Parker: "On sera de retour"

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Parker: "On sera de retour"
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Fier du parcours de l'équipe de France dans cet Euro 2011, Tony Parker a conscience des efforts que les Bleus ont encore à faire pour atteindre le niveau de l'Espagne, qui les a battus en finale dimanche soir à Kaunas (98-85). Mais le meneur de jeu tricolore veut surtout positiver. "On peut voir l'avenir sereinement", assure-t-il.

Fier du parcours de l'équipe de France dans cet Euro 2011, Tony Parker a conscience des efforts que les Bleus ont encore à faire pour atteindre le niveau de l'Espagne, qui les a battus en finale dimanche soir à Kaunas (98-85). Mais le meneur de jeu tricolore veut surtout positiver. "On peut voir l'avenir sereinement", assure-t-il. Tony, que ressentez-vous après cette défaite en finale contre l'Espagne ? Je pense qu'on peut être très fiers de ce qu'on a fait. L'Espagne a vraiment fait un gros match, ils ont prouvé qu'ils étaient la meilleure équipe, meilleure que la nôtre. Il faut qu'on continue à progresser, à travailler. Ce match-là va nous servir pour l'avenir. Désormais, on sait comment il faut jouer pour être champions. C'était notre première expérience à ce niveau-là et je pense que chacun d'entre nous a beaucoup appris. Vous terminez avec une médaille d'argent autour du cou. Que peut-on espérer à l'avenir ? On va y arriver. On sera de retour ! Pour arriver au niveau de l'Espagne, il faut beaucoup de travail. Mais avec les retours de Ronny (Turiaf), Yannick Bokolo ou Rodrigue Beaubois, on peut encore améliorer notre équipe. On n'est pas très loin de la vérité. Chaque année, on perd contre les champions d'Europe mais un jour on y arrivera. Il faut juste que tout le monde revienne, qu'on continue à jouer ensemble. Depuis 2009, c'est le cas. Mais il faut que Joakim (Noah) revienne pour qu'on gagne encore de l'expérience. Il n'y a que comme ça qu'on peut gagner. J'ai gagné trois titres à San Antonio et ça faisait sept ou huit ans qu'on avait la même équipe. C'est ce qui fait la différence avec l'Espagne ? Oui, je pense. On a essayé de tenir mais dès qu'il y a eu un peu le feu chez eux, ils ont l'expérience pour mettre la balle où il faut. Ils étaient prêts, très physiques. Ils ont utilisé trois meneurs pour m'user. Il faut se servir de ça. Si on veut arriver à ce niveau-là, on doit juste acquérir de l'expérience et enchaîner les grandes compétitions. La prochaine fois qu'on arrivera en finale, on devra jouer plus dur, plus physique, plus méchant. Là, on a joué dur mais je pense qu'on peut encore faire mieux. Globalement, quel bilan faites-vous de cette campagne ? C'est très, très positif. On a gagné quatorze matches de suite, on a battu le record du basket français. On a battu presque toutes les grandes nations européennes, saud l'Espagne malheureusement. C'est énorme comme performance. On n'a pas pu terminer en beauté mais ça me donne encore plus de motivation pour y arriver. On a les J.O. l'année prochaine, l'Euro en 2013 puis en 2015 chez nous, en France. On peut voir l'avenir sereinement avec cette équipe. "Je me sens responsable des petits jeunes" En parlant des Jeux Olympiques, que peuvent-ils vous apporter ? De l'expérience, des grands matches. Il fait en jouer, en accumuler. Il faut que Joakim continue à en jouer, Kevin (Séraphin), Nando De Colo aussi. Il faut que toute notre équipe prenne cette habitude pour que tout le monde soit prêt dans les grands rendez-vous. Maintenant, on sait où on veut aller. Il faut rester positif. Ce qu'on a faut pour le basket français, c'est super. On est satisfaits de ça mais on en veut encore plus. On est déjà tous motivés pour revenir. Vous qui étiez très impliqué dans la vie du groupe, qu'avez-vous pensé du comportement de vos partenaires ? L'envie m'a plu. J'étais tellement obsédé que je pense avoir déteint sur tout le monde. C'est mon job. Je suis le leader de l'équipe et c'est à moi de montrer la voie. Je n'ai pas peur de prendre mes responsabilités. On avait beaucoup de jeunes dans l'équipe et je me suis dit que c'était important. J'ai pris de l'âge. Je me sens responsable des petits jeunes. Vous terminez meilleur marqueur de l'Euro mais vous avez aussi bien distribué le jeu. C'était important pour vous ? Oui, je pense que je progresse dans la façon dont je marque les points et le timing. C'était clairement mon meilleur Euro. J'ai progressé dans le jeu FIBA, dans cette manière de choisir mes tirs et le moment de les prendre. Je me sens de mieux en mieux. Un mot sur Vincent Collet. Quel est son mérite dans cette campagne ? Il a été nickel. Il arrive à nous écouter mais aussi à imposer sa patte. Il est toujours à l'écoute. Il essaye de nous mettre dans les meilleures conditions pour être en réussite. C'est à son crédit d'avoir trouvé un système où tout le monde peut s'exprimer. C'est la meilleure équipe de France en attaque que j'ai connu. Et c'est grâce à lui.