Pastore s'est (un peu) lâché

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Pastore s'est (un peu) lâché
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Javier Pastore s'est livré pour la première fois depuis son arrivée en France, à l'occasion d'un entretien publié lundi dans les colonnes de So Foot. L'Argentin admet son coup de moins bien, mais n'hésite pas non plus à rejeter une part de la faute sur ses coéquipiers. S'il évoque un certain malaise, le maître à jouer du PSG ne semble pas non plus abattu et croit en l'avenir, dans une ville qu'il apprécie.

Javier Pastore s'est livré pour la première fois depuis son arrivée en France, à l'occasion d'un entretien publié lundi dans les colonnes de So Foot. L'Argentin admet son coup de moins bien, mais n'hésite pas non plus à rejeter une part de la faute sur ses coéquipiers. S'il évoque un certain malaise, le maître à jouer du PSG ne semble pas non plus abattu et croit en l'avenir, dans une ville qu'il apprécie. Ce n'est pas un scoop, Javier Pastore n'est plus au top. Après un début de saison tonitruant sous le maillot du PSG, l'Argentin a fait peine à voir lors des derniers matches, une série qui a globalement débuté à Bordeaux (1-1) il y a pile un mois. L'ancien Palermitain s'est confié, dans un entretien croisé avec Angel Cappa, son ancien coach à Huracan, publié lundi dans les colonnes de So Foot. Détonant, et surtout humain, enfin, pour celui qui n'avait jamais vraiment délié sa langue jusqu'ici. "Si je fais le pressing tout seul ou si je suis le seul à faire un appel, ça ne sert à rien. Pour l'instant, on est encore en rodage." Le passage est presque soft, au regard de ce que Pastore a pu confier par rapport à ses partenaires. "Souvent, j'essaie de me démarquer pour ouvrir le champ à un autre coéquipier, ou pour recevoir le ballon dans une zone où je pense que je peux être décisif... Mais il y a aussi beaucoup de fois où je bouge et où il ne se passe rien, parce que mes coéquipiers ne me suivent pas." Sans se démonter, l'homme aux 42 millions d'euros cite ses deux partenaires du milieu de terrain, et juge leur travail. "Ménez et Nenê jouent très linéaire, ils repiquent moins vers l'axe et moi je n'arrive pas à trouver d'espaces au milieu. Quelque part, on est devenu prévisible..." Pour autant, cet entretien n'est pas non plus un cahier de doléances, qui ne laisserait apparaître que de la déprime. "Je ne me sens pas bien" Avant tout basée sur la vision de Cappa par rapport à "son fils", comme l'appelle l'ancien technicien, l'interview montre aussi que Pastore croit en l'avenir. "Je suis sûr qu'on va retrouver notre niveau du début de saison." La vie parisienne semble aussi attiser sa curiosité. Sans excès, bien sûr ! "Mes amis picolent tous. Du coup, je suis toujours celui qui conduit au retour (...) Il y a tellement de choses à apprendre ici. Le théâtre, le cinéma, l'opéra. Ça va me faire grandir. Voir et parler de football ne suffit pas." Quant à la pression populaire, la star argentine ne la ressent pas plus que ça, puisqu'il dispose déjà d'éléments de comparaison. "C'est plus tranquille qu'en Italie ou en Argentine. Ici, les gens me disent "Oh Pastore !", et ils s'en vont. Il y a un truc qui m'est arrivé plein de fois, c'est qu'ils me demandent une photo, je leur dis de venir, et ils me disent: "Non, non, toi tout seul !" En Italie, ils t'embrassent, te prennent dans leurs bras, ils te secouent, ils prennent 10 photos." Même topo concernant la situation de son entraîneur, qui ne l'ébranle pas plus que ça. "Quand tu as joué à Palerme, rien ne peut te surprendre. Là-bas, on a eu Zenga, puis un autre, et ensuite Delio Rossi. Ils ont viré Rossi, et deux mois après ils l'ont fait revenir. Pour moi, c'est normal !" Officiellement, le contexte ne joue donc pas sur son moral, ni sur son niveau. Mais... "C'est vrai que je ne me sens pas bien. Je n'ai pas l'impression de pouvoir exprimer mes qualités comme je le voudrais." Même s'il admet en avoir l'habitude, Pastore doit encore apprendre à jongler avec les statuts, qui se font aussi vite qu'ils s'écroulent. En Italie comme à Paris.