Parker: "Rien n'est signé avec l'Asvel"

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Parker: "Rien n'est signé avec l'Asvel"
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C'est à l'issue de l'entraînement de l'équipe de France, avant son match contre Israël à l'Euro 2011, que Tony Parker a tenu à démentir un accord trouvé avec l'Asvel, révélé par Le Progrès la veille. "J'aimerais bien que vous n'en fassiez pas une LeBron James en faisant monter la sauce. Parce que si ça ne se fait pas, ça va décevoir beaucoup de gens", a indiqué le meneur des San Antonio Spurs.

C'est à l'issue de l'entraînement de l'équipe de France, avant son match contre Israël à l'Euro 2011, que Tony Parker a tenu à démentir un accord trouvé avec l'Asvel, révélé par Le Progrès la veille. "J'aimerais bien que vous n'en fassiez pas une LeBron James en faisant monter la sauce. Parce que si ça ne se fait pas, ça va décevoir beaucoup de gens", a indiqué le meneur des San Antonio Spurs. Tony, confirmez-vous l'information du Progrès sur le fait que vous jouerez à l'Asvel durant le lock-out ? Ce serait bien que vous, mes amis les journalistes, arrêtiez de faire mousser ça. C'est la première et la dernière fois que je vais parler de ce sujet-là pendant l'Euro. Il n'y a rien qui est fait, rien n'est signé. C'est une décision qui va être dure à prendre parce qu'il y a mon assurance. C'est vrai qu'il y a eu des discussions, ce n'est d'ailleurs pas un secret. Je l'ai dit depuis la fin de la saison avec les Spurs que j'aimerais bien y jouer. J'en ai parlé avec les actionnaires et avec Gilles (Moretton, le président villeurbannais, ndlr) mais j'aimerais bien que vous n'en fassiez pas une LeBron James en faisant monter la sauce. Parce si ça ne se fait pas, ça va décevoir beaucoup de gens à Lyon et mes fans. Où en sont les discussions ? Pour l'instant, il n'y a vraiment rien. Je n'en ai même pas encore parlé avec mon avocat. Là, je suis concentré sur l'équipe de France. C'est tout ce qui m'intéresse. Et même si je prends une décision et que je commence à regarder pour mon assurance, ça ne sera pas avant la fin de l'Euro. Quand je rentrerai à San Antonio, il faudra que j'aille voir les docteurs (des Spurs, ndlr). Il y a tellement de choses... Vous ne vous rendez pas compte, vous prenez ça à la légère. Mais c'est compliqué de trouver un truc. Surtout que mon assurance coûte cher. J'ai signé un gros contrat de quatre ans et ce n'est pas si facile que ça. Je sais tous les gens à Lyon et à l'Asvel sont excités à l'idée que je puisse jouer là-bas mais là, on est en plein Euro. Vous me parlez de l'Asvel alors qu'il y a l'équipe de France et une possible qualification olympique. Après, vous serez les premiers à être au courant si je décide ou signe quelque chose. D'où l'information peut-elle bien venir, alors ? S'il y a eu des fuites, ça ne peut être qu'à Lyon parce que Le Progrès est à Lyon. Mais les actionnaires (de l'Asvel) savent très bien que je n'ai pas pris de décision, je leur ai dit. Je me répète mais je n'ai pas encore parlé avec mon avocat pour la question de l'assurance. On parle aussi d'une maison que vous souhaiteriez acheter dans la région... Oui, mais ça fait un an que je cherche une maison à Lyon. J'en ai vu une vingtaine et ce n'est pas un secret non plus. J'ai envie d'acheter et de faire ma base là-bas. Je n'ai pas investi à l'Asvel pour ne pas être là-bas quand je serai en France. Écrire ça maintenant, ça fait peut-être bien. Mais je regarde depuis l'année dernière... "Je ne veux surtout pas donner de faux espoirs à mes fans" La date de votre premier match est même précisée dans cet article... Oui, ce serait pour le match contre le Paris-Levallois (le 14 octobre à l'Astroballe, ndlr). Mais même ça... Si jamais je décidais de jouer à l'Asvel, pourquoi je ne le ferais pas dès le premier match de la saison (le 8 octobre à Roanne, ndlr) ? Ça, c'est vous les journalistes... Moi, je ne veux surtout pas donner de faux espoirs à mes fans. Là, je suis avec l'équipe de France. L'Asvel, je n'y pense même pas. Après l'Euro, je ferai mes tests médicaux avec les docteurs des Spurs et, selon ce que mon agent et mon avocat me diront concernant mon assurance, on verra ce qu'on fera. Avec votre contrat, on imagine que votre assurance doit être sacrément élevée non ? Vous n'avez qu'à faire vos devoirs, vous les journalistes, et vous verrez bien que ça coûte très, très cher pour m'assurer. On l'a vu avec l'équipe de France, et ce n'était que pour un mois et demi. Là, ce serait au moins pour un an parce qu'on ne sait pas combien de temps va durer le lock-out. Et puis, il y a une grosse réunion aujourd'hui (jeudi) donc qui sait, peut-être qu'on reprendra dès le 1er octobre (en NBA). Mais à l'heure d'aujourd'hui, je n'ai rien signé du tout. Et je ne joue pas à l'Asvel. Je ne vais pas parler à mes avocats maintenant, en pleine compétition avec les Bleus. Vous aviez dit il y a quelques semaines que vous aviez 1% de chances de jouer à l'Asvel. Et maintenant ? Si vous voulez chipotez sur les pourcentages... Quand je lis le journal et que je vois que c'est sûr, je jouerai à l'Asvel, c'est chiant. Mes fans vont tous croire que c'est fait. Il y a même ma famille, ma propre mère, qui m'a demandé: "Ah bon, t'as signé ?" Seriez-vous prêt à financer vous-même une partie de cette assurance ? Bien sûr, pourquoi pas. J'ai toujours dit que si je venais à l'Asvel, ce ne serait pas pour l'argent. Mais pour l'instant, je ne me suis penché sur la question. Le seul truc qui est vrai dans toute cette affaire là, c'est qu'il y a eu des discussions avec les actionnaires. Mais on ne peut pas tout contrôler.