Parra: "Il faut baisser la tête..."

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Parra: "Il faut baisser la tête..."
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Voici les principales déclarations recueillies ce samedi, à l'hôtel romain des joueurs d'un XV de France, défait (22-21) pour la première fois de son histoire dans le Tournoi par l'Italie de Nick Mallett et du capitaine azzurro, Sergio Parisse.

Voici les principales déclarations recueillies ce samedi, à l'hôtel romain des joueurs d'un XV de France, défait (22-21) pour la première fois de son histoire dans le Tournoi par l'Italie de Nick Mallett et du capitaine azzurro, Sergio Parisse: Thierry DUSAUTOIR (3e ligne et capitaine du XV de France): "C'est surtout de la déception parce qu'on passe complètement à coté du match. On a été dominé sur les phases de combat du début à la fin, malheureusement, c'est une défaite logique. Dans l'ensemble, on est tous conscient qu'on a été loin d'être à la hauteur. On n'a surtout pas réussi à relever le défi du combat, en défense, on a souvent reculé sur les impacts, en attaque, on a peu franchi la ligne. Le rugby est un sport de gagne-terrain, on n'a pas réussi à le faire, eux avaient plus de convictions dans ce qu'ils faisaient. J'ai senti surtout une équipe d'Italie qui nous était supérieure dans tous ces domaines." Morgan Parra (demi de mêlée du XV de France, sur France 2): "On a vécu une première mi-temps compliquée, où on a peut-être manqué d'agressivité, où on n'a pas assez été présent dans ce secteur. On a manqué de déplacement, on a vu en seconde mi-temps que, quand on les déplaçait, on trouvait la faille. On s'est perdu dans un rugby, où on se faisait des passes pour faire des passes, on n'a pas su imposer notre jeu, mettre la main sur le ballon. La base de ce jeu, c'est l'agressivité. On a failli là-dessus. (...) Il n y a pas beaucoup de discussions à avoir. On est passé à côté. On ne va pas refaire le scénario, mais se remettre au boulot. Il faut baisser la tête, travailler. On va avoir une semaine très compliquée à Marcoussis, mais il faut repartir et gagner face au Pays de Galles." Julien BONNAIRE (3e ligne du XV de France, au micro de France 2): "On a reculé sur tous les impacts. On a failli mentalement. Il va falloir vite se remettre en question, on peut faire beaucoup mieux, c'est rageant et décevant. On a rendu une copie médiocre. L'équipe a un potentiel, mais on ne l'exploite pas à 100%." Parisse: "Personne ne pouvait nous empêcher de rêver..." Nick Mallett (sélectionneur de l'équipe d'Italie): "Lorsqu'on a inscrit l'essai à quinze minutes de la fin, j'ai vu une grande surprise chez les Français, ils ne s'attendiaient à l'évidence pas à ce qu'on rentre soudain dans le match comme ça. J'ai dit à mes joueurs de continuer à attaquer, j'étais convaincu qu'on pouvait gagner le match. Au fina, on accomplit trois bons matches à la maison, on n'avait pas eu beaucoup de chance lors de nos deux matches précédents, aujourd'hui, la chance était avec nous. (...) C'est une grande victoire pour l'Italie. La France peut toujours faire une finale ou une demi-finale de Coupe du monde, l'Italie jamais. On a montré qu'on était capable de jouer au même niveau que les autres équipes du Tournoi. Il y a trois ou quatre ans, ce n'était pas le cas." Sergio Parisse (3e ligne et capitaine de l'équipe d'Italie): "Vaincre contre la France, à la maison, c'est un rêve. Je ne trouve pas de mots pour expliquer cette magnifique victoire historique pour notre rugby. C'est le résultat d'un groupe magnifique de joueurs, le travail du staff et de Nick (Mallett) lui aussi très critiqué. Il entre dans l'histoire du rugby italien, mais le mérite revient aux joueurs, je suis très heureux de ce résultat. (...) J'ai dit aux joueurs avant d'entrer sur le terrain que personne ne pouvait nous empêcher de rêver, qu'on avait notre destin entre nos mains. Il faut rester réalistes, l'équipe de France reste une équipe techniquement supérieure, mais dans ce sport, quand on sait mettre suffisamment d'investissement et de coeur, tout est possible. C'est quand on a vu les joueurs français regarder par terre à quelques minutes de la fin qu'alors on su qu'on avait eu raison de croire en nous."