Pas de miracle pour les Bleus

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Pas de miracle pour les Bleus
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Après avoir survécu à la phase de poules puis au barrage, l'équipe de France a calé en quarts de finale de l'Euro 2011 face à la Serbie. Méritants dans le premier set, les hommes de Philippe Blain ont peu à peu baissé de régime pour s'incliner en quatre manches (32-30, 25-20, 23-25, 26-24). Mais, un an après le fiasco du Mondial italien, les Bleus ont donné l'impression de revivre. Même si le chemin de Londres sera semé d'embuches...

Après avoir survécu à la phase de poules puis au barrage, l'équipe de France a calé en quarts de finale de l'Euro 2011 face à la Serbie. Méritants dans le premier set, les hommes de Philippe Blain ont peu à peu baissé de régime pour s'incliner en quatre manches (32-30, 25-20, 23-25, 26-24). Mais, un an après le fiasco du Mondial italien, les Bleus ont donné l'impression de revivre. Même si le chemin de Londres sera semé d'embuches... Rome est désormais loin des rétroviseurs de l'équipe de France. Mais Londres est encore très éloignée de ses phares. Débarquée en Autriche avec la noble ambition de redevenir une équipe un an après avoir explosé en Italie, la troupe de Philippe Blain a donné l'impression d'avoir retrouvé une âme lors de l'Euro 2011. Suffisant pour se hisser en quarts de finale de la compétition. Pas encore pour espérer rivaliser avec les meilleurs. Vainqueurs de la Turquie en barrage la veille, les Bleus n'ont pas tenu la distance jeudi face à la Serbie, laquelle se hisse dans le dernier carré en compagnie de la Russie, de la Pologne et de l'Italie. Que du lourd ! Pierre Pujol et ses hommes, septièmes de cet Euro, ont eux rendez-vous du 22 au 27 novembre pour un tournoi de préqualification olympique à six, dont seul le gagnant aura encore une chance de voir Londres l'été prochain... Autant dire que le rêve olympique tricolore passera par des chemins de traverse dont seuls les plus motivés s'en sortiront. De ce qu'ils ont montré, Earvin Ngapeth en tête, lui qui s'était mis hors-jeu de l'équipe de France un an plus tôt en Italie, les Français semblent avoir être prêts à ces sacrifices. Leur pénitence pour avoir dérapé contre la Belgique alors qu'une victoire leur aurait permis de décrocher un ticket direct pour le tournoi de qualification continental l'année prochaine (du 8 au 13 mai en Bulgarie). Même si depuis ce match, comme Philippe Blain l'avait prédit, l'équipe de France est montée en puissance pour livrer son meilleur match de la semaine contre les médaillés de bronze mondiaux. Et pourtant, Rouzier... Ça n'a pas suffi. Et pourtant, tout était là, ou presque, dans le jeu tricolore : une réception digne (3 erreurs sur 86), un service dégrippé (17 sur 100) et un Antonin Rouzier enfin réveillé ! N'aura manqué qu'un peu plus de présence au bloc (6 contre 13 aux Serbes) pour essayer de faire dérailler Ivan « le Terrible » Miljkovic, le colosse serbe au bras de bucheron, meilleur marqueur du match avec 29 points. Car la différence s'est faite là : au bloc, un secteur de jeu grâce auquel les Serbes, guidés par Dragan Stankovic, six blocs à lui tout seul (autant que la France !), ont su revenir dans la première manche alors que Rouzier prenait feu. Quatre balles de set d'un côté, quatre de l'autre, mais c'est du côté serbe que la pièce est retombée après une belle demi-heure de volée (30-32). Si le déchet serbe permet à la France de faire la course en tête dans la deuxième manche (7-6), ça ne dure pas. Miljkovic fait parler ses biceps, Rouzier connaît quelques ratés et la Serbie renverse la vapeur (7-11). Un écart qui tiendra jusqu'au bout (20-25). Dos au mur, les Bleus repartent au combat, avec Benjamin Toniutti à la passe et José Trèfle, moins percutant que face à l'Italie mais toujours armé de son porte-bonheur, pour preuve cet ace, lui dont le service est pourtant le point faible (19-14). Tuiai (14 points) au relais, Ngapeth (16 points) capable de fulgurance, la France tient sa manche (25-23). Pas le match que ce diable de Miljkovic se fait un devoir de boucler rapidement en assommant Jean-François Exiga et ses coéquipiers de ses coups de patte (26-24). Les Bleus sont sonnés. Se relèveront-ils à temps pour les Jeux ?