Parra: "Arrêtez avec l'Australie !"

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Parra: "Arrêtez avec l'Australie !"
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On l'avait quitté frustré samedi à l'issue de la victoire mi-figue mi-raisin du XV de France face à l'Ecosse en ouverture de Tournoi (34-21), on l'a retrouvé bougon jeudi à Marcoussis à trois jours du match en Irlande. Pas satisfait de la réponse apportée contre les Ecossais, le demi de mêlée clermontois, que l'on dit sous la menace de plus en plus franche de Dimitri Yachvili, estime que les Bleus ont encore besoin de se rassurer.

On l'avait quitté frustré samedi à l'issue de la victoire mi-figue mi-raisin du XV de France face à l'Ecosse en ouverture de Tournoi (34-21), on l'a retrouvé bougon jeudi à Marcoussis à trois jours du match en Irlande. Pas satisfait de la réponse apportée contre les Ecossais, le demi de mêlée clermontois, que l'on dit sous la menace de plus en plus franche de Dimitri Yachvili, estime que les Bleus ont encore besoin de se rassurer. Morgan, on vous a senti frustré à la sortie du match contre l'Ecosse. On se trompe ? Pas plus qu'à la sortie d'un autre match. Après, j'aurais aimé faire plus, donner plus. C'est comme ça. Il y a des matches où ça se passe mieux, d'autres où ça se passe moins bien. C'est la vie... Qu'est-ce qui n'a pas été selon vous dans ce match ? (Hésitant) Je ne sais pas. Et si je savais, je le garderais pour nous. Il y a des choses qui ont été, d'autres moins. L'essentiel, c'est d'en parler, de partager notre ressenti, que ce soit entre nous, les joueurs, ou avec Marc Lièvremont. De qui n'étiez-vous pas content ? De vous ? De vos coéquipiers ? De moi, déjà. J'aurais aimé donné plus. Sur certains matches, c'est possible. Il y en a d'autres où c'est plus compliqué. C'est tout... Vouliez-vous donner plus en réponse à ce fameux match contre l'Australie ? Non, il faut arrêter avec l'Australie. Vous voulez qu'on en parle à chaque match de l'équipe de France ? C'est comme ça. Je garde ce match dans un coin de la tête parce que ça a été compliqué de prendre une branlée comme celle-là au Stade de France devant 80 000 personnes. Pour un match très attendu, ça m'emmerde. C'est tout. Maintenant, je ne me couche pas tous les soirs à Marcoussis en pensant à ce match. "On est loin aujourd'hui d'être à 100%" Que doit faire l'équipe de France pour qu'on arrête de vous parler de ce match ? Pfff... Il faudrait que la France gagne des matches à l'extérieur, qu'elle marque son territoire, qu'elle soit présente. On espère que ce sera le cas à la fin du Tournoi. Vous étiez tous sous pression depuis ce match avant de rencontrer l'Ecosse... Oui, il y avait une grosse pression. Mais pourquoi ? Parce qu'on savait qu'on allait jouer une grosse équipe d'Ecosse, qui venait de faire une grosse tournée, qui venait chez nous sans aucune pression à l'inverse. Ça suffisait pour rendre ce match difficile. Cette pression est-elle retombée depuis ce premier succès ? La pression est différente. Ce n'est plus un match à domicile qui nous attend, mais un premier match à l'extérieur. On a envie d'être dans la continuité de ce qu'on a pu faire contre l'Ecosse, tout en changeant ce qui n'a pas été, la défense, les coups qu'on n'a pas finis... On a envie de s'approprier ce projet de jeu entrevu contre l'Ecosse. On a besoin de gagner. Pour se prouver à nous-mêmes. Et pour se rassurer surtout. On est loin aujourd'hui d'être à 100%. On en est tous conscients. Ce match en Irlande est-il un tournant ? C'est un gros match. Et ça peut être l'un des tournants de ce Tournoi. Mais il y en aura d'autres... Ce match peut être un déclic pour nous. Mais c'est surtout vous, les journalistes, qui attendaient ça. Vous avez l'habitude de monter très haut et de descendre très bas. C'est un bon match pour nous comme pour vous... "Cette semaine est bizarre..." A quel type de match vous attendez-vous ? On s'attend à ce qu'ils soient revanchards après leur match en Italie. Et puis, c'est leur premier match du Tournoi à domicile, dans leur nouveau stade... Toutes les conditions sont réunies pour que ce soit un gros match, avec une grosse intensité. Avec le même rythme que face à l'Ecosse ? Je ne sais pas... Ça peut, parce qu'ils ont cette faculté à garder le ballon, à enchaîner les temps de jeu. Maintenant, ce n'est pas une équipe capable de jouer largeur-largeur tout le temps. On s'attend à un match différent. Certains de vos coéquipiers ont mis vos difficultés défensives sur le compte d'un rythme (trop) élevé contre l'Ecosse. Serez-vous tenté de ralentir le jeu contre l'Irlande ? Si les coups sont bons à jouer, je ne vais pas les ralentir, on les jouera. S'ils sont plus difficiles à jouer, on calmera. Mais il faut aussi qu'on mette la main sur le ballon. C'est à nous d'imposer notre rythme et notre jeu. La défense de l'équipe de France contre l'Ecosse vous a-t-elle énervé ? Je ne suis pas entraîneur. Non mais vous étiez sur le terrain... Je n'arrive pas à savoir si nous n'avons pas été bons dans ce secteur ou si c'est parce qu'on était dans le rouge. Cette semaine à Marcoussis vous semble-t-elle longue ? C'est bizarre. Le match est encore loin. En club, on n'a pas l'habitude de bosser comme ça. Etre là du samedi au dimanche suivant, on a l'impression de beaucoup plus s'entraîner alors qu'on a un peu de repos. Mercredi, j'en ai profité pour aller manger sur Paris. Ça fait du bien de s'aérer un peu.