Pas de miracle pour Gasquet

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Pas de miracle pour Gasquet
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Pour la huitième de fois de suite, Richard Gasquet s'est incliné contre Roger Federer (6-2, 7-5), vendredi, en demi-finale du tournoi de Dubaï. Le Français a pourtant eu sa chance dans la seconde manche puisqu'il menait 5-3, mais il a finalement laissé le n°2 mondial rejoindre en finale Novak Djokovic, pour une revanche de la demi-finale de l'Open d'Australie, remportée par le Serbe.

Pour la huitième de fois de suite, Richard Gasquet s'est incliné contre Roger Federer (6-2, 7-5), vendredi, en demi-finale du tournoi de Dubaï. Le Français a pourtant eu sa chance dans la seconde manche puisqu'il menait 5-3, mais il a finalement laissé le n°2 mondial rejoindre en finale Novak Djokovic, pour une revanche de la demi-finale de l'Open d'Australie, remportée par le Serbe. Richard Gasquet n'est donc pas venu mettre son grain de sable dans le désert en privant les spectateurs du tournoi de Dubaï de la finale rêvée entre les deux meilleurs joueurs du plateau, Roger Federer et Novak Djokovic. Une affiche d'autant plus alléchante qu'elle constituera une revanche de la demi-finale de l'Open d'Australie, qui avait souri au Serbe. On a connu pire comme bande-annonce. Gasquet, donc, n'était pas de taille pour empêcher ces retrouvailles haut de gamme. Le victoire du Biterrois contre Gilles Simon avait pourtant laissé entrevoir quelques belles promesses, qui n'auront que trop peu été confirmées. Evidemment, au regard du classement, il est logique de voir le 2e joueur mondial dominer le 28e, surtout que le score (6-2, 7-5) n'indique pas un match à sens unique. Il ne l'a pas tout le temps été d'ailleurs, surtout dans la seconde manche. Car dans le premier set, Gasquet, malgré une première balle de service au rendez-vous, est resté aimanté aux bâches du fond du court. Trop facile pour le Suisse, qui en profitait pour avancer à chaque balle courte et régaler l'assemblée de ses amorties maisons. Dos au mur, déjà, après les 30 petites minutes de la première manche, Gasquet s'est enfin décidé à visiter les lignes blanches du court. Toujours capables de coups de très grande classe, le Biterrois, plutôt en bon terme avec son revers, jouait, tout simplement. Et par enchantement, il breakait Federer pour mener 5-3, en toute logique. La suite ? Les quatre derniers jeux en faveur du Suisse, sans que l'on sache vraiment si c'est le Français qui a déjoué, ou si c'est son adversaire qui était trop fort. C'est au fond ça, le mystère des huit défaites de rang de Gasquet contre Federer. Djokovic, 11 victoires, 0 défaite Novak Djokovic, lui, est toujours invaincu en 2011. Lauréat du premier tournoi du Grand Chelem de la saison, l'Open d'Asutralie, aux dépens d'Andy Murray, le Serbe poursuit sa série de victoires cette semaine à Dubaï. Sa dixième victime de l'année (*) a pour nom Tomas Berdych, obligé de jeter l'éponge en demi-finale ce vendredi, alors qu'il était mené dans la troisième manche (6-7, 6-2, 4-2, Ab). Le Tchèque souffre semble-t-il de la cuisse gauche, qu'il s'était fait masser à la fin du deuxième set. Toujours est-il que Berdych accumule les mauvais souvenirs contre le « Djoker ». Depuis sa victoire contre le Serbe à Wimbledon, sur le chemin de sa première et unique finale en Grand Chelem -laquelle coïncide d'ailleurs avec le début d'une certaine phase descendante pour le Tchèque-, le 7e joueur mondial a rejoué trois contre Djokovic. Pour autant de défaites dans des grands rendez-vous : en demi-finale de Coupe Davis, au Masters, et à l'Open d'Australie. Celle-ci, à condition que sa blessure ne soit pas trop grave, devrait être la moins douloureuse pour Berdych. Double tenant du titre, Djokovic défendra donc sa couronne à Dubaï, et les 500 points qui vont avec, si précieux dans sa course à la 2e place mondiale contre Federer. Ce sera justement contre le Suisse... Djokovic le sait, il risque de devoir montrer autre chose que depuis le début de la semaine où, comme la plupart des autres joueurs, il a du mal à trouver son rythme sur le dur de Dubaï. La première manche contre Berdych a ainsi été un florilège de fautes directes, notamment en revers, de la part du Serbe, qui a fini par logiquement céder, sur la cinquième balle de set contre lui. Son niveau de jeu? En un mot, le sien, "une catastrophe". Djokovic, heureusement, s'est repris dans le deuxième set. Bien plus proche de la machine implacable qu'il était à Melbourne, le Serbe a semblé par miracle plus en jambes, plus proche de la balle à chaque coup, et a fortiori plus précis dans ses intentions. En panne de première (32%), Berdych, peut-être déjà handicapé par sa cuisse, n'a pas pesé bien lourd durant la suite du match, avant de jeter l'éponge quand l'issue devenait inéluctable. (*) Djokovic a gagné ses onze premiers matches de l'année, dont deux contre Berdych.