient toutefois signifier la fin de l'aventure à Philly d'Asante Samuel, pourtant un des meilleurs intercepteurs de l'histoire et drafté par... les New England Patriots. Ochocinco va s'adapter au style des Patriots Arrivé en tant que doublure de Michael Vick, l'ancien Titan Vince Young ne s'y trompe d'ailleurs pas, en voyant déjà les Philadelphia Eagles comme une "Dream Team". Au vu des autres renforts (les defensive end Jason Babin, ex-Titans, et Cullen Jenkins, ex-Packers) ou des stars déjà présentes (Michael Vick, DeSean Jackson, LeSean McCoy), difficile de lui donner tort. Loin de jouer la surenchère sur le marché des agents libres, les New England Patriots ont eux privilégié les échanges et surtout les signatures de stars devenues indésirables. Premier d'entre eux, le transfuge des Washington Redskins, Albert Haynesworth. Physiquement impressionnant mais parfois considéré comme fainéant, le defensive tackle était devenu un vrai poison pour son ancienne franchise, gangrénant l'ambiance dans le vestiaire du haut de son contrat stratosphérique de 100 millions de dollars. Les Patriots ont d'ailleurs pioché dans les caractères bien trempés cet été, en amenant des Cincinnati Bengals le receveur Chad Ochocinco. Joueur chevronné et cible de choix pour Tom Brady, un an après le départ de Randy Moss, l'homme est aussi connu pour être un peu trop gourmand et réclamer exagérément tous les ballons. Un trait de caractère que le principal intéressé promet de changer au sein de sa nouvelle écurie. "Je resterai toujours le même. Mais je sais que les choses se passent d'une certaine manière ici, avait-il déclaré en conférence de presse. En bon caméléon, je vais m'adapter à la 'façon de faire Patriot', celle qui est synonyme de victoire." Malgré l'arrivée de ces deux bombes à retardement, les Pats corrigent en tout cas un problème d'expérience qui leur avait fait défaut l'an passé en playoffs et peuvent résolument prétendre à jouer de nouveau les premiers rôles dans la conférence américaine. Verra-t-on une affiche New England-Philadelphie pour le 46e Super Bowl ? Sur le papier, l'idée peut plaire. Elle récompenserait en tout cas deux des entraîneurs les plus audacieux et les plus respectés de la NFL.