Pastore, un phénomène

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Pastore, un phénomène
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Le détonateur, c'est Javier Pastore ! Le milieu de terrain argentin est une petite perle qui n'a pas fini de faire briller le Paris-Saint-Germain. Encore une fois, dimanche au Parc des princes face à Lyon (2-0), en clôture de la 9e journée de L1, Pastore a été décisif en inscrivant le premier but de son équipe. A seulement 22 ans, l'international argentin séduit par ses qualités et son humilité. C'est un crack, assurément.

Le détonateur, c'est Javier Pastore ! Le milieu de terrain argentin est une petite perle qui n'a pas fini de faire briller le Paris-Saint-Germain. Encore une fois, dimanche au Parc des princes face à Lyon (2-0), en clôture de la 9e journée de L1, Pastore a été décisif en inscrivant le premier but de son équipe. A seulement 22 ans, l'international argentin séduit par ses qualités et son humilité. C'est un crack, assurément. Si les statistiques ne peuvent pas tout dire du jeu, elles représentent parfaitement l'influence de Javier Pastore sur le jeu du Paris-Saint-Germain: six matches, cinq buts, deux passes décisives et un penalty provoqué. Véritable tube de l'été, il participe grandement au renouveau du leader du championnat, dont il est la star. Et il ne s'agit pas là de se référer au montant de son transfert (42 millions), mais bien de son influence sur le jeu de son équipe. Il s'est adapté à une vitesse éclair et promène, depuis, son aisance technique sur tous les terrains de Ligue 1. "C'est le joueur qu'il fallait à Paris, confirmait Zinedine Zidane dimanche à Canal+. Depuis le début de saison, il a démontré qu'il était intéressant dans le jeu en marquant des buts et en faisant des passes décisives (...) Il est bien à Paris, il faut le laisser jouer. Les supporters sont contents de le voir jouer sous les couleurs parisiennes." A peine quelques mois à Paris et "Zizou" l'encense, Platini le compare à Zidane... Les plus grands semblent déjà l'adouber, alors que son histoire vient à peine de débuter. Il faut dire qu'il a tout pour lui: de la technique à revendre, une vision du jeu, la qualité de passes qui va avec. Et pour ne rien gâcher à l'histoire, il fait profil bas, bosse dur et marque. Le Parc, c'est chez lui Face à Lyon, dimanche, il n'a tout fait parfaitement. Durant le premier acte, il aura tout de même envoyé un pointu détourné sur le poteau de Lloris (20e). Un premier avertissement, avant le but qui a changé la donne. Sur une ouverture de Bodmer en profondeur, il déborde Koné et vient tromper Lloris au premier poteau (1-0, 65e). Un nouveau but superbe qui a enflammé le Parc des princes et mis son équipe sur orbite. Jean-Michel Aulas, sur le site de l'OL, a reconnu la qualité des Parisiens: "C'est un match qui s'est joué sur pas grand-chose, sur un exploit de Pastore. Le PSG a confirmé la dimension de ses joueurs et a eu la réussite au bon moment. Le meilleur a probablement gagné." Une réussite amplement provoquée par Pastore, intenable depuis ses débuts parisiens. "Ce sont trois points importants, je suis ravi qu'on soit premiers en jouant bien, jubile-t-il sur le site du club parisien. Mon but ? C'est un super but (il rigole). Non, c'est un joli but, décisif pour le match. C'est bien pour l'équipe, on espère que tout va se poursuivre comme ça." Poursuivre sur cette lancée et même sans doute faire mieux, puisque si le soliste fait déjà des ravages, ses coéquipiers commencent à se mettre au diapason. C'est notamment le cas de Nenê, qui semble oublier ses envies trop personnelles pour faire à nouveau briller les autres, ou encore de Jérémy Ménez, qui commence à élargir sa palette en défendant davantage. Le collectif parisien est encore en rodage, mais le PSG est déjà seul en tête du championnat. Et avec Pastore, c'est parti pour durer.