Parker: "On n'est jamais à l'abri"

  • A
  • A
Parker: "On n'est jamais à l'abri"
Partagez sur :

A la veille des débuts de l'équipe de France dans cet Euro 2011, contre la Lettonie à Siauliai, Tony Parker refuse de tirer des conclusions hâtives d'une préparation pourtant réussie. "Ça ne veut encore rien dire", affirme le meneur de jeu des Bleus, qui aborde cette compétition "avec beaucoup d'envie".

A la veille des débuts de l'équipe de France dans cet Euro 2011, contre la Lettonie à Siauliai, Tony Parker refuse de tirer des conclusions hâtives d'une préparation pourtant réussie. "Ça ne veut encore rien dire", affirme le meneur de jeu des Bleus, qui aborde cette compétition "avec beaucoup d'envie". Tony, cet Euro 2011 débute mercredi pour l'équipe de France. Ce n'est pas le premier pour vous. Comment l'abordez-vous ? C'est vrai que c'est mon sixième... Je l'attaque comme les autres, avec beaucoup d'envie. Je suis vachement positif. J'ai l'impression qu'on a fait une bonne préparation. Je sais bien que ça ne veut encore rien dire, mais ça signifie quand même qu'on a été sérieux jusqu'au bout. Maintenant, le chemin qui nous reste est très long. Ce championnat d'Europe est très compliqué. Il y a vingt-quatre équipes et malheureusement, on est tombé dans le groupe le plus dur. Il va falloir qu'on soit frais parce que les matches sont nombreux, et ils vont êtres difficiles. Vos deux premiers adversaires dans le Groupe B sont la Lettonie et Israël, a priori les deux plus faibles... C'est une chance parce que ça va nous permettre de monter en puissance. A nous de bien commencer, de bien entrer dans cette compétition. Que savez-vous des Lettons, que vous aviez affrontés il y a deux ans ? Ils ont fait un gros renouvellement d'effectif. Ils ont changé quasiment toute leur équipe par rapport à 2009 donc, pour être honnête avec vous, je ne connais personne. On va les regarder à la vidéo demain (mercredi) et apprendre à les connaître. Mais la Lettonie, ça a toujours été une équipe de shooteurs. Chez eux, tout le monde tire, même les intérieurs. Ça ressemble un peu à la Bosnie (que les Bleus ont jouée à Gravelines le week-end dernier, ndlr). Pensez-vous être à l'abri d'une grosse déception, comme celles du Liban en 2006 ? On n'est jamais totalement à l'abri. Tu peux perdre n'importe quel match. On n'a de marge sur aucune équipe et il faut qu'on joue notre meilleur basket à chaque rencontre. En plus, le premier match d'une grande compétition, c'est toujours particulier. Mais avec l'expérience qu'on a dans l'équipe, je pense qu'on sera prêt à gérer n'importe quelle situation. "J'espère que la roue va enfin tourner en notre faveur" Chaque compétition est différente. A quoi vous attendez-vous cette fois ? Je n'ai pas vraiment l'impression qu'il y ait des choses qui changent. Dans l'approche, à chaque compétition avec l'équipe de France, on a toujours été très positif, avec l'envie d'aller le plus loin possible. Mais on n'a pas eu de chance jusqu'ici. C'est le sport... J'espère que la roue va enfin tourner en notre faveur. On a eu des équipes talentueuses et selon moi, celle-ci est la plus forte depuis celle de 2003. C'est dommage qu'on n'ait pas Mike (Pietrus) et Ronny (Turiaf) mais notre équipe reste compétitive. On a bien travaillé pour que Joakim (Noah) et Kévin (Seraphin), dont c'est le premier Euro, soient prêts et affûtés. Justement, on connait l'importance de l'axe meneur-pivot en basket. Quelle est votre relation avec Joakim Noah ? Pendant la préparation, on a essayé de lui donner la balle, de le mettre en confiance. Il est arrivé en retard par rapport aux autres et, au début, il était un peu perdu dans les systèmes. Mais il s'est adapté très vite. On lui dit quelque chose, il l'applique tout de suite. Si on le met en situation de réussite, on sait qu'il va apporter toute son énergie, toute sa hargne, en défense et au rebond. Des choses qu'il fait déjà très bien à Chicago. Quel peut être son impact sur l'équipe ? Pour nous, c'est important d'avoir un intérieur dominant. Pour gagner une compétition comme celle-là, et pour le jeu européen, c'est même primordial. Joakim peut être cette pièce-là pour nous. Il change un peu la donne parce qu'il prend de la place dans la raquette. Il peut défendre sur les intérieurs qui nous ont posé des problèmes dans le passé. Je pense notamment à Pau Gasol, en 2009. Si on l'avait eu à ce moment-là, ça aurait peut-être été différent... Mais ça ne dépend pas que de lui, tout le monde doit jouer son rôle pour qu'on réussisse. En préparation, on vous a vu défendre très haut, très dur. C'est l'expression de votre motivation ? Moi, je suis toujours motivé. Mais cette année, Vincent (Collet) voulait que l'on presse tout-terrain, que l'on ait une identité défensive encore plus prononcée qu'auparavant. Et, du coup, je crois que je ne m'étais jamais autant entraîné en équipe de France. Ça tombe aussi au bon moment parce que j'ai eu deux mois et demi "off" (les San Antonio Spurs ont été éliminés dès le premier tour des playoffs NBA, ndlr), ce qui n'a pas toujours été le cas. Parfois, j'arrivais un peu fatigué mentalement et physiquement. Là, je suis frais.